Après un Paris Major manqué, Léa Godallier et Daiara Valenzuela arrivent au FIP Platinum Lyon avec l’envie de rebondir. Depuis le début de leur association, la Française et l’Argentine ont surtout impressionné sur le circuit FIP : cinq tournois disputés ensemble, quatre titres remportés. Une dynamique qui a permis à la numéro 2 française de retrouver le top 50 mondial et qui pourrait désormais donner des idées à une paire dont les deux styles semblent particulièrement bien se compléter.
Cinq tournois FIP, quatre titres : une association qui fonctionne
L’histoire entre Léa Godallier et Daiara Valenzuela, 54e joueuse mondiale, débute véritablement au FIP Silver de Narbonne.
À ce moment-là, Godallier sort d’une victoire au FIP Bronze de Marnes-la-Coquette avec Lucía Peralta et d’un début d’association qui n’a pas réellement fonctionné avec Ari Cañellas, malgré un beau huitième de finale au Valencia P1.
La Française décide alors de tenter quelque chose de nouveau avec Valenzuela. Et pour une première, difficile de faire mieux : Godallier / Valenzuela remportent le FIP Silver de Narbonne, en dominant en finale Noa Cánovas et Maria Rodriguez, deux joueuses installées aux portes du top 30 mondial.
Leur parcours sur Premier Padel est ensuite plus compliqué, notamment à Bordeaux et Malaga. Mais dès qu’elles retrouvent le circuit FIP, les résultats s’enchaînent.
Après Narbonne, elles décrochent le FIP Silver d’Alcalá de Guadaíra, puis s’imposent à nouveau au FIP Silver de Porto avant d’ajouter un quatrième trophée au FIP Silver d’Espoo, en Finlande.
Le bilan parle de lui-même : depuis le début de leur association, Godallier et Valenzuela ont disputé cinq tournois FIP et en ont remporté quatre.
Godallier de retour dans le top 50
Cette réussite prend encore davantage de relief lorsque l’on revient quelques mois en arrière.
Après sa séparation avec Giorgia Marchetti, Léa Godallier s’était interrogée sur la suite de sa carrière et sur la place qu’elle souhaitait accorder au circuit, avec également l’envie de consacrer davantage de temps à sa vie de famille.
Mais sur la piste, la Française n’a jamais relâché ses efforts. Son travail et sa régularité lui ont permis de réintégrer le top 50 mondial.
Sa saison 2026 est d’ailleurs particulièrement solide. Godallier compte déjà cinq titres sur le circuit FIP : quatre avec Valenzuela et un avec Lucía Peralta.
Avant cela, elle avait également bien lancé son année avec Giorgia Marchetti, en enchaînant plusieurs huitièmes de finale sur Premier Padel. La marche suivante avait systématiquement été trop haute face à des paires mieux classées, mais la Française avait déjà montré une belle régularité.
L’association avec Valenzuela semble désormais lui apporter quelque chose de différent.
Valenzuela, l’énergie argentine qui complète Godallier
Car les deux joueuses ne se ressemblent pas forcément. Et c’est peut-être justement ce qui fait leur force.
Daiara Valenzuela possède un jeu très offensif. L’Argentine frappe fort, cherche les points gagnants et occupe énormément d’espace sur la piste. Une présence qui passe également par son attitude : expressive, vocale, toujours prête à encourager et à transmettre son énergie à sa partenaire.
À ses côtés, Léa Godallier affiche un tempérament beaucoup plus intérieur, davantage concentré sur son jeu et ses routines.
Deux caractères opposés, mais une complémentarité qui semble fonctionner. La Française a également construit une très belle relation avec Valenzuela et son entraîneur Baptiste Benetoux, avec qui elles forment désormais un trio bien installé.
Sur la piste, la puissance et la prise d’initiative de l’Argentine permettent aussi à Godallier de s’appuyer sur ses qualités de régularité, de construction et de défense. L’une apporte l’explosivité, l’autre l’équilibre.
Lyon pour passer encore un cap ?
Le défi sera toutefois d’une autre dimension au FIP Platinum Lyon.
Godallier et Valenzuela arrivent comme neuvième paire de la liste, dans un tableau forcément beaucoup plus relevé que ceux rencontrés lors de leurs victoires en FIP Silver.
Après leur Paris Major manqué, Lyon représente donc une belle occasion de repartir de l’avant, mais également de mesurer leur progression face à des paires plus haut placées dans la hiérarchie mondiale.
Un huitième de finale constituerait déjà un résultat intéressant en termes de points. Mais au regard de leur dynamique sur le circuit FIP cette saison, les deux joueuses peuvent aussi nourrir davantage d’ambitions et tenter d’aller chercher un quart de finale, voire mieux si le tableau s’ouvre.
Une chose est certaine : avec quatre titres en cinq tournois FIP ensemble, Godallier et Valenzuela ne seront pas une paire que leurs adversaires auront envie de retrouver à Lyon.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !


































































































FIP Tour – Rubio / Sichez qualifiés à Londres, Iznasni / Potel poursuivent à Poreč
Gustavo Pratto sur Belasteguín : « Les gens oublient à quel point Bela était fort »
Düsseldorf P2 – Lebrón / Augsburger renversent Jofre / Esbrí, Tapia / Coello expéditifs, les premiers quarts connus
France ou Portugal, Espagne ou Argentine : Miguel Lamperti classe les meilleures nations du padel
Cédric Lavoye : « Le travail paye » et un premier tournoi FIP en Guadeloupe dans le viseur
Nicolas Rouanet prépare son retour en 2027 : “Avec Bastien Blanqué, je ne dirai jamais non”
Leygue / Blanqué répondent cash aux critiques : « Vous pouvez dire ce que vous voulez… On met tout notre argent et notre vie là-dedans »
P1000 My Padel Langon – Majdoubi / Denecheau veulent se rattraper après les Championnats de France
Forest Hill La Défense change de dimension avec 12 pistes de padel indoor
Armand et Charles renversent la hiérarchie et s’offrent le P1000 de La Ciotat
Tison / Maigret, une élimination trop précoce pour une paire qu’on aurait aimé voir davantage à Agen
Juan Tello, le grand absent argentin : « Je pense avoir le niveau pour y être »
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?