Jorge Martinez, invité au micro de Veinte Diez Padel et entraîneur de la deuxième paire mondiale féminine, Delfi Brea et Gemma Triay, revient sur la séparation de l’ancienne paire Brea / González et sur la création de la nouvelle association Triay / Brea. Il livre également son regard sur l’évolution du padel professionnel, marqué selon lui par un manque de projets durables et d’engagement réel entre partenaires.
Triay / Brea : 4 titres au compteur
Nouvellement formée en début de saison, la paire Triay / Brea a parfaitement lancé sa campagne en 2025, avec 4 titres, dont le premier Major de la saison à Doha (Qatar), ainsi que 6 finales consécutives en Premier Padel.
“Je pense qu’on ne pouvait pas demander mieux. Pour l’instant, on gagne plus, mais je pense que l’année va être très équilibrée.”
Une co-gestion inédite entre Jorge Martinez et Rodri Ovide
L’association entre Delfi Brea et Gemma Triay est encadrée par deux entraîneurs : Jorge Martinez et Rodri Ovide. Une configuration inhabituelle pour Martinez, habitué à diriger seul ses paires.
“Ma seule interrogation, c’était de savoir comment on allait gérer ce nouveau format. C’est une situation nouvelle pour moi : partager le banc avec Rodri.
Avec lui, j’ai une très bonne relation, mais ce n’est pas une situation habituelle pour moi.”
Dans le padel actuel, il est courant que les entraîneurs alternent leur présence sur les bancs, selon les tournois et les agendas.
“Toutes mes paires ont toujours été dirigées par le même entraîneur. C’est ainsi que je conçois le travail. Pour moi, c’est la partie la plus difficile à gérer. Non pas qu’il y ait des différends, mais je crois que les paires doivent avoir une direction unique. […] Mais dans un monde idéal, je préférerais diriger entièrement ma paire.”
La séparation entre Brea et González
L’an dernier, Delfi Brea formait une paire très appréciée avec l’Espagnole Bea González. Ensemble, elles ont brillé, atteignant la 3e place au Master Final, disputant une finale au Paris Major et remportant 5 titres en 2024. Une association qui a pris fin à la demande de Brea, désireuse de former une nouvelle paire avec Gemma Triay.
“Ce fut une déception. J’aimais beaucoup cette paire, personnellement. Je prenais du plaisir sur le banc et en dehors. Donc leur séparation m’a attristé.”
Après cette rupture, Jorge Martinez, qui encadrait alors Brea / González, a reçu plusieurs propositions de projets, mais a finalement choisi de continuer avec Brea et sa nouvelle coéquipière.
“Mon objectif principal était que les deux soient bien accompagnées dans leur nouveau projet, peu importe si j’y étais ou non.”
“Il s’est passé plusieurs choses que je ne vais pas raconter ici : des appels, des projets qui auraient pu voir le jour mais ne se sont pas concrétisés. Finalement, le projet qui s’est construit était bon pour les deux.”
Les changements de partenaires, une tendance en hausse
Dans le padel moderne, les changements de partenaires sont de plus en plus fréquents. Les projets à long terme se raréfient, et la pression des résultats pousse à des décisions rapides. Cette dynamique a été encore visible ces dernières semaines, avec de nombreux remaniements dans le Top 50 mondial à l’approche du tournoi d’Asunción P2.
“Quand tu t’impliques dans un projet et qu’il se termine, ça fait mal. Les projets ne s’épuisent pas en trois mois. Un projet qui s’arrête au bout de trois mois, ce n’est pas un projet.
C’est un des grands problèmes du padel actuel : il n’y a ni projet, ni engagement. Quand tu trouves un vrai projet, un engagement, une séparation fait mal.”
Une situation regrettable pour Jorge Martinez, partisan d’une plus grande stabilité :
“Le contexte du padel professionnel me rend triste à cet égard. Dans d’autres aspects, c’est merveilleux, il y a de très bonnes personnes. Mais la manière dont les paires se forment, se séparent, ça me rend triste.”
Grand passionné de sport et ancien tennisman, j’ai découvert le padel il y a quelques années sans m’y attarder vraiment. Puis je suis devenu accro à ce sport en le pratiquant et en regardant les matchs de premier padel. Hâte de vous partager les actus 2025 !


































































































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