Parmi les paires françaises engagées au FIP Silver de Narbonne, l’association formée par Clara Mansart et Marie-Amélie Dardaine mérite une attention particulière. Réunies depuis seulement quelques semaines, les deux joueuses commencent déjà à récolter les fruits de leur collaboration avec des résultats de plus en plus convaincants sur le circuit international.

Une dynamique de plus en plus intéressante

Le début de saison 2026 de Clara Mansart est positif. Performante sur les premières échéances de l’année, notamment sur le circuit français avec plusieurs bons résultats en P2000, mais aussi lors du FIP Silver de Caen, la Française confirme qu’il faut compter sur elle. Plus que jamais, avec notamment le retrait de Jessica Ginier en équipe de France, elle fait partie des grandes prétandantes pour obtenir une place.

Le choix de s’associer avec Marie-Amélie Dardaine semble aujourd’hui porter ses fruits. Les deux joueuses se complètent de mieux en mieux et affichent une progression constante au fil des tournois.

Leur parcours réalisé au FIP Silver de Bandol l’illustre. Opposées en quart de finale à la tête de série 5 composée de Lisa Rachel Phillips et Fiona Ligi, les Françaises ont livré un bon match en s’imposant 7/5 7/6. Malgré la défaite, c’est certainement et surtout face à Carmen Castillon Gamez / Maria Portillo Perez (TS3) qu’on a pu voir les progrès.

Une belle opportunité à saisir à Narbonne

Au-delà des résultats, cette association semble avoir trouvé un équilibre intéressant. Marie-Amélie Dardaine est une joueuse capable du meilleur, mais parfois victime de quelques irrégularités qui peuvent coûter cher à son équipe. Son potentiel est indéniable : la gauchère est capable de frapper très fort et de surprendre ses adversaires par son agressivité. L’enjeu est désormais de canaliser cette fougue pour gagner encore en régularité.

Clara Mansart, un peu plus jeune et moins expérimentée sur le FIP Tour, impressionne pourtant par sa constance. C’est aujourd’hui elle qui parvient le mieux à maintenir un niveau de jeu stable tout au long des rencontres. Dotée d’une belle puissance, elle est également capable de réaliser des par 3 dans de nombreuses situations, preuve que ses qualités offensives sont en pleine progression.

Pour continuer à franchir des paliers, les deux Françaises devront sans doute développer davantage leur plan B. Face à des adversaires mieux classées, un jeu défensif plus solide et une meilleure gestion des temps faibles pourraient leur permettre de rivaliser plus régulièrement au plus haut niveau. C’est probablement dans ce secteur qu’elles disposent de la plus grande marge de progression pour grimper sensiblement au classement mondial.

La paire 12 de la liste féminine à Narbonne, les deux Françaises pourraient hériter d’un tirage délicat dès leur entrée en lice. Mais leur récent parcours à Bandol a montré qu’elles sont capables de rivaliser avec des joueuses mieux classées.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !