Moins de quatre mois après une première édition unanimement saluée, le FIP Bronze de Marnes-la-Coquette est déjà de retour, du 31 août au 5 septembre. Ambitions sportives, expérience proposée aux joueurs et aux spectateurs, développement des partenariats et volonté d’inscrire durablement le tournoi dans le paysage français : Victor Teboul et Adrien Westermann reviennent sur les enjeux de cette deuxième édition.
Padel Magazine : À peine quatre mois après une première édition réussie, vous êtes déjà de retour. Comment abordez-vous cette deuxième édition ?
Victor Teboul :
Avec beaucoup de sérénité… mais toujours un peu de stress, évidemment.
En mai, nous découvrions l’organisation d’un tournoi international. Entre les attentes des joueurs, de leurs proches, de la FIP, de la FFT, de la Ligue Île-de-France, du Forest Hill, de nos partenaires et des collectivités, nous avons vite compris qu’un événement comme celui-ci reposait sur un équilibre extrêmement fin.
Cet équilibre reste fragile, notamment sur le plan financier, mais les retours ont été très encourageants. Nous avons le sentiment d’avoir posé des bases solides. Désormais, notre seul objectif est de progresser.
Nous avons aussi la chance de nous inscrire dans une formidable dynamique autour du padel en Île-de-France. Avec notre tournoi, puis l’Alpine Paris Major à Roland-Garros dès le lendemain, ce sont finalement près de deux semaines de très haut niveau qui seront proposées aux joueurs comme aux passionnés.
Nous espérons que beaucoup profiteront de cette belle séquence pour vivre pleinement le padel en région parisienne.
Padel Magazine : L’édition de mai avait bénéficié d’une météo idéale, d’un beau scénario sportif et d’excellents retours sur l’organisation. Comment faire encore mieux ?
Victor Teboul :
En restant à l’écoute.
Les retours ont été très positifs, mais nous avons surtout recherché ceux qui pouvaient nous permettre de progresser.
Chaque détail compte : l’accueil des joueurs, les espaces de vie, les horaires, la restauration ou encore l’information. Nous avons essayé de regarder notre propre organisation avec beaucoup d’humilité.
Notre ambition n’est pas de tout changer, mais de faire un peu mieux partout.
Adrien Westermann :
C’est exactement notre état d’esprit.
Certaines choses avaient très bien fonctionné. D’autres étaient encore un peu artisanales, ce qui est assez logique lorsqu’on organise une première édition.
Nous avons donc travaillé sur tout ce qui participe à l’expérience globale : mieux accueillir les joueurs, produire davantage de contenus, offrir plus de visibilité à nos partenaires, renforcer notre présence digitale et, plus largement, contribuer encore davantage au développement du padel en Île-de-France.

Padel Magazine : Cette édition devait initialement devenir un FIP Silver. Pourquoi avoir finalement conservé le format Bronze ?
Adrien Westermann :
La raison principale est évidente : placé juste avant du Paris Major, on avait peur d’avoir un niveau beaucoup trop fort faisant fuir certains joueurs français qui sont surtout à la recherche de points. Certains joueurs nous l’avaient d’ailleurs dit, à savoir qu’ils se pouvaient qu’ils aillent voir ailleurs quitte même à payer plus que de rester même à Paris pour participer à ce tournoi si ce tournoi restait en silver. En effet, le FIP Bronze restera un très beau tournoi, mais avoir trop de joueurs du top 50 mondial par exemple n’aurait pas été une bonne opération pour les meilleurs joueurs français.
Victor Teboul :
Après plusieurs échanges avec la FIP, la FFT et le Forest Hill, nous avons estimé qu’il s’agissait aujourd’hui du format le plus pertinent.
Nous préférons construire un tournoi solide plutôt que de vouloir grandir trop vite.
Le FIP Bronze reste extrêmement attractif. Il permet à de nombreux joueurs français d’aller chercher leurs premiers points internationaux et conserve une véritable proximité entre les joueurs, les spectateurs et les organisateurs.
Cette convivialité fait aujourd’hui partie de l’identité du tournoi et nous souhaitons la préserver.
Padel Magazine : Quels seront vos principaux objectifs cette année ?
Victor Teboul :
Sportivement, nous aimerions accueillir davantage de joueuses. La mixité fait partie de l’ADN du padel et nous aimerions que notre tournoi en soit le reflet.
Sur le plan organisationnel, notre ambition est simple : offrir les meilleures conditions possibles aux joueurs et faire en sorte que chacun reparte avec l’envie de revenir.
Adrien Westermann :
Nous avons également un objectif important sur le digital.
En mai, grâce au travail réalisé avec Padel Magazine, Neo Padel et l’ensemble de nos partenaires médias, le tournoi a généré près de 850 000 vues sur les réseaux sociaux en une dizaine de jours.
Nous aimerions franchir cette fois le cap du million de vues.
Pas simplement pour les chiffres, mais parce que cette visibilité bénéficie aux joueurs et à nos partenaires, tout en participant au rayonnement du padel.
Padel Magazine : Justement, que retenez-vous de cette première édition du côté des partenaires ?
Adrien Westermann :
Le plus difficile, dans le sponsoring, est souvent d’obtenir un premier « oui ».
Mais le véritable défi commence ensuite : être à la hauteur de la confiance accordée.
Nous sommes donc particulièrement heureux de retrouver HEAD, Vitamin Well et Cupra Rueil-Malmaison, qui ont choisi de renouveler leur engagement. C’est probablement la plus belle reconnaissance de notre travail.
Notre ambition est de construire un écosystème de partenaires fidèles, capables de grandir avec le tournoi.
En parallèle, nous ne nous cachons pas derrière cette satisfaction. L’équilibre économique d’un tournoi international reste extrêmement fragile. C’est la réalité du sport aujourd’hui, particulièrement pour des événements indépendants comme le nôtre.
Nous poursuivons donc plusieurs discussions avec de nouveaux partenaires. Certaines entreprises finalisent leurs décisions très tardivement et nous restons naturellement ouverts à toutes les rencontres.
Chaque nouvel accompagnement nous permet concrètement d’améliorer l’expérience proposée aux joueurs et au public.



Padel Magazine : Pourquoi une entreprise choisirait-elle d’accompagner un FIP Bronze ?
Adrien Westermann :
Parce que le padel connaît aujourd’hui une dynamique exceptionnelle.
Entre les clubs qui se développent partout en France, l’Alpine Paris Major, les initiatives comme le FIP Promises, qui a remarquablement mis en lumière la jeune génération cet été, et tous les acteurs qui contribuent à faire grandir ce sport, nous sommes heureux d’apporter, nous aussi, notre pierre à l’édifice.
Notre ambition n’est pas de rivaliser avec les plus grands événements.
Elle est de construire un rendez-vous chaleureux, accessible et à taille humaine, dans un cadre exceptionnel aux portes de Paris.
Pour une entreprise, c’est l’occasion de rencontrer près de 200 joueurs internationaux, leurs entourages, plusieurs centaines de passionnés présents pendant la semaine et une communauté digitale qui continue de grandir.
Nous croyons beaucoup à cette proximité et à cette authenticité.
Padel Magazine : Organiser un tournoi à la fin du mois d’août ne complique-t-il pas les choses ?
Adrien Westermann :
Pour les partenariats, ce n’est évidemment pas la période idéale.
Les agendas sont chargés, beaucoup de décideurs sont encore en vacances et certains budgets ne sont validés qu’au dernier moment.
Heureusement, nous avions lancé une grande partie des discussions dès le mois de mai. Cela nous permet d’aborder cette rentrée avec davantage de visibilité.
Mais si certaines entreprises souhaitent encore rejoindre l’aventure, il est toujours temps d’échanger.
Victor Teboul :
Sur le plan organisationnel, cela demande également beaucoup d’anticipation.
Heureusement, nous pouvons compter sur l’accompagnement du Forest Hill, de la FFT, de la Ligue Île-de-France et de toutes les équipes mobilisées autour du tournoi.
Nous avons aussi énormément appris lors de cette première édition.
Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts pour retrouver une météo aussi agréable qu’au printemps !
Padel Magazine : Si vous deviez convaincre un passionné de padel de venir à Marnes-la-Coquette, que lui diriez-vous ?
Victor Teboul :
Que le spectacle commence dès les qualifications.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 20 août et nous espérons accueillir de très nombreux joueurs français.
Pour les spectateurs, rendez-vous du 31 août au 5 septembre, à seulement quinze minutes de la Porte d’Auteuil.
Le cadre est magnifique, l’accès est simple, l’entrée est libre et c’est l’occasion de voir des joueurs internationaux de très près, dans une ambiance conviviale.
Les finales auront lieu le samedi en début d’après-midi afin de permettre aux joueurs qui le souhaitent de rejoindre Roland-Garros et de participer, dès le dimanche, au début des qualifications de l’Alpine Paris Major.
Nous trouvions important que ces deux rendez-vous s’articulent naturellement. Chacun possède sa place, son identité et son public, mais ensemble, ils offrent aux joueurs comme aux passionnés près de deux semaines de très beau padel en Île-de-France.
C’est une excellente nouvelle pour le développement de notre sport.
Padel Magazine : Un dernier mot ?
Victor Teboul :
Nous rêvons que cette semaine devienne, au fil des années, un rendez-vous attendu du calendrier FIP français.
Avec beaucoup d’humilité, nous voulons construire un tournoi où les joueurs prennent plaisir à revenir, où les partenaires trouvent du sens à leur engagement et où les passionnés savent qu’ils passeront une belle semaine de padel.
Nous avons encore énormément de choses à améliorer, mais cette progression permanente fait partie du projet.
Pour prolonger cette belle séquence francilienne, nous offrirons également à tous les joueurs inscrits aux qualifications avant le 15 août une place pour assister à l’Alpine Paris Major entre le dimanche et le mardi.
Une façon de célébrer ensemble près de deux semaines de padel de très haut niveau en Île-de-France et de créer un véritable fil rouge entre notre tournoi et l’Alpine Paris Major.






























































































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