Claudia Fernández / Martina Calvo sont en finale du Paris Major. Et avec la manière. La tête de série 4 a dominé les numéros 1 mondiales Gemma Triay / Delfi Brea en deux sets, 6/4 6/2, après 1h49 de jeu.

Une victoire qui confirme une vraie tendance : Fernández / Calvo viennent de battre Triay / Brea pour la troisième fois consécutive. À ce stade, difficile de parler de hasard. Elles sont clairement devenues leur bête noire.

Une entrée de match avec énormément d’envie

Dès les premiers échanges, Fernández / Calvo montrent leurs intentions.

Beaucoup d’intensité, de patience dans la construction et surtout aucune crainte liée au statut des adversaires. Elles entrent sur la piste pour imposer leur jeu.

Après le match, Calvo résumera parfaitement cet état d’esprit :

« On est entrées directement avec l’envie. On est prêtes, que ce soit la paire 50 ou la paire 1. »

Et cela s’est vu.

Fernández impressionne encore dans sa diagonale face à Brea

Claudia Fernández a livré un énorme match.

Dans sa diagonale face à Delfi Brea, elle a encore une fois semblé avoir l’ascendant. On sait que cette confrontation lui réussit particulièrement bien et, à Paris, la tendance s’est confirmée.

Très propre, agressive au bon moment et capable de faire énormément de différences, Fernández a constamment obligé Brea à jouer sous pression.

Il y a aussi forcément une dimension mentale désormais. Après plusieurs victoires récentes dans ce duel, Fernández entre sur la piste avec la conviction qu’elle peut dominer cette diagonale.

Et Brea, de son côté, sait qu’elle affronte une joueuse qui lui pose énormément de problèmes.

Calvo tient parfaitement son rôle

À côté, Martina Calvo a joué juste.

Patiente, très concentrée, elle a parfaitement tenu sa diagonale et n’a pas cherché à forcer lorsqu’il n’y avait rien à prendre.

Mais dès qu’une balle plus courte arrivait, elle n’hésitait pas à accélérer.

Un match très mature, avec beaucoup d’envie et très peu de passages à vide.

Les chiffres traduisent aussi cette supériorité : 56 % des points remportés pour Fernández / Calvo, contre 44 % pour Triay / Brea. Elles convertissent également 44 % de leurs balles de break, contre seulement 12 % pour les numéros 1.

Les conditions outdoor ? Aucun problème

Il pouvait y avoir quelques interrogations avant le tournoi sur leur capacité à reproduire ce niveau dans des conditions outdoor.

Réponse très claire à Roland-Garros : aucun problème.

Fernández / Calvo ont parfaitement su adapter leur jeu aux conditions, avec une vraie maîtrise tactique et une capacité à accepter des échanges plus longs avant d’accélérer.

Et surtout, elles ont montré qu’elles pouvaient battre la meilleure paire mondiale dans différents contextes.

Trois victoires consécutives face à Triay / Brea, cela commence à peser lourd.

Première finale de Major pour Calvo

Cette victoire est également historique pour Martina Calvo.

Elle disputera sa première finale au Paris Major, mais surtout sa première finale en Major.

Une nouvelle étape dans sa progression, dans une saison où elle continue de prendre de plus en plus de place au plus haut niveau.

Pour Fernández, ce résultat confirme aussi la solidité d’une paire qui n’est plus simplement là pour gêner les meilleures : elle est désormais capable de les battre régulièrement.

Une finale face à Sánchez / Ustero

En finale, Fernández / Calvo retrouveront Ari Sánchez / Andrea Ustero, tombeuses plus tôt de Marta Ortega / Sofia Araújo en trois sets.

Une affiche très intéressante entre deux jeunes projets qui arrivent avec beaucoup de confiance.

Sánchez / Ustero viennent de renverser deux matchs consécutifs en quarts puis en demies, tandis que Fernández / Calvo viennent tout simplement de sortir les numéros 1 mondiales avec autorité.

Après avoir fait tomber Triay / Brea une troisième fois de suite, Fernández / Calvo peuvent désormais viser encore plus haut : le titre au Paris Major.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !