Ari Sánchez et Andrea Ustero disputeront la finale du Paris Major 2026. La tête de série 3 a renversé Marta Ortega et Sofia Araújo en demi-finale, 5/7 6/4 6/1, après 2h22 de combat sur le Philippe-Chatrier. Une nouvelle démonstration de la régularité de la paire espagnole, qui atteint sa deuxième finale de Major de la saison après Rome. Après la rencontre, les deux joueuses sont revenues sur leur constance, leur complémentarité et l’importance de rester soudées dans les moments difficiles.
La régularité d’Ari Sánchez et Andrea Ustero se confirme à Roland-Garros.
Menées après la perte du premier set face à Marta Ortega / Sofia Araújo, les Espagnoles ont progressivement renversé la demi-finale pour s’imposer 5/7 6/4 6/1.
Une victoire qui leur permet d’atteindre une nouvelle finale importante en 2026. La paire avait déjà disputé la finale du Major de Rome, après une demi-finale devenue historique face à Paula Josemaría et Bea González : 4h12 de jeu, record de durée sur le circuit Premier Padel au moment de la rencontre.
Sánchez et Ustero avaient alors gagné 5/7 7/6 7/6, après avoir sauvé plusieurs balles de match.
À Paris, le scénario a été moins extrême, mais il a encore fallu trois sets pour décrocher la finale.
Ari Sánchez : « Chaque match est très difficile »
Vous affichez une grande régularité cette saison. Quelle importance accordez-vous à cette constance ?
Ari Sánchez : « Comme tu l’as dit, je pense que nous réalisons une année assez régulière en termes de résultats, en ne descendant quasiment pas en dessous des demi-finales et en jouant plusieurs finales. Nous sommes contentes de cela. »
Pour l’ancienne numéro 1 mondiale, cette régularité prend encore davantage de valeur dans un circuit féminin de plus en plus dense.
« Chaque année, je pense que le padel féminin est plus équilibré. Chaque match est très difficile. Pour gagner un premier tour, il faut déjà donner son maximum. Donc je pense que c’est quelque chose de très important pour continuer à progresser au classement : être régulières, surtout dans les tournois importants comme les Majors. »
Et justement, les grands rendez-vous leur réussissent.
« Nous avons eu la chance de jouer deux finales de Major cette année. Maintenant, je vais penser à demain parce que nous avons une finale. La gagner serait quelque chose de très beau. Maintenant, nous allons nous reposer puis préparer le match. »
Rome, 4h12 de combat : « Ce n’était pas normal »
Impossible de parler de Major avec Sánchez / Ustero sans revenir sur leur incroyable demi-finale de Rome.
Face à Paula Josemaría / Bea González, les Espagnoles avaient passé 4 heures et 12 minutes sur la piste avant de s’imposer 5/7 7/6 7/6.
Un marathon qui reste forcément dans les mémoires.
Andrea Ustero : « Nous nous entraînons physiquement avec notre équipe pour supporter des matchs comme ceux-là. C’est vrai que ce qui s’est passé à Rome n’était pas normal, ce n’est pas habituel. Mais nous savons qu’un match peut aussi devenir très, très dur. »
Pour Ustero, la préparation physique doit justement permettre à la paire de répondre présente lorsque les matchs s’allongent.
« Nous travaillons toujours pour pouvoir tenir et pour que cela nous coûte le moins possible physiquement. Nous sommes heureuses de ce côté-là et demain, il faudra essayer de faire un pas de plus. »
Sánchez aimerait voler… la frappe d’Ustero
Question plus légère en conférence de presse : si chacune pouvait voler un coup à sa partenaire, lequel choisirait-elle ?
Pour Ari Sánchez, le choix est rapide.
« Je pense que c’est une question assez facile. À Andrea, je prendrais le par 3, ou plus généralement sa frappe, parce qu’elle frappe très bien depuis n’importe quelle zone, que ce soit pour ramener la balle dans son camp ou pour la sortir. »
Mais Sánchez aimerait aussi récupérer quelque chose de moins technique : l’audace de sa jeune partenaire.
« Je lui prendrais cette audace qu’elle possède dans les moments importants. Parfois ça passe, parfois non, mais elle continue toujours à tenter. Je pense qu’elle doit conserver cela parce que c’est quelque chose qui la rend différente des autres joueuses. »
Ustero : « Le revers d’Ari est impressionnant »
Andrea Ustero n’a, elle non plus, pas longtemps hésité au moment de choisir une arme dans le jeu de Sánchez.
« Sans aucun doute, son revers du fond de court. Je pense qu’avec son revers, elle arrive à déplacer tout le monde comme elle le souhaite. »
Et Ustero reconnaît même s’en inspirer à l’entraînement.
« C’est justement quelque chose que je travaille. J’essaie de l’observer, mais sans aucun doute, le revers qu’elle possède est une barbarité. »
La frappe d’Ustero, une arme de plus en plus assumée
À seulement 19 ans, Andrea Ustero dispose déjà de l’une des frappes les plus dangereuses du circuit féminin. Et la gauchère ne cherche pas à cacher l’importance de cette arme dans son jeu.
« Je dois profiter de l’arme que j’ai avec ma frappe. Quand je me sens en confiance, je peux frapper depuis n’importe quelle zone parce que je sais que c’est mon meilleur coup. »
Mais l’objectif n’est pas seulement de posséder cette puissance. Il faut également être capable de l’utiliser lorsque la pression monte.
« Je dois la travailler en match, également dans les moments importants. Aujourd’hui, je pense que ma frappe nous a beaucoup servi et j’espère que demain elle pourra encore nous servir comme aujourd’hui. »
Ustero a également rassuré concernant le petit choc reçu au niveau de l’œil pendant le troisième set.
« J’ai pris un petit coup contre la grille dans le troisième set, mais rien de grave. J’ai mis un peu de glace et c’est tout. »
« Nous devons aller davantage l’une vers l’autre »
Un autre passage de la demi-finale a retenu l’attention.
Sur le banc, Ángel González, leur entraîneur, a demandé à ses joueuses de se rapprocher davantage, d’aller l’une vers l’autre et de retrouver davantage de contacts entre les points.
Un détail ? Pas vraiment selon Ari Sánchez.
« Il est évident qu’à certains moments des matchs, lorsque les choses ne fonctionnent pas ou que tu es un peu moins concentrée, tu commences peut-être à jouer davantage de ton côté. Tu es moins proche sur la piste, tu vas moins taper dans la main de l’autre ou lui parler. »
Or, pour Sánchez, cette connexion constitue l’une des bases de leur fonctionnement.
« Je pense que c’est quelque chose de très important. À la fin, nous ramons toutes les deux dans la même direction. Nous sommes toutes les deux des joueuses qui aiment encourager et soutenir l’autre. »
Mais la tension d’un match peut parfois modifier ces habitudes.
« C’est vrai qu’à certains moments, tu peux être plus énervée ou frustrée parce que les choses ne se passent pas comme tu le voudrais. Alors nous nous sommes simplement dit sur le banc : “Nous devons être davantage ensemble, nous sommes trop séparées.” »
Le message a été entendu.
« Pour nous, c’est très important de sentir le soutien de l’autre, de nous encourager lorsque l’une rate ou lorsque les choses ne vont pas bien. C’était quelque chose de ponctuel. On en parle sur le banc et ensuite, on le règle très rapidement. »
Des stars du football en tribunes : aucune pression pour Ustero
La présence de plusieurs grands noms du football autour du Philippe-Chatrier a également été évoquée en conférence de presse. Ferran Torres, notamment, avait récemment posé avec Andrea Ustero.
Une attention supplémentaire qui ne perturbe pas la jeune Espagnole.
« Je ne sais pas s’ils ont regardé le match aujourd’hui ou non, mais je pense qu’ils adorent le padel. Ils viennent ici et regardent comment nous jouons tous. Mais cela ne représente aucune pression pour nous. »
Avec tout de même un petit coup d’œil vers les tribunes…
« On peut se dire : “Regarde qui est là !”, mais ça ne nous met aucune pression et cela n’affecte absolument pas notre jeu. »
Il reste désormais une dernière marche à franchir pour Ari Sánchez / Andrea Ustero.
Et l’affiche de la finale est particulièrement intéressante : la TS3 Sánchez / Ustero affrontera la TS4 Claudia Fernández / Martina Calvo.
Pour Sánchez / Ustero, ce sera déjà une deuxième finale de Major en 2026 après Rome. Cette fois, l’objectif est clair : terminer le travail.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.
































































































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