Après avoir tourné la page de son association avec Giorgia Marchetti, Léa Godallier ouvre un nouveau chapitre aux côtés de la Paraguayenne Dayara Valenzuela. Malgré une défaite au premier tour du Betclic Bordeaux Premier Padel P2, la confiance est de retour après un titre en FIP Silver à Narbonne. la Française revient sur cette nouvelle collaboration, son équilibre entre carrière et vie de famille, la polémique autour des choix de calendrier entre FIP et Premier Padel, mais aussi ses débuts à Bordeaux, là où tout a commencé. Entretien.
« Nous arrivons avec de la confiance, mais Bordeaux est un autre défi »
Padel Magazine : Tu t’es séparée de Giorgia Marchetti il n’y a pas si longtemps. Bordeaux n’est que votre deuxième tournoi avec Dayara Valenzuela. Dans quel état d’esprit abordez-vous cette nouvelle étape ?
Léa Godallier : Nous avons déjà de bonnes bases. Nous avons remporté le FIP Silver de Narbonne ensemble il y a une dizaine de jours, qui était notre premier tournoi. Cela nous donne beaucoup de confiance.
Mais Bordeaux, c’est un tout autre niveau. Le tableau est beaucoup plus relevé et nous affrontons dès le premier tour Goenaga et Caldera, finalistes ici l’an dernier. Nous les connaissons bien et nous avons pu analyser plusieurs de leurs matchs.
Nous devons surtout réussir à dissocier le tournoi de Narbonne de celui-ci. Les conditions sont totalement différentes, même si nous jouons encore en France. L’objectif reste de continuer à apprendre à jouer ensemble : moi avec un jeu construit depuis le fond du court, et Dayara qui cherche à prendre le filet dès qu’elle en a l’occasion.

« Mon fils passe avant tout »
Padel Magazine : La séparation avec Giorgia Marchetti était notamment liée aux difficultés d’entraînement. Qu’est-ce qui change avec Dayara ?
Léa Godallier : Dayara comprend parfaitement ma situation. Elle sait que je ne peux pas passer une semaine entière chaque mois à Madrid pour m’entraîner.
Avec Giorgia, nous en avons beaucoup discuté et nous sommes toujours en très bons termes. La raison de notre séparation est simple : elle pouvait consacrer énormément de temps aux entraînements, notamment parce qu’elle faisait régulièrement les allers-retours entre Rome et Madrid. Moi, avec mon fils, ce n’est pas possible.
Je suis déjà absente deux à trois fois par mois pour les tournois. Ajouter une semaine supplémentaire loin de lui serait beaucoup trop compliqué. Avec Dayara, nous allons trouver des moments pendant la pause estivale pour travailler ensemble.
Padel Magazine : Tu voyages désormais avec ton fils. Tu aimerais qu’il suive tes traces ?
Léa Godallier : Avant tout, j’aimerais qu’il fasse ce qui lui plaît. Qu’il découvre différents sports.
Après, si un jour il me dit qu’il veut jouer au padel, sachant que son père est lui aussi entraîneur de padel, ce sera assez logique. Mais je ne veux surtout rien lui imposer.
« Aujourd’hui, choisir entre un P2 et un FIP fait partie de la stratégie »
Padel Magazine : Beaucoup de joueuses privilégient aujourd’hui certains tournois FIP plutôt que des P2 afin de maximiser les points. Quel est ton regard sur cette situation ?
Léa Godallier : Je comprends totalement cette stratégie. Je l’ai moi-même appliquée.
Par exemple, nous avons fait le choix de ne pas aller au P2 d’Asunción pour disputer un FIP Silver à Kuala Lumpur. En fonction des paires engagées, on peut parfois quasiment s’assurer une place en finale.
Aujourd’hui, le système de points permet de comparer les tableaux des différents tournois et de choisir celui qui offre les meilleures opportunités. C’est devenu une véritable stratégie sportive.

« Le système de points doit encore évoluer »
Padel Magazine : Si la décision dépendait de toi, que changerais-tu ?
Léa Godallier : Il faudrait continuer à faire évoluer le système de points.
Il y a déjà eu quelques ajustements, mais ils ne suffisent pas encore. Nous avons eu une réunion avec l’association des joueuses à Rome où plusieurs propositions ont été présentées à la FIP et à Premier Padel.
Maintenant, nous verrons s’ils décident de nous écouter. Sinon, il faudra continuer à s’adapter et être stratégiques aussi bien en dehors que sur le terrain.
« Au début, je n’avais pas accroché »
Padel Magazine : As-tu tout de suite été séduite par le padel ?
Léa Godallier : Pas du tout.
Au départ, je ne comprenais pas vraiment ce sport car je jouais encore beaucoup au tennis. D’ailleurs, j’ai obtenu mon meilleur classement en tennis l’année où j’ai découvert le padel.
Mais une fois que j’ai compris toute la dimension tactique du jeu et l’ambiance qui règne dans ce sport, j’ai complètement changé d’avis.
Le fait de partager le terrain avec une partenaire m’a énormément plu. C’est une convivialité que je ne retrouvais plus dans le tennis.
« Tous les clubs où je suis passée à Bordeaux sont devenus une famille »
Padel Magazine : Bordeaux occupe une place particulière dans ton parcours. Où as-tu débuté ?
Léa Godallier : J’ai commencé au Tennis Club de Bordeaux.
Ensuite, j’ai également beaucoup joué au Big Padel et je me suis entraînée pendant un an et demi au Forest Padel.
Finalement, dans chacun de ces clubs, j’ai retrouvé un véritable esprit de famille. C’est ce qui rend Bordeaux si particulier pour moi.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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