Avant de devenir le numéro 1 mondial que l’on connaît aujourd’hui, Arturo Coello était déjà habité par une conviction : il finirait tout en haut. Invité du média espagnol El4Set, Edu Alonso a raconté ses années passées aux côtés du Valladolidien. Une relation qui dépassait largement le padel, puisque la famille Coello l’avait accueilli comme l’un des siens. Mais surtout, Alonso se souvient d’un adolescent déjà obsédé par son sport, capable à 15 ou 16 ans de travailler et de réfléchir comme un joueur professionnel.
« La meilleure période de ma vie, je l’ai passée avec lui »
L’histoire entre Edu Alonso et Arturo Coello commence chez les jeunes. Mais leur relation prend une autre dimension lorsque le Valencien arrive à Valladolid.
Encore très jeune et loin d’être autonome, Alonso trouve auprès de la famille Coello une véritable deuxième maison. Edu Alonso n’oublie surtout pas Cristina et Miguel, les parents d’Arturo Coello, qui l’accueillent et l’accompagnent dans son quotidien.
« Ils m’ont aidé et entouré comme s’ils étaient mes parents », raconte-t-il, allant jusqu’à se souvenir des petites choses de la vie quotidienne qu’il a apprises auprès d’eux : faire une machine à laver, couper un oignon ou préparer de l’ail.
Une période qui explique forcément la relation particulière qui unit encore les deux joueurs.
À 15 ans, Coello étudiait déjà les meilleurs
Mais vivre avec Arturo Coello permet également à Edu Alonso d’assister de très près à la construction du futur numéro 1 mondial.
Alors que les adolescents pourraient simplement profiter de leur temps libre, Coello passe déjà une partie du sien à regarder et analyser du padel.
Alonso se souvient notamment d’un moment à la maison. Pendant que les autres regardent la télévision, Arturo s’isole dans sa chambre pour observer un match de Diaz et Bela face à Lima / Mieres.
Lorsque son ami lui demande ce qu’il fait, la réponse est très précise : il veut observer la manière dont un joueur frappe son coup droit.
Une scène anodine en apparence, mais qui prend une tout autre dimension avec le recul.
« Tout ce que je suis en train de faire maintenant, Arturo l’avait déjà fait depuis tout petit. »
Pour Alonso, Coello possédait déjà une capacité de concentration et d’apprentissage très supérieure à la sienne. À seulement 15 ans, il ne regardait pas simplement les matchs pour se divertir : il observait, analysait et cherchait à apprendre.
« Je sens que je vais être tout en haut »
Une autre anecdote résume peut-être encore mieux l’état d’esprit du jeune Arturo Coello.
Les deux joueurs ont alors 16 ans et évoluent encore dans les qualifications. Pendant un repas, Coello pose une question à Alonso : s’il pouvait choisir un joueur de gauche avec lequel évoluer, lequel prendrait-il ?
Edu ne comprend pas vraiment l’intérêt de la réflexion.
« Je lui ai dit : “Arturo, pourquoi tu veux savoir ça alors que tu joues les qualifications ?” »
La réponse de Coello est déjà celle d’un joueur persuadé de son destin :
« Parce que, sincèrement, je sens que je vais être tout en haut et je regarde avec qui j’aimerais jouer. »
Alonso insiste aujourd’hui sur un point : il ne s’agissait pas d’arrogance. Coello était simplement profondément convaincu qu’il atteindrait le sommet.
Une obsession transformée en confiance
Quelques années plus tard, la prédiction devient réalité. Arturo Coello atteint effectivement la place de numéro 1 mondial.
Edu Alonso repense alors immédiatement à cette conversation entre deux adolescents et décide de l’appeler.
Sa question est simple : « Arturo, comment tu le savais ? »
La réponse du Valladolidien résume parfaitement la mentalité qu’Alonso avait observée depuis leurs années de formation :
« Je savais que ça allait arriver. Je travaillais pour ça et je voyais que j’allais devenir meilleur que les autres. »
Pour Edu Alonso, cette confiance n’est justement pas apparue lorsque les victoires et les titres ont commencé à s’accumuler. Elle s’est construite bien avant, à travers cette obsession pour le travail, l’observation et l’apprentissage.
Et c’est peut-être ce qui l’a le plus marqué chez son ancien compagnon de route : avant même d’être au sommet du padel mondial, Arturo Coello travaillait déjà comme s’il savait exactement où il allait.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !































































































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