Ale Galán et Fede Chingotto se sont qualifiés pour la finale du Paris Major après leur victoire en demi-finale face à Juan Lebrón et Leo Augsburger. En conférence de presse, les deux joueurs ont parlé de leur adaptation aux conditions extérieures de Roland-Garros, des précédentes finales de Chingotto à Paris, de l’importance des Majors dans la course au classement mondial et de leur volonté d’aller chercher le titre. Galán a également expliqué un point inhabituel du tournoi : son lob envoyé volontairement très haut et finalement sorti du court.

Chingotto veut enfin gagner à Roland-Garros

Interrogé sur ses finales successives à Roland-Garros et sur ce qu’il lui manque pour remporter enfin le titre, Chingotto insiste sur la continuité de son travail.

« L’important, c’est la régularité. Je travaille au quotidien pour réussir à débloquer ce genre de moments. »

Pour lui, revenir en finale valide le travail réalisé avec son équipe.

« Être de nouveau en finale signifie que je travaille bien avec toute l’équipe, que je tiens également à féliciter. Les séries sont faites pour être brisées. Demain, j’entrerai sur la piste avec énormément d’envie et d’enthousiasme. »

Les conditions de jeu : « Nous nous sommes adaptés à tout »

À Roland-Garros, les matchs disputés en extérieur peuvent changer de physionomie selon l’horaire, le soleil, la température ou le vent.

Interrogé sur une finale programmée en fin d’après-midi, Chingotto ne veut pas en faire un sujet.

« Nous nous sommes adaptés à chaque condition, chaque horaire et chaque piste. De notre côté, nous sommes concentrés sur le fait de jouer de la meilleure manière possible. »

Avant d’ajouter avec humour :

« J’espère simplement que s’il est 17 heures, il fera 40 degrés pour que la balle vole pour tout le monde ! »

Galán : « Les Majors sont les tournois les plus importants de la saison »

Cette finale prend-elle une dimension supplémentaire dans la course au classement mondial ?

Ale Galán : « Disputer une nouvelle finale ici, à Roland-Garros, face à eux, nous apporte encore un peu plus de motivation. »

« La semaine dernière, nous avons eu beaucoup de balles de break. Nous allons aborder ce match avec la même mentalité. Nous avons eu des opportunités toutes ces années et j’espère que demain, nous réussirons à les concrétiser. »

Dans une saison où chaque gros tournoi compte dans la lutte au sommet du classement, Galán rappelle la valeur particulière des quatre Majors.

« Les Majors constituent la partie la plus importante de la saison. »

Et son intention pour la finale ne laisse aucune ambiguïté :

« C’est une grande récompense d’être en finale. Demain, nous allons l’aborder comme je l’ai dit : nous mourrons sur la piste s’il le faut. »

Pourquoi Galán a-t-il envoyé un lob hors du court ?

L’un des passages les plus intéressants de la conférence concerne un point joué par Galán lors du match précédent. L’Espagnol avait envoyé un lob extrêmement haut qui avait finalement terminé sa course en dehors du court.

Un accident ? Pas vraiment.

« On s’excuse parce que l’intention n’est pas de sortir la balle du terrain, mais de gêner l’adversaire. Nous savons à quel point il est difficile de faire de bons lobs en extérieur, mais l’avantage, c’est justement qu’il n’y a pas de toit. »

Face à des joueurs capables de smasher depuis très loin du filet, augmenter considérablement la hauteur du lob permet de modifier le timing de la frappe.

« Il faut parfois envoyer la balle très haut, surtout contre des joueurs comme Goñi, capables de frapper depuis pratiquement n’importe où. Le but est de les gêner. »

Et Galán révèle que cette idée vient aussi de son partenaire.

« J’apprends beaucoup de Chingo. Nous l’avons déjà vu faire cela plusieurs fois et, hier, c’était mon tour. »

Galán : « Le padel est beaucoup plus précis en indoor »

La question du toit du Philippe-Chatrier a également été posée. Faut-il préférer une piste couverte aux conditions extérieures de Roland-Garros ?

Galán distingue clairement les deux situations.

« Je pense qu’à notre niveau, le padel est beaucoup plus précis en indoor, c’est évident. Les tournois outdoor sont généralement très beaux, mais les conditions peuvent niveler les matchs et on voit souvent davantage de surprises lors des premiers tours. »

Les conditions extérieures ont aussi une incidence directe sur les caractéristiques des joueurs.

« Sur une piste extérieure, nous avons l’avantage que Fede arrive à connecter de très bonnes balles. Mais nous avons aussi l’inconvénient qu’en face, ils peuvent frapper depuis pratiquement n’importe où. »

Galán résume alors l’enjeu :

« Nous cherchons la formule gagnante et demain, nous continuerons à la chercher. »

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.