Federico Chingotto possède une relation aussi remarquable que frustrante avec le Paris Major. Finaliste des quatre premières éditions organisées à Roland-Garros, l’Argentin n’a pourtant jamais soulevé le trophée. En 2026, il revient avec Ale Galán, sept titres remportés cette saison et une occasion majeure de se rapprocher encore de Coello–Tapia dans la Race.
Trois partenaires, quatre finales et toujours le même dénouement
Depuis l’arrivée de Premier Padel à Roland-Garros en 2022, toutes les finales masculines ont eu un point commun : la présence de Federico Chingotto. Une régularité exceptionnelle, obtenue avec trois partenaires différents, mais qui ne s’est encore jamais transformée en titre.
En 2022, associé à Juan Tello, Chingotto avait livré sa finale parisienne la plus accrochée. Face à Juan Lebrón et Ale Galán, la paire argentine était parvenue à pousser les numéros un de l’époque dans une troisième manche, avant de s’incliner 6/3 4/6 6/4.
L’année suivante, avec Paquito Navarro, Chingotto retrouvait la finale après avoir éliminé Lebrón–Galán en demi-finale. Cette fois, le premier set s’était décidé au tie-break, avant qu’Arturo Coello et Agustín Tapia ne prennent nettement le dessus : 7/6 6/1.
Puis vint son association avec Galán. En 2024, les deux joueurs atteignaient logiquement la finale, mais subissaient leur défaite la plus sévère à Roland-Garros : 6/2 6/1 contre Coello–Tapia. Le scénario se répétait en 2025, avec une nouvelle victoire des numéros un, 6/1 6/4.
Le bilan est étonnant : quatre finales disputées, trois partenaires différents et un seul set remporté sur neuf.
Coello et Tapia ont transformé Paris en forteresse
La statistique pourrait donner l’impression que Chingotto éprouve des difficultés particulières à Roland-Garros. La réalité est presque inverse. Atteindre quatre finales consécutives avec trois projets sportifs différents témoigne d’une capacité d’adaptation et d’une régularité rarement observées sur le circuit.
Son problème parisien ne commence qu’au dernier match.
Après Lebrón–Galán en 2022, Chingotto s’est heurté trois années de suite à Coello–Tapia. Les numéros un ont progressivement transformé le Philippe-Chatrier en territoire conquis, remportant les éditions 2023, 2024 et 2025.
Le contraste avec Galán est d’ailleurs particulier. Le Madrilène a remporté la première édition aux côtés de Lebrón, précisément contre Chingotto. Depuis qu’ils sont associés, Galán et l’Argentin ont disputé ensemble les deux finales suivantes, sans parvenir à renverser Coello et Tapia.
Paris n’est donc pas vraiment un tournoi qui résiste à Galán–Chingotto. Il leur manque uniquement la dernière marche, mais celle-ci a jusqu’à présent été occupée par la paire la plus dominante de ces dernières saisons.
Un contexte différent en 2026
Cette cinquième tentative intervient néanmoins dans une situation plus favorable. Galán et Chingotto arrivent à Roland-Garros après avoir remporté le Madrid P1, leur septième titre de la saison. Ils ont surtout profité de l’élimination de Coello–Tapia en quarts de finale pour ramener leur retard à seulement 470 points dans la Race.
Une tendance accompagne également leur saison : en 2026, Galán et Chingotto ont remporté tous les tournois dans lesquels les numéros un n’ont pas atteint la finale. Leur capacité à exploiter la moindre ouverture du tableau est devenue l’une de leurs principales forces.
La question est désormais de savoir s’ils peuvent aller plus loin et gagner Paris même en présence de Coello–Tapia le dimanche. Les trois derniers échecs de Chingotto à Roland-Garros portent tous la signature des mêmes adversaires. Pour mettre fin à cette série, il pourrait donc devoir faire tomber ceux qui ont construit leur propre règne parisien sur ses défaites.
Une malédiction ou une preuve de régularité ?
Parler de « malédiction » serait sans doute excessif. Chingotto n’a pas systématiquement mal joué à Paris et n’a jamais quitté le tournoi prématurément. Il est au contraire le seul dénominateur commun aux quatre premières finales masculines.
Mais cette constance rend l’absence de titre encore plus visible. À mesure que les finales s’accumulent, Roland-Garros devient l’un des rares grands rendez-vous où son niveau moyen exceptionnel ne lui a pas encore permis d’être récompensé.
En 2026, l’enjeu dépasse donc le simple ajout d’un trophée à son palmarès. Une victoire lui permettrait d’effacer quatre finales perdues, de confirmer la dynamique née à Madrid et de relancer complètement la lutte pour la première place mondiale.
Après Tello, Navarro et désormais Galán, Chingotto revient une cinquième fois à Paris avec la même ambition. Il connaît parfaitement le chemin qui mène jusqu’au dernier dimanche. Il lui reste encore à découvrir celui qui permet de repartir avec le trophée.
J’ai découvert le Padel en Espagne par hasard dans un camping. Le virus a pris immédiatement, passionné de padel, je suis l’actualité internationale et régionale en vibrant tout autant que ce sport.



































































































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