Maxime Forcin et Max Joris sont en finale des Championnats de France de padel 2026. Mais il aura fallu aller la chercher au forceps. Opposés à Arthur Hugounenq et Alexis Coulombeau, tombeurs plus tôt de Johan Bergeron / Timéo Fonteny, les deux hommes ont dû batailler trois sets avant de s’imposer 4/6 6/3 7/6.
Une demi-finale sous haute tension, conclue au tie-break d’un troisième set où chaque point pesait lourd. Pour Forcin et Joris, cette victoire vient également conclure une journée passée à jouer avec leurs nerfs : trois tie-breaks disputés, trois remportés.
À chaud, les deux finalistes sont revenus au micro de Padel Magazine sur cette bataille, la fatigue, leur force mentale et cette finale qui attend désormais Forcin pour la deuxième fois et Joris pour la première.
« Il va falloir bien récupérer »
Padel Magazine : Encore un tie-break aujourd’hui et encore un tie-break remporté. Après une victoire 7/6 au troisième set en demi-finale, quel est le premier sentiment ?
Maxime Forcin :
Il va falloir bien récupérer ! C’est le premier sentiment.
Après, je suis hyper heureux. Je pense qu’on gagne aussi parce qu’on s’entend hyper bien tous les deux. On s’encourage tout le temps et il n’y a aucune tension entre nous.
Je pense que ça joue énormément dans ces moments-là. Aujourd’hui, on gagne trois tie-breaks sur trois. Ce n’est sûrement pas anodin.
Donc oui, je suis hyper heureux.
Joris : « Heureux, content et soulagé »
Pour Max Joris, cette qualification possède une saveur particulière. Quelques jours après l’annonce de sa sélection en équipe de France, il décroche sa première finale aux Championnats de France.
Padel Magazine : Max, première finale des Championnats de France pour toi. À chaud, comment te sens-tu ?
Max Joris :
Hyper heureux. Hyper content. Et surtout soulagé.
J’étais très fatigué après le match de ce matin. J’avais laissé énormément d’énergie et, par moments, je manquais clairement de lucidité.
Il y a notamment ce jeu où je fais énormément de fautes. Ce sont surtout de mauvais choix tactiques, des coups forcés. Je pense que c’était directement lié au manque d’énergie.
Mais j’ai réussi à réagir, notamment grâce à Max et grâce à Kike. J’ai réussi à me remettre dedans.
Et maintenant, on va jouer une finale des Championnats de France.
Forcin : « Max court cinq ou six fois plus que moi »
Là où Joris termine cette demi-finale éprouvé, Maxime Forcin semble avoir mieux encaissé l’enchaînement des rencontres.
Un constat qu’il explique notamment par leurs styles de jeu très différents.
Padel Magazine : Physiquement, tu sembles encore avoir beaucoup de ressources. Tu travailles particulièrement cet aspect ?
Maxime Forcin :
Oui, je m’entraîne beaucoup physiquement.
Après, il ne faut pas oublier que Max court quand même cinq ou six fois plus que moi ! Moi, j’ai tendance à venir mettre mon fauteuil au filet et à moins bouger. Donc c’est normal qu’il soit plus fatigué.
J’ai aussi un style de jeu qui me permet d’enchaîner énormément. Et tous les entraînements de tennis que j’ai faits pendant des années m’aident beaucoup sur les déplacements avant-arrière.
Physiquement, ce n’est donc pas forcément un problème pour moi.
Une deuxième finale pour Forcin
Si Joris découvrira la finale des Championnats de France, Forcin connaît déjà ce rendez-vous.
Il avait déjà atteint ce stade de la compétition aux côtés de Dylan Guichard.
Cette fois, c’est avec Joris qu’il aura l’occasion d’aller chercher le titre.
Et peu importe l’adversaire qui se présentera face à eux, le discours est clair.
Maxime Forcin :
Peu importe la paire qu’on aura en face. J’ai déjà perdu contre les deux cette année.
De toute façon, si on veut gagner, il faudra battre la paire qui sera devant nous.
On va tout donner et surtout bien récupérer avant demain.
« Arthur et Alexis ont fait un gros match »
Dans l’euphorie de la qualification, Forcin a également tenu à saluer la prestation de Hugounenq et Coulombeau.
Les deux joueurs avaient déjà créé la sensation en quarts de finale et sont passés tout près de poursuivre leur aventure.
Maxime Forcin :
Je tiens vraiment à féliciter Arthur et Alexis parce qu’ils ont fait un gros match.
Alexis, notamment, a lobé à la perfection pendant toute la rencontre. C’est forcément dur pour eux de perdre comme ça.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.


































































































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