Paquito Navarro et Martín Di Nenno quitteront Paris avec une place gagnée dans la hiérarchie, mais aussi avec une question non résolue. Face à Alejandro Galán et Federico Chingotto, ils ont mené dans les deux manches avant de s’incliner 7/5 6/2. Leur problème n’est plus d’entrer dans le match. Il consiste désormais à faire durer le rapport de force qu’ils parviennent à installer.
Deux départs réussis, puis treize jeux sur quinze perdus
Le score final donne l’image d’une demi-finale maîtrisée par les numéros 2. Son déroulement est moins linéaire.
Paquito et Di Nenno ont d’abord mené 3-0 dans la première manche. Ils ont ensuite pris immédiatement le service adverse dans la seconde pour se détacher 2-0. Dans les deux sets, leur avance correspondait toutefois à un seul break.
La suite souligne l’écart entre créer un avantage et le stabiliser. Après le 3-0 initial, Galán et Chingotto ont remporté sept des neuf jeux suivants pour prendre la première manche 7/5. À partir de 0-2 dans la seconde, ils ont enchaîné six jeux consécutifs.
En additionnant les deux séquences qui ont suivi les départs favorables de Paquito et Di Nenno, les numéros 2 ont donc gagné treize jeux sur quinze. Le constat dépasse celui d’un simple passage à vide.
Galán–Chingotto n’ont pas eu besoin de renverser totalement leur plan
Il serait tentant d’expliquer ces bascules par un changement radical de cible ou par une mise au réfrigérateur de Paquito. La réalité sur le terrain est tout autre : Galán et Chingotto ont progressivement retiré à leurs adversaires les situations rapides qui avaient alimenté leurs débuts de manche.
Lorsque Paquito et Di Nenno peuvent avancer, jouer près du filet et intervenir tôt dans l’échange, leur complémentarité fonctionne. Di Nenno apporte la vitesse de déplacement et la pression dans sa diagonale. Paquito peut alors fermer le centre, varier les directions et utiliser sa lecture du jeu.
Mais lorsque le point doit être reconstruit plusieurs fois, le rapport de force change. Chingotto accepte ce volume sans chercher à accélérer trop tôt. Galán peut attendre une balle moins profonde pour prendre davantage de terrain au centre. La paire espagnolo-argentine est alors contrainte de gagner une balle supplémentaire avant d’obtenir une position réellement offensive.
Le changement n’est pas nécessairement spectaculaire. Il repose sur la répétition : un lob de plus à jouer, une volée supplémentaire à contrôler, une nouvelle reprise du filet à organiser. C’est précisément dans cette continuité que Galán–Chingotto conservent encore une marge.
Un problème de maintien du filet plus que de puissance
Cette demi-finale ne montre pas une paire incapable de faire mal aux numéros 2. Elle montre une paire qui ne parvient pas encore à conserver assez longtemps les conditions lui permettant de le faire.
Paquito–Di Nenno ont obtenu un break dans chaque manche. Ils ont donc trouvé, au moins temporairement, des réponses au retour. En revanche, leurs propres engagements ont progressivement cessé de produire des jeux de service confortables. Dans la seconde manche, ils n’ont plus remporté un seul jeu après avoir mené 2-0.
Le sujet n’est pas seulement la qualité de la mise en jeu. Le service doit permettre à la paire de s’installer au filet puis de défendre cette position. Or Galán et Chingotto excellent lorsqu’il faut faire jouer une première volée basse, repousser les adversaires ou utiliser le centre pour créer une hésitation.
Dans cette configuration, Di Nenno doit couvrir beaucoup de terrain dans la diagonale de Chingotto. Paquito se retrouve face à un choix délicat : rester dans sa zone au risque d’intervenir moins souvent, ou resserrer sa couverture et ouvrir davantage son côté. Plus l’échange dure, plus cette décision doit être répétée.
La difficulté vient donc moins d’un manque de puissance que de l’impossibilité, pour l’instant, de conserver durablement l’initiative.
La quatrième place valide le projet, pas encore sa capacité à battre le Top 2
La défaite ne remet pas en cause la progression de Paquito et Di Nenno. Leur victoire en quarts contre Franco Stupaczuk et Jon Sanz, 4/6 6/1 6/4, leur permettra de devenir la quatrième paire mondiale à partir du Rotterdam P2. Une semaine plus tôt, ils avaient déjà poussé Galán–Chingotto jusqu’au tie-break du troisième set à Madrid.
La répétition de ces résultats confirme leur place parmi les quatre meilleures associations du moment. Elle fait également apparaître leur prochain chantier.
Paquito et Di Nenno possèdent un plan capable de surprendre les meilleures paires et de leur prendre un set, un break ou plusieurs jeux consécutifs. Face à Galán et Chingotto, ce premier plan n’est toutefois pas encore accompagné d’une solution aussi fiable lorsque l’adversaire ralentit le match, augmente le volume et reprend progressivement le centre.
Leur passage au quatrième rang récompense une régularité retrouvée. Pour se rapprocher des deux premières paires, il leur faudra désormais transformer leurs bonnes entames en un rapport de force capable de résister aux adaptations adverses.
J’ai découvert le Padel en Espagne par hasard dans un camping. Le virus a pris immédiatement, passionné de padel, je suis l’actualité internationale et régionale en vibrant tout autant que ce sport.





































































































Goñi / Alonso : « On ne tolère plus les mauvaises périodes » au Kuwait Major
Les confidences au Kuwait Majord ded Libaak / Alfonso : des regrets, une revanche, un modèle…
Kuwait Major – Fernández et Calvo étrillent Ortega / Araújo, les quatre premières têtes de série en demi-finales
Jules Marie : « Je pense que mon niveau se situe autour de la 300e place mondiale »
Stupaczuk ne croit pas à une séparation Chingotto / Galán : “Je ne pense pas qu’ils soient en crise”
Juan Lebrón sur Ale Galán : “Si je dois jouer avec Ale tous les jours, je le ferai”
Anne-Lucile et Stéphane Guine (La Bandeja) : « L’avenir des clubs ne se jouera pas uniquement sur les pistes »
P1000 Centrakor Padel Ground Lescar : Vanbauce / Grué grands favoris d’un tableau relevé, qui pourra les arrêter ?
Mondiaux 2026 : Espagne, Argentine, outsiders… quelle place pour la France dans la course aux médailles ?
Padel Saint-Charles : huit pistes au pied du Coudon et un premier P1000 en novembre
Premier Padel Finals 2026 : qui est déjà qualifié et qui peut encore décrocher son billet pour Barcelone ? L’erreur de Leal / Guerrero qui pourrait leur coûter cher
Kuwait Major – Où voir les quarts de finale ? Programme, horaires et diffusion en direct
Italie, Suède : le padel montre-t-il ses premiers signes de saturation en Europe ?
Compétitions internationales de padel : près de 97 millions d’euros consacrés à leur organisation en 2026
Le marché des équipements de padel atteint 837 millions d’euros : un secteur en pleine expansion
Combien coûte une piste de padel en 2026 ? Les grandes différences entre pays
Kuwait Major : Chingotto / Galán forfaits, Alejandro Galán blessé, Coello / Tapia seuls favoris ?
Padel Quest Awards : dix spécialistes en lice pour le titre de meilleur stage de padel de l’année
Perd-on son classement Padel FFT après plus d’un an sans licence / sans compétition ?
Padel Xperience : l’Académie ouvre le 2 novembre à Marcheprime, avant l’inauguration du complexe en 2027
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
La Toussaint – Les Pyramides organisent un stage de padel pour adultes avec un tournoi P50 pour clôturer la semaine
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes