Il y a des décisions qui dépassent le simple cadre du règlement.
Et celle de ne pas offrir de wild card à Miguel Lamperti pour le tableau principal du Buenos Aires Premier Padel P1 en fait clairement partie.
Parce qu’ici, il ne s’agit pas d’un joueur lambda.
Il s’agit probablement de l’un des plus grands ambassadeurs que le padel ait jamais connus.
Et surtout d’un Argentin.
À Buenos Aires.
Peut-être pour son dernier grand tournoi à domicile.
Une absence de wild card qui choque une partie du monde du padel
L’élimination de Miguel Lamperti et de son partenaire Martín Abud en qualifications a laissé un goût amer à beaucoup de fans.
Pas tant pour le résultat sportif.
Facundo López et Franco Dal Bianco ont réalisé un très bon match pour s’imposer 6/2 7/6 et méritent évidemment leur qualification.
Mais l’histoire dépasse largement ce match.
Car beaucoup estiment que les organisateurs ont manqué une occasion évidente :
celle d’offrir une sortie digne à une légende du padel mondial devant son public.
Personne n’aurait crié au scandale
Le plus étonnant dans cette histoire, c’est que personne – ou presque – n’aurait trouvé cette wild card illégitime.
Au contraire.
Dans de nombreux tournois, on voit régulièrement des invitations accordées à des joueurs ou des paires beaucoup moins bien classés.
Or, Lamperti et Abud arrivaient tout de même comme tête de série 8 des qualifications.
On parle ici d’un joueur encore classé dans le Top 60 mondial.
D’un homme qui a traversé toutes les époques du padel professionnel.
D’une figure adorée du public argentin.
Et surtout d’un joueur qui représente énormément pour l’image même du sport.

Brussels P2 l’avait compris
Le contraste avec le Brussels Premier Padel P2 est d’ailleurs frappant.
En Belgique, les organisateurs avaient offert une wild card à Lamperti lorsqu’il évoluait avec le Belge Isaac Huysveld.
Certes, l’association avec un joueur local représentait évidemment un “ticket gagnant” pour obtenir l’invitation.
Mais au moins, les organisateurs avaient compris quelque chose d’essentiel : Lamperti dépasse aujourd’hui le simple aspect sportif.
Sa présence dans un tableau apporte de l’émotion, de l’image, de l’histoire, du public, et une connexion avec les fans.
Oui, cet article a un parti pris
Alors certains diront peut-être que le journaliste derrière ces lignes manque d’objectivité.
Et ils auront probablement raison.
Oui, Miguel Lamperti fait partie des joueurs qui ont marqué toute une génération de passionnés.
Oui, son charisme est unique.
Mais au-delà de l’affect, il existe aussi une réalité économique et historique.
Lamperti a contribué à faire grandir ce sport comme très peu de joueurs l’ont fait.
Lamperti, bien plus qu’un joueur
Il ne faut pas oublier non plus l’impact énorme qu’il a eu sur certaines marques majeures du secteur.
Impossible par exemple d’évoquer NOX sans penser à la mythique ML10, une raquette devenue culte et qui a traversé les générations de joueurs amateurs et professionnels.
Pendant des années, Lamperti a été l’un des visages les plus reconnaissables du padel mondial.
Son bandeau, son style spectaculaire, sa personnalité et son énergie ont contribué à populariser le sport bien au-delà des pistes.
Les organisateurs préparent-ils quelque chose ?
Évidemment, il est difficile d’imaginer que les organisateurs du tournoi et Premier Padel ne préparent rien pour lui.
On imagine facilement un hommage pendant les finales ou encore une cérémonie spéciale. Mais bon…
Parce que Lamperti mérite évidemment une sortie à la hauteur de ce qu’il a apporté au padel.
Mais malgré cela, une question reste entière :
Pourquoi ne pas lui avoir offert directement cette wild card qui semblait presque naturelle ?
L’argument des wild cards “de trop” ?
Certains défendront malgré tout la décision.
Après tout, Lamperti avait déjà bénéficié récemment :
- d’une wild card au Brussels P2,
- puis d’une autre à l’Asunción Premier Padel P2.
Les organisateurs ont peut-être considéré qu’une troisième invitation consécutive devenait difficile à justifier sportivement.
Peut-être aussi que le fait d’évoluer avec un Paraguayen de 23 ans, Martín Abud, plutôt qu’avec un joueur argentin, a pesé dans la balance.
Mais même avec cet argument, difficile de ne pas penser que s’il existait un tournoi où cette wild card était évidente… c’était précisément celui-ci.
À Buenos Aires.
Chez lui.
Devant son public.
Dans un P1 argentin.
Parce que parfois, le sport ne devrait pas uniquement se résumer à des points, des règlements ou des tableaux.
Parfois, il faut aussi savoir respecter l’histoire.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.


































































































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