Interrogé par Marca, Ale Galán s’est prêté au jeu du classement de ses différents partenaires au cours de sa carrière. Un exercice forcément délicat au regard des joueurs avec lesquels l’Espagnol a partagé la piste. Et au sommet, petite surprise : Fede Chingotto devance Juan Lebrón.

Un choix qui peut étonner lorsque l’on regarde le palmarès construit par Galán avec El Lobo.

De ses débuts jusqu’au sommet mondial

Galán commence par revenir sur plusieurs associations qui ont marqué sa progression. Il place Matías Díaz en troisième position, un partenaire avec lequel il a franchi un cap, remporté des titres et poursuivi son ascension au classement mondial.

Juste derrière arrive Juan Cruz Belluati, quatrième. Une association importante dans la construction de Galán : ensemble, ils sont passés des qualifications jusqu’à devenir la sixième paire mondiale.

Viennent ensuite Pablo Lima, avec lequel Galán n’a partagé la piste que pendant environ six mois, puis Juani Mieres, son partenaire lors des six mois suivants.

Plus loin dans son classement apparaît Jon Sanz, une association très courte de seulement quelques tournois, mais qui aura tout de même permis à Galán de décrocher des titres. L’Espagnol n’oublie également pas son partenaire de jeunesse, avec lequel il évoluait avant son arrivée au plus haut niveau.

Mais évidemment, le vrai débat se situe aux deux premières places.

Lebrón seulement deuxième malgré trois années au sommet

Sur le plan du palmarès, Juan Lebrón semblait être le choix évident pour la première place. Avec lui, Galán a formé la paire dominante du padel mondial.

Les deux Espagnols ont atteint ensemble la place de numéro 1 mondial, qu’ils ont conservée pendant trois années consécutives. À leur meilleur niveau, Lebrón et Galán formaient une paire extrêmement difficile à arrêter et ont marqué leur époque par leur style de jeu.

Pourtant, Galán ne place pas son ancien partenaire au sommet de son classement.

Chingotto numéro 1 : « celui qui me fait le mieux jouer »

La première place revient à Fede Chingotto.

Un choix que Galán ne justifie pas par le classement mondial ou le nombre de titres, mais par une notion beaucoup plus personnelle : son propre niveau de jeu. Selon lui, c’est avec l’Argentin qu’il est parvenu à jouer son meilleur padel.

Chingotto serait ainsi le partenaire qui lui permet de mieux exprimer ses qualités sur la piste, même si leur association n’a pas encore permis à Galán de retrouver cette place de numéro 1 mondial qu’il occupait avec Lebrón.

Un choix qui fera forcément parler. Difficile de ne pas rappeler que la relation entre Galán et Lebrón s’est fortement dégradée au moment de leur séparation. De quoi se demander si ce contexte pèse dans son classement. Impossible toutefois de l’affirmer : Galán, lui, justifie avant tout son choix par les sensations et le niveau de padel atteint avec Chingotto.

Son verdict est en tout cas clair : en matière de palmarès, Lebrón reste le partenaire avec lequel il a dominé le monde ; en matière de niveau de jeu personnel, Galán choisit Chingotto.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !