Les prélistes espagnoles pour les championnats du monde 2026 sont tombées. Douze hommes et douze femmes ont été retenus dans un premier temps, mais seulement huit joueurs et huit joueuses s’envoleront finalement pour Doha, où le Mondial se disputera du 2 au 7 novembre. Les listes définitives seront dévoilées le jeudi 24 septembre. Et forcément, avec l’incroyable réservoir dont dispose l’Espagne, certains choix et certaines absences font déjà parler.

Douze hommes pour seulement huit places

Juanjo Gutiérrez a effectué son premier choix. Le sélectionneur espagnol a retenu douze joueurs :

Arturo Coello, Alejandro Galán, Juan Lebrón, Paquito Navarro, Mike Yanguas, Coki Nieto, Jon Sanz, Aimar Goñi, Javi Leal, Fran Guerrero, Momo González et Pol Hernández.

Sur le papier, difficile évidemment de parler de véritable surprise lorsque l’on observe la qualité de cette liste. Mais certains choix attirent forcément l’attention.

À droite notamment, la présence de Pol Hernández n’était peut-être pas la plus attendue. Le jeune Espagnol, 38e mondial, a été préféré dans cette première sélection à Edu Alonso, actuellement 18e au classement FIP.

Une absence notable puisque ce dernier était déjà passé proche d’une sélection lors du précédent Mondial.

Mondial 2026 – L’Espagne dévoile ses prélistes : 24 noms, seulement 16 billets pour Doha

Goñi plutôt que Garrido ou Ruiz, la jeunesse récompensée

Autre choix intéressant : celui d’Aimar Goñi.

Le jeune Espagnol continue de se faire une place parmi les meilleurs grâce notamment à ses qualités physiques impressionnantes. Sa taille, sa puissance et ses performances de plus en plus régulières sur le circuit Premier Padel semblent avoir convaincu Juanjo Gutiérrez de lui offrir une place parmi les douze.

À l’inverse, Javi Garrido, 20e mondial, reste à quai. L’Andalou paye probablement ses résultats irréguliers et une période bien plus compliquée que celle qui l’avait installé parmi les meilleurs joueurs du monde.

Une autre absence mérite d’être soulignée : Álex Ruiz, actuellement 21e mondial. Sa non-sélection est d’autant plus marquante qu’il faisait partie des huit joueurs espagnols présents lors du Mondial 2024, conclu par une médaille d’argent après la défaite face à l’Argentine.

Pour Juanjo Gutiérrez, le casse-tête ne fait pourtant que commencer. Il lui reste encore quatre joueurs à écarter avant Doha.

Et au vu de la qualité des douze noms présents, certains grands joueurs resteront forcément à la maison.

Javi Garrido regard noir colère

Sept joueuses du top 10 chez les femmes

Si la sélection masculine impressionne, que dire de la préliste féminine ?

La nouvelle sélectionneuse Carolina Navarro dispose probablement du problème le plus enviable du padel mondial : devoir choisir huit joueuses au sein d’un réservoir exceptionnel.

Les douze présélectionnées sont :

Gemma Triay, Ari Sánchez, Paula Josemaría, Bea González, Claudia Fernández, Andrea Ustero, Martina Calvo, Marta Ortega, Tamara Icardo, Alejandra Alonso, Marina Guinart et Alejandra Salazar.

Un chiffre résume à lui seul la puissance espagnole : sept des douze joueuses retenues figurent dans le top 10 mondial avec Triay, Sánchez, González, Josemaría, Fernández, Ustero et Calvo.

Derrière elles, Marta Ortega, Tamara Icardo, Alejandra Alonso et Marina Guinart offrent encore davantage de possibilités à Carolina Navarro.

Bref, un véritable embarras du choix.

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Salazar pour un dernier Mondial ?

Mais un nom attire forcément particulièrement l’attention : Alejandra Salazar.

La légende espagnole figure bien parmi les douze présélectionnées et pourrait donc disputer un nouveau Championnat du monde sous les couleurs de son pays. À l’approche de la fin de sa carrière, la question se pose forcément : Carolina Navarro emmènera-t-elle Salazar à Doha pour son dernier Mondial ?

Son expérience dans une compétition par équipes peut évidemment constituer un argument important. Mais là encore, la concurrence est immense et quatre joueuses devront disparaître de la liste avant le départ pour le Qatar.

Castelló et Goenaga également absentes

Comme chez les hommes, certaines absences ne passent pas inaperçues.

Carmen Goenaga ne figure pas dans les douze, tout comme Victoria Iglesias, Nuria Rodríguez ou Bea Caldera. Autre absence importante : Jessica Castelló, qui avait pourtant fait partie de la sélection espagnole lors du Mondial 2024 à Doha.

Dans une autre nation, plusieurs de ces joueuses pourraient certainement prétendre à une place parmi les huit. Mais la densité espagnole oblige Carolina Navarro à faire des choix particulièrement difficiles.

Et avec l’émergence continue d’une nouvelle génération, des joueuses aujourd’hui absentes auront certainement d’autres occasions de porter le maillot espagnol dans les prochaines années.

La demi-finale féminine oppose deux trajectoires très différentes. D’un côté, Gemma Triay et Delfina Brea, têtes de série n°1, dominatrices sur la saison 2025. De l’autre, Beatriz Caldera et Carmen Goenaga, paire n°10, auteures d’un parcours ambitieux et déjà historiques à ce stade de la compétition. Un face-à-face largement favorable aux n°1 Les confrontations directes parlent clairement en faveur de Triay et Brea : 4 victoires à 0, toutes acquises en deux sets. Un historique qui confirme le statut de favorites de la paire numéro un mondiale, mais qui n’efface pas les enjeux particuliers de cette demi-finale. Triay / Brea à la poursuite de l’histoire Déjà assurées de terminer l’année 2025 en tête du classement mondial, Gemma Triay et Delfina Brea réalisent une saison de très haut niveau. Avec neuf titres remportés cette année, elles sont en lice pour un dixième trophée, qui leur permettrait d’égaliser le record féminin établi en 2024. L’enjeu est encore plus important : la paire vise un exploit inédit, remporter les quatre Majors sur une seule et même saison. Malgré leur régularité, trois demi-finales leur ont échappé en 2025 (Riyadh P1, Buenos Aires P1 et Milan P1), un élément qui renforce leur détermination à conclure cette fois. Caldera / Goenaga, l’opportunité d’un coup historique Face à elles, Beatriz Caldera et Carmen Goenaga jouent bien plus qu’une simple place en finale. Une victoire leur permettrait d’intégrer le top 16 mondial et de se qualifier pour les Finals, au détriment de Verónica Virseda et Marina Guinart. Jusqu’ici, leur saison 2025 est marquée par une finale (Bordeaux P2), une seule demi-finale et une victoire contre une paire du top 5. En cas de succès, elles deviendraient tout simplement la paire la moins bien classée de l’histoire à atteindre une finale de Major. Une affiche déséquilibrée… sur le papier Si les statistiques penchent nettement en faveur de Triay / Brea, cette demi-finale représente une occasion unique pour Caldera / Goenaga de bousculer la hiérarchie. Entre quête de records et ambition de bouleverser l’ordre établi, cette affiche promet un véritable test de maturité pour les deux équipes.

Rendez-vous le 24 septembre

Pour l’instant, rien n’est encore définitif. Juanjo Gutiérrez et Carolina Navarro devront réduire leurs listes de douze à huit joueurs et huit joueuses. Les sélections définitives seront annoncées jeudi 24 septembre à Madrid. Quatre hommes et quatre femmes devront donc encore être écartés.

Une chose est certaine : avec une telle densité, l’Espagne laissera à la maison des joueurs et joueuses qui pourraient être des cadres dans de nombreuses autres sélections.

Rendez-vous le 24 septembre pour connaître les seize Espagnols qui défendront les couleurs de la Roja à Doha.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !