Présent à Paris pour la 4PADEL Football Cup, Grégory Sertic formait avec Robert Pirès la paire marseillaise de cette édition. Un duo complice, complémentaire, et surtout très compétitif, qui a réussi à se hisser jusqu’en finale avant de s’incliner face à la paire lyonnaise Steed Malbranque / Sylvain Wiltord.

Dans une ambiance conviviale mais avec un vrai niveau sur la piste, l’ancien joueur de Bordeaux et de Marseille est revenu sur sa relation avec Robert Pirès, les qualités du football qui l’aident au padel, mais aussi les joueurs de Canal+ qui l’impressionnent.

Une vraie complémentarité avec Robert Pirès

Pour Grégory Sertic, une bonne paire de padel repose d’abord sur une répartition claire des rôles, avec un joueur à droite et un joueur à gauche.

“Je pense qu’il faut déjà un joueur de droite et un joueur de gauche, c’est la base au padel.”

Avec Robert Pirès, l’équilibre semble naturel. Sertic évolue à gauche, dans un registre plus offensif, tandis que l’ancien international français occupe le côté droit avec un profil plus défensif, capable de remettre beaucoup de balles et de construire les points.

“Ce qui est bien avec Robert, c’est que c’est un joueur qui défend énormément. Il a une bonne main aussi. Tous ses points sont adaptés pour que je finisse.”

Mais au-delà de l’aspect tactique, l’ancien Bordelais et Marseillais insiste surtout sur le plaisir de partager la piste avec une légende du football français, qu’il admirait plus jeune et avec qui il entretient aujourd’hui une vraie relation d’amitié.

“Robert, c’est une légende du foot, j’ai grandi avec lui. C’est un bonheur de jouer avec lui. C’est un amour dans la vie de tous les jours, on est amis.”

Une complicité qui se ressent sur la piste, avec une envie commune de performer, mais aussi de prendre du plaisir face aux autres anciens footballeurs présents.

“Jouer avec lui au padel et battre surtout d’autres équipes, d’autres footballeurs, ça me fait plaisir.”

Two men in blue sports uniforms pose on a padel court with paddles and banners, Eiffel Tower visible in the background under a bright blue sky.

Les réflexes du foot au service du padel

Comme beaucoup d’anciens footballeurs passés au padel, Grégory Sertic retrouve dans ce sport plusieurs éléments familiers. Selon lui, certaines qualités développées sur un terrain de football peuvent clairement aider sur une piste.

La première, c’est la gestion de l’espace, notamment avec les vitres.

“Je pense que c’est la gestion du terrain avec les vitres. Il y a beaucoup de personnes, quand elles commencent le padel, qui ont du mal avec ces vitres-là.”

Là où certains débutants se retrouvent vite en difficulté, les anciens footballeurs ou sportifs de haut niveau parviennent parfois à mieux se placer, à anticiper les trajectoires et à comprendre plus rapidement les déplacements.

“Nous, on arrive bien à se positionner, avec les doubles vitres, les enchaînements, et aussi à agresser directement le filet.”

Pour Sertic, cette agressivité vers l’avant lui rappelle même certaines situations connues dans le football.

“C’est un peu comme quand on pressait l’adversaire. Cette agression au filet pour prendre tout de suite le point, c’est important au padel.”

Man in blue athletic gear holds a blue paddle racket on a padel court, ready to hit a ball, standing behind a tall black mesh fence.

“La communication est très importante”

Autre point commun entre football et padel : la communication. Sur une piste, les deux joueurs doivent constamment se parler, s’informer, se replacer et gérer les zones ensemble.

“La communication est très importante. Au foot, on parlait énormément sur le terrain.”

Cette habitude du collectif aide forcément une paire comme Pirès / Sertic. L’un défend, l’autre finit, mais les deux doivent rester connectés à chaque point.

“C’est un peu tout ça qui nous permet aujourd’hui de former une bonne paire avec Robert.”

Une phrase qui résume bien leur tournoi : une vraie complicité, des automatismes, et une envie commune de jouer les premiers rôles.

Canal+, un vrai vivier de joueurs de padel

Grégory Sertic évolue aussi dans l’environnement de Canal+, où le padel semble avoir pris une place importante. Lorsqu’on lui demande quel joueur l’impressionne particulièrement au sein de la chaîne, il cite d’abord Christophe Jallet.

“Christophe Jallet joue très bien. C’est un joueur de droite, très bon, très agressif.”

Mais Sertic tient aussi à mettre en avant un profil moins exposé, issu de la régie : Vincent Lécuyer.

“Il y a aussi un mec de la régie qui joue souvent avec lui, Vincent Lécuyer. Il joue très bien. Il gagne pas mal de tournois, il fait des P250, des P500.”

Un clin d’œil appuyé à celui qu’il décrit comme un très bon joueur, mais aussi comme un ami.

“Comme il est toujours un peu dans l’ombre à Canal+, aujourd’hui Vince, c’est ton jour. Je pense à toi.”

A man in a blue sports kit swinging a paddle on a glass-walled padel court at night, preparing to hit the ball.

Mandanda, Thauvin… de futurs partenaires possibles ?

Enfin, lorsqu’il s’agit d’imaginer un ancien coéquipier avec qui il pourrait former une bonne paire, Grégory Sertic pense notamment à Steve Mandanda, même si l’association ne serait pas forcément évidente sur le papier.

“Peut-être Steve Mandanda, qui joue très bien. Après, c’est un joueur de gauche comme moi, donc ça peut être compliqué.”

Il évoque aussi quelques anciens Marseillais qui se sont mis au padel ou pourraient s’y mettre davantage.

“Je crois que Florian Thauvin s’est mis un peu au padel, donc je ne sais pas ce que ça peut donner, mais pourquoi pas dans le futur. »

Une chose est sûre : Grégory Sertic semble avoir pleinement adopté le padel. Compétiteur, puissant, très à l’aise côté gauche, il forme avec Robert Pirès une paire qui a marqué cette édition de la 4PADEL Football Cup.

Et même si Marseille a échoué en finale face à Lyon, le duo Pirès / Sertic a confirmé une chose : chez les anciens footballeurs, le padel n’est plus seulement un loisir. C’est devenu un vrai terrain de compétition.