Alejandra Salazar revient à Lyon avec une couronne à défendre. Sacrée l’an dernier aux côtés de Martina Calvo, l’ancienne n°1 mondiale retrouvera cette fois le Palais des Sports de Gerland avec Aranzazu Osoro, sa nouvelle partenaire depuis cet été. Une association qui a rapidement trouvé ses marques sur le circuit et qui arrivera au FIP Platinum Lyon, du 21 au 27 septembre, avec le statut de tête de série 1.
Pour Salazar, engagée dans la dernière saison de son immense carrière, l’occasion est belle de conserver son titre lyonnais, cette fois aux côtés de l’Argentine.
Une association qui a rapidement trouvé son rythme
Formée au cours de l’été, la paire Salazar / Osoro n’a pas mis longtemps à trouver ses marques. Pour construire cette association, Aranzazu Osoro a accepté de changer de côté et de passer à gauche, laissant à Salazar son côté droit de prédilection. Un ajustement important pour l’Argentine, mais qui n’a pas empêché les résultats d’arriver rapidement.
Dès leurs premières semaines ensemble, les deux joueuses ont atteint les demi-finales du P1 de Pretoria, avant de confirmer avec une finale au FIP Gold de Belgrade. Elles ont ensuite enchaîné avec deux quarts de finale sur des rendez-vous majeurs, à Madrid, puis cette semaine au Paris Major. À Roland-Garros, Salazar et Osoro ont même poussé Sánchez / Ustero (TS3) au troisième set avant de céder 6/3 3/6 6/2.
Une montée en puissance qui leur permet d’arriver à Lyon avec des repères et surtout un statut clair : tête de série 1 et paire à battre du tableau féminin.
Un statut de favorites à assumer
À Lyon, Salazar / Osoro ne pourront pas vraiment se cacher. Leur statut de tête de série 1 les place naturellement parmi les grandes favorites d’un tableau féminin où plusieurs paires auront néanmoins de solides arguments à faire valoir. Derrière elles, Alonso / Dal Pozzo, Caldera / Goenaga ou encore Rufo / Castelló tenteront notamment de venir bousculer la hiérarchie.
Mais au regard de leur expérience, de leurs premiers résultats ensemble et du statut particulier de Salazar à Lyon, l’objectif sera forcément le titre. Un an après son sacre avec Martina Calvo, l’Espagnole revient donc avec une nouvelle partenaire, mais avec la même ambition : quitter Lyon avec le trophée entre les mains.
Alejandra Salazar, une légende pour guider la paire
À 40 ans, Alejandra Salazar n’a évidemment plus grand-chose à prouver. L’Espagnole a traversé plusieurs générations au plus haut niveau et a atteint la place de n°1 mondiale à quatre périodes différentes, notamment avec Carolina Navarro, Marta Marrero puis Gemma Triay.
Avec cette dernière, elle a connu l’une des périodes les plus prolifiques de sa carrière, remportant 23 tournois World Padel Tour en un peu plus de deux saisons. Son palmarès comprend également sept titres de championne du monde par équipes avec l’Espagne, le dernier décroché en 2024, vingt ans après sa première participation à un Mondial.
Joueuse de droite, Salazar a surtout construit sa longévité sur une lecture du jeu exceptionnelle. Moins dépendante de la puissance que certaines joueuses de la nouvelle génération, elle excelle dans la construction : peu de fautes, une grande qualité de lob, des volées précises et cette capacité à varier les rythmes pour placer sa partenaire dans les meilleures conditions.
Sans oublier sa fameuse bandeja, devenue tellement caractéristique de son jeu qu’elle lui a valu le surnom de « Bandejandra ». À Lyon, son expérience des grands rendez-vous sera forcément l’une des principales forces de la paire.
Aranzazu Osoro, la « Vikinga » prête à sortir de sa zone de confort
À ses côtés, Aranzazu Osoro apporte un profil bien différent. Née à Paraná en Argentine, la joueuse de 30 ans s’est installée depuis plusieurs saisons parmi les valeurs sûres du circuit féminin, atteignant jusqu’à la 8e place mondiale au meilleur de sa carrière. Actuellement 17e au classement FIP, l’Argentine a notamment construit sa réputation sur son intensité et sa capacité à se battre sur chaque point.
Surnommée « La Vikinga », Osoro est une joueuse très physique, capable d’imprimer énormément d’intensité aux échanges et de couvrir beaucoup de terrain. Mais son association avec Salazar lui impose surtout une nouveauté intéressante : habituée à évoluer à droite, comme l’indique encore son profil officiel FIP, elle a accepté de basculer à gauche pour laisser son côté naturel à l’Espagnole.
Un changement qui lui demande davantage de responsabilités dans la finition et l’attaque, mais qui illustre aussi sa capacité d’adaptation. Avec la science du jeu de Salazar à droite et l’activité d’Osoro à gauche, la nouvelle paire cherche ainsi à construire un équilibre différent de celui qu’elles connaissaient avec leurs précédentes partenaires.
Salazar, un retour à Lyon forcément particulier
Pour Alejandra Salazar, ce FIP Platinum aura forcément une saveur particulière. En 2025, l’Espagnole avait déjà marqué le tournoi lyonnais en décrochant le titre aux côtés de Martina Calvo, alors âgée de seulement 17 ans. Une semaine parfaitement maîtrisée, conclue par une victoire 6/3 7/6(1) face à Tamara Icardo / Marina Guinart en finale. Ce succès constituait alors le 59e titre international de l’immense carrière de Salazar.
Un an plus tard, le contexte est encore différent. À 40 ans, l’ancienne n°1 mondiale dispute la dernière saison de sa carrière professionnelle. Chaque tournoi prend donc une dimension particulière, et Lyon ne fera pas exception.
Cette fois accompagnée d’Osoro, Salazar aura l’occasion de réaliser une performance rare : conserver son titre avec une partenaire différente, tout en ajoutant peut-être une dernière ligne à un palmarès déjà immense.
Fan et joueur de padel, je scanne le milieu du padel : Attention vous êtes surveillés !



































































































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