Agustín Tapia / Arturo Coello seront une nouvelle fois au rendez-vous de la finale du Paris Major. Les numéros 1 mondiaux ont écarté Juan Lebrón / Leo Augsburger en deux sets, 7/5 6/3, après 1h07 de jeu.

Le score paraît assez net, mais le match s’est surtout joué dans les moments importants. Lebrón / Augsburger ont eu des opportunités, notamment dans le premier set, mais n’en ont converti aucune. Tapia / Coello, eux, ont encore montré pourquoi ils dominent le circuit depuis plusieurs saisons.

Lebrón / Augsburger avaient leurs chances

Dans le premier set, la tête de série 3 parvient à poser de vrais problèmes aux numéros 1.

Lebrón prend beaucoup d’initiatives, cherche à éviter Coello dans les zones où il peut faire le plus de dégâts et tente de mettre Tapia sous pression avec des balles hautes.

La stratégie fonctionne par séquences.

Lebrón / Augsburger obtiennent plusieurs opportunités de break, mais ne les convertissent pas. Et c’est là que le match bascule.

Les statistiques sont parlantes : 0 % de balles de break converties pour Lebrón / Augsburger, contre 100 % pour Tapia / Coello.

À ce niveau, la différence est énorme.

Tapia / Coello frappent au meilleur moment

À 5/5, alors que le premier set peut encore basculer des deux côtés, les numéros 1 attendent leur moment.

Ils ne jouent pas forcément leur meilleur padel, mais ils restent solides, acceptent de souffrir et finissent par provoquer les fautes adverses.

À 6/5, ils trouvent le break et prennent la première manche 7/5.

Encore une fois, Tapia / Coello ont cette capacité à prendre énormément sur très peu d’occasions.

En face, Lebrón / Augsburger peuvent forcément avoir des regrets. Ils ont beaucoup investi, ont eu leurs possibilités, mais repartent du premier set sans rien.

Tapia prend le contrôle dans le deuxième set

Le scénario du deuxième set est assez similaire, mais cette fois avec une domination plus nette des Golden Boys.

Agustín Tapia monte en puissance et commence à prendre davantage le jeu à son compte. Ses changements de rythme, sa capacité à trouver des angles et à transformer une situation neutre en attaque font très mal.

À ses côtés, Arturo Coello reste une sécurité permanente.

Lebrón / Augsburger continuent de pousser, mais on sent davantage de précipitation. Le plan de jeu devient moins clair et les erreurs commencent à coûter cher.

Tapia / Coello prennent le break et ne lâchent plus leur avantage.

Victoire 7/5 6/3.

Un Paris Major compliqué pour Lebrón / Augsburger

Cette demi-finale vient mettre fin à un Paris Major loin d’avoir été tranquille pour Lebrón / Augsburger.

Leur entrée en lice face à Guichard / Geens avait pourtant été parfaitement maîtrisée. Très solides en défense et ultra agressifs dès qu’une ouverture se présentait, ils avaient dominé la paire franco-belge en seulement 54 minutes.

Mais la suite avait été beaucoup plus compliquée.

En huitièmes, face à Javi Barahona / Maxi Sánchez, ils avaient frôlé l’élimination. Menés, poussés dans leurs retranchements, ils avaient même dû sauver une balle de match avant de renverser la rencontre 4/6 7/6 6/4.

Un match où Lebrón avait reconnu sur le banc traverser une période plus compliquée mentalement, tandis qu’Augsburger avait énormément tenu la paire.

En quarts, ils avaient retrouvé davantage de maîtrise face à Momo González / Lucas Campagnolo, avec une victoire 6/3 7/6.

Mais face aux numéros 1, le manque d’efficacité dans les moments clés leur aura cette fois été fatal.

Quatrième finale consécutive pour Tapia / Coello

Pour Tapia / Coello, l’histoire avec Roland-Garros continue.

Les numéros 1 atteignent leur quatrième finale consécutive au Paris Major.

Et jusqu’ici, ils ont toujours gagné.

Ils tenteront donc dimanche d’aller chercher un quatrième titre consécutif à Roland-Garros, une série qui confirme un peu plus leur domination particulière sur le Major parisien.

Même sans toujours produire leur meilleur niveau, ils trouvent encore le moyen d’être là lorsque les matchs deviennent importants.

Et à Paris, pour l’instant, personne n’a encore réussi à les faire tomber.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !