Présent à Paris pour la 4PADEL Football Cup, Robert Pirès a une nouvelle fois montré que le padel occupait une vraie place dans son quotidien. Associé à Grégory Sertic sous les couleurs de l’équipe marseillaise, l’ancien international français est revenu sur sa découverte du padel, son évolution en France et sa complémentarité avec son partenaire.
“Canal+ devrait organiser un tournoi”
Avant de parler de son propre jeu, Robert Pirès évoque d’abord le padel au sein de la rédaction de Canal+, où plusieurs consultants semblent déjà bien accrochés à la discipline.
S’il n’a pas encore joué contre tout le monde, un nom ressort naturellement : celui de son partenaire du jour, Grégory Sertic.
“J’ai envie de dire mon partenaire d’aujourd’hui, Greg Sertic. Depuis quelque temps, on forme un petit duo, on fait quelques tournois. Aujourd’hui, ça nous permet d’être ici à Paris”
Pirès cite aussi d’autres joueurs de Canal+ avec qui il a déjà partagé la piste, tout en reconnaissant qu’il faudrait une vraie confrontation pour départager tout le monde.
“Il faudrait organiser un tournoi Canal+. Ça pourrait être sympa pour savoir qui est vraiment le meilleur.”
Une idée qui aurait sûrement du succès, tant le padel prend de plus en plus de place chez les anciens joueurs, les consultants et les passionnés de sport.

Une découverte dès 2006 en Espagne
Robert Pirès fait partie des anciens footballeurs qui ont découvert le padel très tôt. Bien avant l’explosion actuelle du sport en France, il y joue pour la première fois en 2006, lors de son arrivée à Villarreal.
“J’ai découvert le padel en 2006. À ce moment-là, je signe à Villarreal et je découvre cette discipline que je ne connaissais pas.”
L’ancien joueur d’Arsenal se souvient notamment d’un complexe impressionnant près de chez lui.
“Là où j’habitais, il y avait déjà un complexe avec 22 pistes de padel, ce qui était énorme.”
Après cette première découverte, il met la discipline un peu de côté. Mais depuis qu’il a emménagé à Ibiza il y a 6 ans, le padel est revenu dans son quotidien.
“Maintenant que j’habite à Ibiza depuis six ans, on y joue beaucoup. J’apprends beaucoup de choses, je prends quelques cours avec les Espagnols.”
“Canal+ a joué un rôle important”
Pour Robert Pirès, l’explosion du padel en France ne le surprend pas vraiment. Il estime même que la médiatisation de la discipline a largement aidé à son développement, notamment grâce à Canal+, diffuseur des grands tournois internationaux.
“Ce qui est important, c’est que si les gens découvrent ou regardent le padel, c’est grâce à Canal+. Canal+ a obtenu les droits et diffuse maintenant tous les tournois qu’il peut y avoir dans le monde entier.”
En voyant les meilleurs joueurs évoluer sur le circuit professionnel, Pirès mesure aussi l’écart qui existe entre les amateurs, même anciens sportifs de haut niveau, et les spécialistes de la discipline.
“On peut regarder les meilleurs joueurs, ils sont juste exceptionnels. Bien sûr, c’est leur métier, mais quand on les voit en vrai, on est loin vraiment de leur niveau.”
Mais cette différence n’enlève rien au plaisir. Au contraire, elle nourrit l’envie de progresser.
“Il y a une certaine explosion en termes de courts de padel en France, et c’est bien parce que ça nous permet de faire autre chose que le foot. C’est une discipline que j’aime beaucoup.”

Des similitudes avec le football
Ancien milieu offensif, Robert Pirès retrouve dans le padel plusieurs sensations qu’il avait connues sur les terrains de football. Pour lui, les points communs sont nombreux : déplacement, anticipation, vision du jeu, prise d’information rapide.
“La similitude entre le joueur de foot et ce que je pouvais ressentir sur un terrain, aujourd’hui sur un court de padel, ce sont les déplacements, l’anticipation, parfois la vision.”
Le padel demande de réagir vite, de lire les trajectoires, de prendre la bonne décision en une fraction de seconde. Des qualités que les anciens footballeurs connaissent bien.
“Il faut aller vite, il faut voir vite, il faut prendre une décision assez rapidement. Parfois, c’est de l’instantané.”
Au point de retrouver, par moments, certaines sensations très proches du football.
“Quand je joue au padel, sur des courts mouvements, vraiment sur des efforts fractionnés, j’ai parfois l’impression d’être sur un terrain de foot.”

Avec Sertic, une vraie complémentarité
À la 4PADEL Football Cup, Robert Pirès formait la paire marseillaise avec Grégory Sertic. Une association qui fonctionne bien, notamment grâce à une répartition claire des rôles.
“Avec Greg, on forme l’équipe Marseille aujourd’hui, mais on forme aussi l’équipe Canal+, on le dit, on le revendique.”
Sur la piste, Sertic occupe le côté gauche, avec un profil plus offensif.
Pirès, lui, se place côté droit, dans un rôle plus défensif, avec une arme qu’il utilise beaucoup : le lob.
“Je suis côté droit, plutôt défenseur. J’essaye de tout remettre. J’utilise beaucoup une arme qui s’appelle le lob, chose que j’ai beaucoup apprise et que j’apprends encore en Espagne, à Ibiza.”
Une complémentarité qui leur a permis d’atteindre les demi-finales, puis de se hisser jusqu’en finale, où la paire marseillaise a finalement été battue par l’équipe lyonnaise composée de Steed Malbranque et Sylvain Wiltord.
Mais au-delà du résultat, Robert Pirès insiste surtout sur la difficulté de trouver le bon partenaire au padel.
“Ce n’est pas facile de trouver un partenaire avec lequel on peut être assez complice. En tout cas, entre Greg et moi, ça se passe bien.”
À travers cette 4PADEL Football Cup, Robert Pirès a confirmé une chose : le padel n’est pas seulement un loisir pour les anciens footballeurs. C’est aussi un terrain où l’esprit de compétition, les automatismes et le plaisir du jeu restent bien présents.


































































































Où voir les demi-finales des P1000 Sens, Limoges et Draguignan ?
Le padel explose en Asie : 39 % des nouveaux clubs mondiaux y ouvrent en 2026
Après un 6/0, Lebrón et Augsburger renversent Galán / Chingotto : « Nous avons cessé de douter »
Galán met fin aux rumeurs de séparation avec Chingotto : “Il y a encore du Chingalán pour longtemps”
« Je n’ai jamais eu un partenaire aussi rapide que Jon » : Stupaczuk raconte le déclic de sa paire avec Sanz
Coello / Tapia surclassent Guerrero / Leal : « Les chiffres montrent que Chingo / Galan sont toujours dans la lutte »
Thomas Mitjana : il travaillait plus, gagnait moins… jusqu’à sa découverte du padel
FIP Tour : une grosse journée attend les Français à Séville, Oslo, Oeiras et Alkmaar, toutes les affiches et horaires
FIP Bronze Cotonou : Bergeron et Seurin surpris en quarts de finale, une défaite frustrante
P1000 Break Padel Club – Perrot / Rubio favoris, Hugounenq / Barthe en embuscade dans un tableau très relevé
P1000 Padel Sphere – Dornberger / Dupont-Brimbeuf favoris, une concurrence prête à bousculer la hiérarchie
Milan P1 : où voir les demi-finales ? Horaires, affiches et diffusion TV
Milan P1 : quatre demi-finales sous haute tension, entre revanches et rivalités
Plus de 91 000 pistes de padel dans le monde : jusqu’où ira la croissance ?
40 millions de joueurs de padel dans le monde : les chiffres d’une croissance spectaculaire
La France dépasse les 5 000 pistes de padel en 2026 : près de 900 nouvelles pistes
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?