À quelques semaines du FIP Bronze Marnes, organisé du 1er au 5 septembre 2026 au Forest Hill de Marnes-la-Coquette, les organisateurs affichent un objectif clair : attirer davantage de joueuses et parvenir à construire un tournoi féminin aussi dense et vivant que le tournoi masculin, des qualifications jusqu’au tableau principal.

Pour cette nouvelle édition, Adrien Westermann, cofondateur du tournoi, souhaite aller au-delà d’un simple appel aux inscriptions. L’idée est aussi d’écouter les joueuses, de comprendre les éventuels freins à leur participation et d’identifier les leviers que l’organisation pourrait actionner, à son échelle.

Pourquoi souhaitez-vous prendre la parole aujourd’hui sur la participation des joueuses ?

Adrien Westermann : Parce qu’on aimerait réussir à avoir un tournoi féminin aussi rempli et vivant que le tournoi masculin, dès les qualifications et jusqu’au tableau principal.

Lors de notre première édition, nous avions réussi à obtenir cette densité chez les hommes, un peu moins chez les femmes. Cette fois, on aimerait vraiment progresser sur ce point.

Plutôt que de simplement multiplier les appels aux inscriptions, on voudrait aussi comprendre ce qui peut encore freiner certaines joueuses au moment de participer à un tournoi comme le nôtre.

Qu’aimeriez-vous comprendre précisément ?

Adrien Westermann : Ce qui fait qu’une joueuse choisit un tournoi plutôt qu’un autre, ou décide finalement de ne pas participer.

Est-ce une question de calendrier, de déplacement, d’hébergement, de coût, de niveau, de prize money ou tout simplement de disponibilité ? Ou existe-t-il des choses beaucoup plus simples auxquelles, en tant qu’organisateurs, nous ne pensons pas forcément ?

Nous sommes organisateurs, pas joueuses. Le plus intéressant est donc de leur poser directement la question et de les écouter.

Concrètement, qu’aimeriez-vous réussir sur cette édition ?

Adrien Westermann : D’abord, avoir le maximum de joueuses qui aient envie de tenter l’aventure, quels que soient leur niveau ou leur classement sur le circuit.

L’idéal serait d’avoir des qualifications pleines, avec de nouvelles joueuses, des profils différents et peut-être des talents que l’on connaît encore peu, puis évidemment un tableau principal le plus relevé possible.

À notre échelle, si nous pouvons créer davantage d’opportunités de jouer, permettre à certaines joueuses de se confronter à un niveau international et leur donner ensuite envie de participer à d’autres tournois, ce sera déjà une belle réussite.

FIP Bronze Marnes : « À notre échelle, comment donner envie à plus de joueuses de venir ? »

L’expérience des joueuses peut-elle dépasser le strict cadre sportif ?

Adrien Westermann : C’est justement quelque chose qu’on aimerait explorer avec elles.

Quand une joueuse vient passer plusieurs jours sur un tournoi, il y a évidemment les matchs, mais aussi tout ce qu’il y a autour : le transport, l’hébergement, la restauration, la récupération, l’équipement, l’accueil, les contenus…

Nous avons certainement des choses à améliorer. La bonne démarche est donc de commencer par leur demander : qu’est-ce qui vous faciliterait réellement la vie et vous donnerait davantage envie de participer ?

Les partenaires peuvent-ils également avoir un rôle à jouer ?

Adrien Westermann : Oui, mais avec une logique très concrète.

Nous discutons avec des marques et des partenaires qui peuvent nous aider à améliorer l’expérience proposée pendant le tournoi. Si demain l’un d’eux peut répondre à un véritable besoin exprimé par les joueuses — faciliter un déplacement, proposer une solution de récupération, améliorer l’accueil ou apporter un service réellement utile — cela nous paraît beaucoup plus intéressant qu’un partenariat uniquement construit autour de la visibilité.

Le padel a aussi cette chance d’être un sport naturellement très ouvert et mixte. Pour les marques, accompagner le développement de la pratique féminine peut donc être un sujet particulièrement intéressant.

Votre ambition dépasse-t-elle le seul cadre du FIP Bronze Marnes ?

Adrien Westermann : Il faut rester très humble. Nous ne sommes qu’une étape dans un circuit international qui grandit extrêmement vite.

Mais si nous arrivons à identifier deux ou trois bonnes idées et à les mettre en œuvre chez nous, ce sera déjà une réussite.

Le développement du nombre de joueuses et de pratiquantes est évidemment un enjeu beaucoup plus large, porté notamment par la Ligue et la Fédération, qui nous accompagnent sur ce projet.

Nous pouvons simplement essayer d’y contribuer à notre niveau et, édition après édition, devenir un peu meilleurs et un peu plus ambitieux.

Quel message souhaitez-vous adresser aux joueuses ?

Adrien Westermann : Évidemment, on espère avant tout qu’elles seront nombreuses à avoir envie de s’inscrire et de venir jouer chez nous, que ce soit en qualifications ou dans le tableau principal.

Mais on aimerait également qu’elles se sentent libres de nous faire part de leur expérience, qu’elles participent au tournoi ou non.

Qu’est-ce qui peut freiner une inscription ? Qu’est-ce qui pourrait, au contraire, faire la différence ? Qu’est-ce qu’on pourrait améliorer dans l’expérience proposée aux joueuses ?

On n’a certainement pas toutes les réponses et certaines choses seront forcément hors de notre portée. Mais s’il y a deux ou trois bonnes idées que l’on peut mettre en œuvre avec nos partenaires, la Ligue, la Fédération ou simplement avec nos propres moyens, on aura déjà avancé.

Et peut-être donné envie à quelques joueuses supplémentaires de tenter l’aventure.

Une idée, un frein, un besoin ? Les organisateurs veulent vous entendre.

À quelques semaines du FIP Bronze Marnes 2026, le message est donc autant une invitation à participer qu’un appel au dialogue. L’objectif : comprendre les attentes des joueuses pour faire progressivement évoluer le tournoi et contribuer, à son niveau, au développement du padel féminin.