Ari Sánchez / Andrea Ustero sont championnes du Paris Major. Pour leur toute première confrontation face à Claudia Fernández / Martina Calvo, la tête de série 3 a livré une finale presque parfaite pour s’imposer en seulement 1h11, au terme d’un match à sens unique.

Une démonstration dans des conditions pourtant modifiées par la pluie et la fermeture du toit du Philippe-Chatrier. Sánchez / Ustero n’ont jamais laissé leurs adversaires respirer et décrochent leur premier Major ensemble.

Ustero démarre très fort, Sánchez contrôle tout

La rencontre commence immédiatement dans le sens de Sánchez / Ustero, avec un break d’entrée.

La pluie oblige rapidement à fermer le toit du Philippe-Chatrier, ce qui ralentit les conditions. Mais cela ne perturbe absolument pas Andrea Ustero.

La jeune Espagnole est la seule à réellement parvenir à faire sortir la balle avec régularité. Elle frappe fort, trouve parfaitement ses zones et impose immédiatement une grosse pression à Fernández / Calvo.

À côté, Ari Sánchez joue un premier set exceptionnel. Très peu de fautes, beaucoup de précision à la volée et surtout un rulo à la grille qui fait énormément de dégâts.

À 4/2, Sánchez / Ustero trouvent un deuxième break et prennent définitivement le contrôle de la manche.

En face, Calvo / Fernández sont acculées. Elles manquent de constance et se font régulièrement contrer dès qu’elles tentent d’accélérer.

Un deuxième set à sens unique

Si le premier set avait déjà donné le ton, la seconde manche tourne à la démonstration.

Andrea Ustero prend totalement feu. Son smash fonctionne à merveille et la jeune Espagnole joue avec une confiance impressionnante.

Sánchez continue de tenir la paire avec énormément de sérénité et aucune baisse de régime.

Résultat : 6/0 en seulement 31 minutes.

Aucun passage à vide. Aucun moment où leurs adversaires peuvent réellement croire à un retour.

Fernández / Calvo passent à côté de leur finale

Pour Claudia Fernández / Martina Calvo, la déception sera forcément importante.

Après avoir sorti les numéros 1 mondiales Gemma Triay / Delfi Brea en demi-finale, elles n’ont jamais retrouvé ce niveau en finale.

Beaucoup de fautes directes, des imprécisions et surtout une pression constante imposée par Sánchez / Ustero.

Fernández a notamment connu une rencontre difficile, avec moins d’intensité physique que lors des tours précédents et beaucoup plus de déchet.

Les chiffres résument parfaitement la domination : aucune balle de break obtenue par Fernández / Calvo, contre une paire adverse constamment menaçante.

Sánchez / Ustero terminent avec 31 coups gagnants contre 20, mais surtout seulement 14 fautes directes contre 21.

Une finale express et une vraie leçon

Une finale dames bouclée en 1h11, c’est rare à ce niveau.

Et pourtant, il n’y a quasiment jamais eu de suspense.

Sánchez / Ustero ont été meilleures dans tous les secteurs : plus agressives, plus solides, plus précises et surtout beaucoup plus constantes.

Les numéros 3 mondiales ont livré une véritable leçon de padel sur le Philippe-Chatrier.

Premier Major pour Ustero

Cette victoire possède forcément une saveur particulière pour Andrea Ustero.

À seulement 19 ans, elle décroche son premier titre en Major.

Un joli clin d’œil à l’histoire de Roland-Garros : Rafael Nadal avait lui aussi 19 ans lorsqu’il avait remporté son premier titre sur la terre battue parisienne.

Ustero connaissait déjà bien cette piste puisqu’elle avait atteint la finale du Paris Major il y a deux ans, à seulement 17 ans, aux côtés de Delfi Brea.

Cette fois, elle va au bout.

Troisième titre à Roland-Garros pour Ari Sánchez

Pour Ari Sánchez, l’expérience était toute autre.

L’Espagnole disputait sa neuvième finale en Major et décroche ici son troisième titre à Roland-Garros.

Pour la paire Sánchez / Ustero, il s’agissait seulement de leur deuxième finale de Major ensemble, après celle disputée à Rome.

Elles restaient surtout sur trois défaites consécutives en demi-finales. Leur retour en finale aura donc été le bon.

Après avoir dû batailler en trois sets lors des tours précédents, elles ont gardé leur meilleur padel pour le dernier match.

Et sur le Philippe-Chatrier, Sánchez / Ustero n’ont tout simplement laissé aucune chance à Fernández / Calvo.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !