Quelques jours avant de remporter le Málaga P1, Gemma Triay s’est confiée dans un long entretien accordé à Marca. La numéro 1 mondiale y aborde la lutte pour le sommet du classement, son association avec Delfi Brea ou encore le Mondial à venir. Mais c’est surtout un regret personnel qui retient l’attention : la manière dont s’est achevée son aventure avec Alejandra Salazar.
Un chapitre resté inachevé
Dans le padel féminin, rares sont les paires qui ont autant marqué leur époque que Gemma Triay et Alejandra Salazar. Sacrées à de nombreuses reprises et longtemps installées au sommet de la hiérarchie mondiale, les deux Espagnoles ont écrit l’une des plus belles pages du circuit.
Pourtant, Triay avoue aujourd’hui qu’elle aurait aimé offrir une autre conclusion à cette histoire.
« C’est l’une des choses qui me restent un peu en travers. Je regrette de ne pas avoir pu terminer mon aventure avec Ale de la meilleure manière. »
La joueuse espagnole explique qu’elle aurait aimé disputer une dernière période à ses côtés afin de refermer ce chapitre « avec la joie et l’esprit de combattantes qui nous caractérisaient ».
“Triazar”, une alchimie rare
Au-delà des titres, Gemma Triay retient avant tout la relation qui les unissait sur le terrain.
« Nous étions une paire qui n’abandonnait jamais un match avant de serrer la main de nos adversaires. Cette mentalité était l’une de nos plus grandes forces. »
Elle insiste également sur une évidence souvent oubliée dans le sport de haut niveau : réunir deux grandes joueuses ne garantit pas automatiquement le succès.
« La connexion et l’alchimie que nous avions sont très difficiles à retrouver. On pense souvent que réunir deux grandes joueuses suffit, mais deux plus deux ne font pas toujours quatre. »
Selon Triay, leur association est née « au bon moment », lorsque toutes les deux évoluaient à leur meilleur niveau.
Le choix de ne jamais reformer la paire
Ces déclarations font écho aux confidences récentes d’Alejandra Salazar, qui reconnaissait avoir commis l’un des plus grands regrets de sa carrière en refusant de reformer leur duo lorsque Gemma Triay l’avait sollicitée.
Interrogée sur ce sujet, la numéro 1 mondiale ne cache pas sa déception. Sans refaire l’histoire, elle admet qu’elle aurait aimé connaître un deuxième chapitre avec celle avec qui elle a dominé le circuit.
Malgré ce regret, elle préfère retenir le positif.
« C’est une période dont je me souviendrai toujours avec énormément de bonheur, de fierté et de gratitude pour tout ce que nous avons accompli ensemble. »
Désormais tournée vers l’avenir
Aujourd’hui, Gemma Triay regarde devant elle. Son association avec Delfi Brea, entamée il y a un an et demi, continue de gagner en maturité. Les deux joueuses se connaissent désormais parfaitement et poursuivent leur quête de nouveaux titres dans une saison particulièrement disputée.
L’Espagnole estime d’ailleurs que la lutte à trois pour la place de numéro 1, avec les paires Brea / Triay, Josemaría / González et Sánchez / Ustero, contribue à faire progresser le niveau du circuit féminin.
Mais, même au sommet de la hiérarchie mondiale, certains chapitres restent ouverts. Et celui de “Triazar” continuera sans doute longtemps d’alimenter les regrets… et les souvenirs des amateurs de padel.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !


































































































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