Ale Galán continue d’écrire l’histoire. En se qualifiant pour une nouvelle finale au P2 de Bordeaux, l’Espagnol est devenu le quatrième joueur de l’histoire à atteindre le cap symbolique des 100 finales sur le circuit professionnel. Un accomplissement qui confirme son statut parmi les plus grands, même si une statistique résume à elle seule la difficulté de son époque : près d’une finale sur deux s’est jouée face à la paire Coello / Tapia.
Une régularité exceptionnelle depuis 2018
Avec 100 finales disputées, Ale Galán rejoint un cercle extrêmement fermé composé de Fernando Belasteguín, Juan Martín Díaz et Pablo Lima.
Depuis 2018, l’Espagnol n’a manqué aucune saison sans atteindre une finale, preuve d’une constance rare au plus haut niveau. Son exercice le plus prolifique reste 2022, avec 21 finales disputées et 14 titres remportés.
Son bilan global est désormais de 58 trophées pour 42 finales perdues, soit un taux de réussite de 58 %.

Lebrón puis Chingotto : deux périodes bien différentes
Les statistiques mettent également en lumière l’évolution de la carrière de Galán selon ses partenaires.
Aux côtés de Juan Lebrón, avec qui il a dominé le circuit entre 2020 et 2024, Galán a disputé 48 finales pour 33 titres, soit 69 % de réussite.
Depuis son association avec Federico Chingotto, les finales continuent de s’enchaîner : 43 déjà. En revanche, le rendement est différent avec 18 titres, soit 42 % de réussite.
Le niveau de Galán n’a pourtant jamais semblé baisser. Le contexte, lui, a profondément changé.

Coello et Tapia, le mur de toute une génération
C’est sans doute la statistique la plus révélatrice.
Sur ses 100 finales, 43 ont été disputées contre Arturo Coello et Agustín Tapia. Autrement dit, près d’une finale sur deux a opposé Galán à la paire qui domine le padel mondial depuis 2023.
Le bilan est de 14 victoires pour 29 défaites, soit 33 % de succès.
Aucune autre rivalité récente n’a autant façonné le palmarès d’un joueur.

Un grand de l’histoire malgré tout ?
À 100 finales, Ale Galán confirme qu’il appartient déjà aux plus grands joueurs de l’histoire du padel.
Les chiffres racontent toutefois une autre réalité : alors qu’il continue d’accumuler les finales, il se heurte régulièrement à la paire Coello / Tapia, devenue la référence de cette génération.
La question reste donc ouverte : Galán aurait-il un palmarès encore plus impressionnant sans la domination de la paire Coello/Tapia, ou cette rivalité fait-elle justement partie de la grandeur de sa carrière ?
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