Deux matchs, quatre sets remportés et seulement huit jeux concédés : Franco Stupaczuk et Jon Sanz ont parfaitement lancé leur tournoi à Rotterdam. Leur quart de finale contre Alejandro Galán et Federico Chingotto pose toutefois une autre question : peuvent-ils maintenir leur niveau lorsque l’adversaire réduit les occasions d’attaquer et les oblige à reconstruire le point ?
Vainqueurs de Mario Ortega–Adam Axelsson puis de Pol Hernández–Manuel Castaño sur le même score, 6/2 6/2, Stupaczuk et Sanz arrivent en quarts sans avoir laissé de manche en route. Galán et Chingotto ont également réussi leur entrée en lice, avec une victoire 6/0 6/2 contre Enzo Jensen et David Gala.
Ces résultats installent l’affiche, mais ne disent pas encore comment les deux paires réagiront dans un match plus disputé. Pour Stupa et Sanz, le défi sera notamment de trouver une continuité entre leurs séquences offensives et les échanges où ils devront accepter de patienter.
Sanz : conserver l’initiative sans précipiter la finition
La question soulevée à Lyon reste pertinente : comment conserver l’explosivité de Jon Sanz tout en réduisant les erreurs qui peuvent interrompre une bonne séquence ? Un smash spectaculaire rapporte un point. Une faute évitable sur le retour suivant peut immédiatement effacer ce bénéfice.
Face à Chingotto dans sa diagonale, le gaucher pourrait être confronté à ce choix de manière répétée. Si l’Argentin parvient à défendre ses premières accélérations et à lui renvoyer une balle moins favorable, Sanz devra décider s’il peut poursuivre l’attaque ou s’il doit reconstruire.
La qualité de sa sélection aérienne sera donc un indicateur plus intéressant que le seul nombre de smashs gagnants. Sur un lob qui le repousse ou l’oblige à frapper en déséquilibre, conserver une position offensive avec une balle travaillée pourrait être plus rentable que chercher immédiatement la sortie.
Cela ne signifie pas renoncer à sa puissance. L’enjeu sera de l’utiliser lorsque la préparation du point lui donne une véritable occasion de terminer.
Le retour, premier moyen d’éviter de subir
Le duel commencera également bien avant le smash. Contre une paire capable de s’installer rapidement au filet, la qualité des retours peut déterminer toute la suite de l’échange.
Pour Sanz et Stupaczuk, un retour bas et suffisamment précis pourrait empêcher une première volée agressive, puis ouvrir une possibilité de lob ou de montée. À l’inverse, un retour trop haut offrirait immédiatement à leurs adversaires une balle permettant de les maintenir au fond.
Sur les points importants, il faudra notamment observer si Sanz conserve une marge suffisante au-dessus du filet, tout en évitant de rendre une balle confortable. La régularité recherchée se jouera aussi dans ces coups peu spectaculaires qui permettent simplement de rester dans le point.
Stupaczuk aura sa part dans l’équilibre
Ce quart ne se résumera pas à la capacité de Sanz à limiter son déchet. Stupaczuk devra également contribuer à créer les conditions dans lesquelles son partenaire peut attaquer.
Si Galán prend l’initiative dans sa diagonale, l’Argentin aura besoin de trouver des sorties de défense suffisamment précises pour éviter que la pression ne s’étende au centre. Un lob profond peut faire reculer la paire adverse ; une balle basse bien placée peut lui compliquer la volée suivante. Dans les deux cas, l’objectif serait de retrouver du temps pour avancer ensemble.
La couverture du centre sera particulièrement intéressante. Avec un droitier à gauche et un gaucher à droite, Stupa et Sanz disposent tous deux de leur coup droit vers l’intérieur. Cette configuration peut favoriser leurs interventions offensives, à condition que la répartition des balles reste claire et que celui qui accompagne l’attaque assure le replacement.
Savoir prolonger une bonne séquence
Le principal enseignement de ce match pourrait finalement se trouver dans les points qui suivent une occasion manquée. Après un smash défendu, un break concédé ou une faute sur une balle accessible, Stupaczuk et Sanz parviendront-ils à conserver leurs choix et leur organisation ?
Pour franchir ce quart, ils auront probablement besoin de produire des accélérations décisives. Mais leur capacité à traverser les passages moins favorables, sans multiplier les initiatives forcées, pourrait peser tout autant.
J’ai découvert le Padel en Espagne par hasard dans un camping. Le virus a pris immédiatement, passionné de padel, je suis l’actualité internationale et régionale en vibrant tout autant que ce sport.


































































































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