Franco Stupaczuk et Jon Sanz ont mis fin au parcours de Thomas Leygue et Jesús Moya en huitièmes de finale du Paris Major 2026 (7/5 6/3). Après la rencontre, l’Argentin a tenu à saluer le niveau affiché par le Français, quelques mois seulement après sa grave blessure. Il est également revenu sur l’ambiance du Philippe-Chatrier, l’évolution du tournoi parisien et sa séparation avec Mike Yanguas.

Interrogé sur Thomas Leygue après la rencontre, Franco Stupaczuk n’a pas hésité longtemps : « Impressionnant, impressionnant. Il faut le féliciter. »

Plus que sa prestation du jour, c’est le chemin parcouru par le Français qui semble avoir marqué Stupa.

Stupa se souvient de Leygue en pleine rééducation

L’Argentin garde en mémoire une image particulière. Alors que les meilleurs joueurs mondiaux étaient en compétition à Roland-Garros, Leygue travaillait encore à la salle pour revenir de sa blessure.

« Je me souviens qu’après sa blessure, il était venu ici à Roland-Garros. Il était à la salle de sport et faisait son travail de récupération pendant que nous étions en compétition. »

Stupaczuk souligne notamment la patience du Français et le travail effectué pour retrouver ses capacités physiques, mais aussi pour se reconstruire mentalement.

Quelques mois plus tard, Leygue était cette fois sur le Philippe-Chatrier, en huitièmes de finale du Major français.

Et pour Stupa, sa présence à ce stade de la compétition n’avait rien d’un hasard :

« Au-delà de ce que représentait le Philippe-Chatrier, ils avaient le niveau pour être là et ils méritaient d’être là. »

Un Philippe-Chatrier acquis à Leygue

Le contexte était forcément particulier. Face à Stupaczuk / Sanz, Leygue évoluait devant son public, dans une ambiance qui a marqué les deux adversaires.

Plus expérimenté, Stupa explique parvenir à rester concentré sur son match sans trop regarder ce qui se passe autour de la piste. Jon Sanz, lui, serait davantage sensible à l’énergie des tribunes.

L’Argentin raconte même qu’il devait parfois attendre que le public se calme pour pouvoir communiquer avec son partenaire.

« C’était impressionnant. Un spectacle. »

Au-delà de cette rencontre, Stupaczuk observe surtout une transformation du tournoi depuis son arrivée à Roland-Garros en 2022.

« La croissance du public a été impressionnante. Je suis heureux, au-delà d’avoir gagné aujourd’hui, de voir cette évolution. »

Indoor, outdoor : Stupa réclame surtout de l’adaptation

Interrogé sur les changements de conditions entre les tournois – extérieur à Belgrade, indoor à Madrid puis de nouveau outdoor à Paris – Stupaczuk ne cherche pas d’excuse.

« Nous ne décidons pas de cela. Nous devons être prêts pour ce qui arrive, jouer, être compétitifs et nous adapter », résume-t-il.

L’Argentin reconnaît toutefois qu’une organisation plus homogène serait appréciable : « J’espère qu’un jour cela pourra être mieux structuré. »

Avec Yanguas, « nous n’étions plus heureux sur la piste »

Stupa est enfin revenu sur sa récente séparation avec Mike Yanguas.

Une décision prise d’un commun accord lorsque les deux joueurs ont compris que leur association ne fonctionnait plus comme ils le souhaitaient.

« Nous en avons parlé très clairement. Nous n’étions plus heureux tous les deux sur la piste et nous méritions un changement. »

Aucune rupture personnelle pour autant. Stupaczuk raconte avoir félicité son ancien partenaire après sa victoire face aux numéros 1 mondiaux. Les deux hommes continuent d’ailleurs à se fréquenter en dehors des pistes : ils ont regardé ensemble un match du PSG dans les tribunes à Paris.

« Chacun suit son chemin, mais dans le bon sens. Nous nous entendons très bien. »

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.