Du Movistar Arena de Madrid à Roland-Garros, Premier Padel va enchaîner deux des rendez-vous les plus importants de sa deuxième partie de saison. Le Madrid P1, disputé du 29 août au 6 septembre 2026, sera immédiatement suivi du Paris Major, programmé du 7 au 13 septembre.

Un P1, puis un Major sans semaine de coupure : 3 000 points par joueur sont potentiellement à prendre en cas de doublé. Une séquence capable de peser lourd sur la lutte entre Arturo Coello / Agustín Tapia et Alejandro Galán / Federico Chingotto, mais aussi sur la nouvelle hiérarchie des paires et la course aux Premier Padel Finals.

Madrid P1 + Paris Major : jusqu’à 3 000 points à prendre

Le Madrid P1 distribue 1 000 points aux vainqueurs, contre 2 000 au Paris Major. L’écart se retrouve à chaque tour :

RésultatMadrid P1Paris MajorTotal
Victoire1 0002 0003 000
Finale6001 2001 800
Demi-finale3607201 080
Quart de finale180360540

Le poids de Roland-Garros est considérable : un titre au Paris Major rapporte autant que deux victoires en P1.

L’enjeu dépasse donc largement la bataille pour le trophée. Deux quarts de finale représentent déjà 540 points, deux demi-finales 1 080. À ce stade de la saison, ce sont des écarts capables de modifier sensiblement la Race.

Coello–Tapia / Galán–Chingotto : 1 290 points d’écart, mais tout peut basculer

Au 17 août, Arturo Coello et Agustín Tapia comptent chacun 10 440 points à la Race, contre 9 150 pour Alejandro Galán et Federico Chingotto.

L’écart est de 1 290 points par joueur.

Les numéros 1 arrivent avec l’avantage de la dynamique. Après leur victoire à Londres, Coello et Tapia comptent huit titres en 2026, contre six pour leurs principaux rivaux.

Mais les deux prochaines semaines offrent à « Chingalán » une véritable possibilité de relancer la bataille.

Si Coello–Tapia remportent Madrid et Paris et que Galán–Chingotto atteignent deux finales, l’écart passerait de 1 290 à 2 490 points.

Le scénario inverse montre surtout à quel point la situation reste ouverte : avec un doublé Madrid–Paris de Galán et Chingotto et deux finales de Coello–Tapia, les numéros 1 ne conserveraient plus que 90 points d’avance.

Pour réellement passer devant après Roland-Garros, Galán et Chingotto devront donc faire encore légèrement mieux : gagner et profiter d’au moins une sortie de leurs rivaux avant la finale.

Madrid peut rapprocher les deux paires. Paris peut faire basculer la Race.

Yanguas–Nieto / Stupaczuk–Sanz : deux nouvelles paires immédiatement sous pression

Derrière les deux équipes dominantes, cette reprise sera également marquée par les débuts de Mike Yanguas / Coki Nieto et Franco Stupaczuk / Jon Sanz.

Et leur premier test sera tout sauf progressif : un P1 suivi immédiatement d’un Major.

À Madrid, Yanguas et Nieto totalisent 11 697 points au classement cumulé, contre 11 676 pour Stupaczuk et Sanz. Seulement 21 points séparent les deux nouvelles associations.

Paquito Navarro et Martín Di Nenno, avec 11 257 points, restent eux aussi à proximité.

L’enjeu est important car quelques centaines de points peuvent rapidement modifier l’ordre des têtes de série. Or passer de la tête de série 4 à la 5 n’est pas anodin : la quatrième paire peut théoriquement éviter les trois premières jusqu’aux demi-finales.

Madrid et Paris vont donc fournir un premier indicateur immédiat sur la nouvelle hiérarchie derrière Coello–Tapia et Galán–Chingotto.

Le duel à distance entre Yanguas et Stupaczuk sera d’autant plus intéressant que les anciens partenaires se sont séparés avec exactement le même total à la Race : 3 135 points chacun.

Premier Padel Finals : 28 points seulement entre Tello et Nieto

La bataille la plus serrée se situe toutefois beaucoup plus bas dans le classement.

Les 16 meilleurs joueurs de la Race décrocheront leur billet pour les Premier Padel Finals de Barcelone. Et avant Madrid, la frontière est extrêmement fragile :

  • Jon Sanz, 15e : 1 959 points
  • Juan Tello, 16e : 1 942 points
  • Coki Nieto, 17e : 1 914 points
  • Edu Alonso, 18e : 1 757 points
  • Javi Garrido et Lucas Bergamini, 19es : 1 705 points

Entre Tello, dernier qualifié virtuel, et Nieto, il n’y a que 28 points. Jon Sanz ne possède lui-même que 45 unités d’avance sur Nieto.

À titre de comparaison, un quart de finale au Paris Major rapporte 360 points.

La recomposition des paires ajoute une dimension particulière à cette course. Stupaczuk et Yanguas, 7es ex æquo de la Race, disposent déjà d’une marge importante. Leurs nouveaux partenaires, Sanz et Nieto, jouent en revanche directement leur qualification pour Barcelone.

Pour eux, le choix d’un nouveau partenaire ne concerne donc pas seulement la recherche de résultats : chaque tour gagné à Madrid et surtout à Paris peut peser directement sur leur présence aux Finals.

Madrid et Paris, premier grand tournant de la fin de saison

La saison ne se jouera évidemment pas entièrement entre le Movistar Arena et Roland-Garros. D’autres rendez-vous importants resteront à disputer après le Paris Major.

Mais l’enchaînement Madrid P1 – Paris Major concentre plusieurs enjeux rarement réunis sur une période aussi courte : la lutte pour la première place de la Race, les débuts de nouvelles associations et une bataille pour le top 16 où certains joueurs ne sont séparés que par quelques dizaines de points.

Madrid donnera une première tendance. Avec deux fois plus de points distribués, Roland-Garros pourrait ensuite profondément redessiner la Race Premier Padel 2026.

Antoine Tricolet

J’ai découvert le Padel en Espagne par hasard dans un camping. Le virus a pris immédiatement, passionné de padel, je suis l’actualité internationale et régionale en vibrant tout autant que ce sport.