À 17 ans, Delfi Brea quittait l’Argentine avec un objectif immense : devenir un jour la meilleure joueuse de padel au monde. Presque dix ans plus tard, le rêve est devenu réalité. Son parcours est désormais au cœur du deuxième épisode de « Padel Life », la série documentaire de Red Bull TV, disponible depuis ce samedi 19 septembre.
Un documentaire qui revient sur les sacrifices, les doutes, les changements de partenaires et les étapes qui ont construit l’une des joueuses les plus fortes de sa génération.
« Arriver en Espagne a été une folie »
Présenté cette semaine à Madrid, le documentaire retrace notamment les premières années de Delfi Brea en Espagne.
Partie très jeune de Buenos Aires, l’Argentine reconnaît que son adaptation n’a pas été simple.
« Arriver en Espagne a été une folie. C’est une expérience qui, même aujourd’hui, ressemble encore à des montagnes russes. »
Elle explique également que sa famille et elle ont mis plusieurs années avant de réellement trouver leur équilibre.
Le chemin vers le sommet n’a donc rien eu de linéaire.
Le padel depuis l’enfance
Delfi Brea a grandi dans un environnement totalement tourné vers le padel.
Son père, Nito Brea, ancien joueur professionnel et entraîneur reconnu, dirigeait le Club El Monasterio, à Buenos Aires.
C’est là qu’elle a construit les premières bases de son jeu.
Avant de choisir définitivement le padel, Brea avait également connu une belle expérience dans le tennis. Mais à 12 ans, son choix était déjà fait.
Elle rejoindra ensuite l’Espagne et enchaînera plusieurs associations avec Sara Pujals, Ana Catarina Nogueira, Tamara Icardo ou encore Sofia Araújo, avant de véritablement s’installer parmi les meilleures aux côtés de Bea González.
Gemma Triay, le projet qui change tout
Le tournant majeur arrive avec son association avec Gemma Triay.
Après les problèmes physiques de Bea González, Brea lance un nouveau projet avec l’Espagnole.
« Changer avec Gemma m’a donné un nouvel air et de nouvelles envies de continuer à travailler. Pour moi, avoir une partenaire de padel, c’est comme avoir une partenaire de vie. »
Une association qui va finalement lui permettre d’atteindre l’objectif poursuivi depuis l’adolescence : la place de numéro 1 mondiale.
Le cap est franchi lors du Tarragona P1 en août 2025.
Un moment particulier, mais vécu différemment de ce qu’elle avait imaginé.
« Ce qui m’a rendue le plus heureuse, c’était de voir les autres. C’était davantage un sentiment de soulagement. »
Un retour en Argentine pas totalement parfait
L’un des moments forts du documentaire revient également sur son retour à Buenos Aires en 2026, cette fois avec le statut de numéro 1 mondiale.
Un retour forcément très attendu après avoir quitté son pays à 17 ans.
Mais sportivement, le scénario parfait n’a pas eu lieu.
Brea / Triay se sont inclinées face à Bea González / Paula Josemaría, laissant échapper le titre à domicile.
Une défaite frustrante, mais que Brea a choisi de transformer en motivation.
« Je suis repartie avec la sensation que je pouvais faire mieux, que je pouvais progresser. Ça m’a réactivée et poussée à continuer. »
Une compétitrice aussi en dehors de la piste
Le documentaire montre aussi une autre facette de Delfi Brea.
Passionnée de jeux vidéo, elle voue surtout un attachement très fort à Boca Juniors.
« Quand je suis dans les tribunes pour voir Boca, je suis exactement pareille. Je crie, je chante. C’est quelque chose avec lequel on naît. »
Une personnalité très compétitive, qui dépasse largement le cadre du 20×10.
Devenir un modèle sans changer
Avec son nouveau statut, Brea reconnaît aussi avoir pris une autre dimension auprès du public.
Mais son message reste simple :
« Je veux simplement utiliser cela pour transmettre un message positif : continuer d’essayer jusqu’au bout, faire tout son possible pour y arriver. »
Son histoire colle parfaitement à ce discours.
Partie d’Argentine à 17 ans avec un rêve qui semblait immense, Delfi Brea est revenue dans son pays près de dix ans plus tard comme numéro 1 mondiale.
Un parcours désormais raconté dans « Padel Life », où l’on découvre autant la championne que tout ce qu’il a fallu traverser pour atteindre le sommet.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !


































































































Padel Now : nous avons testé l’application qui veut simplifier la vie des compétiteurs
Lebrón / Augsburger : une finale perdue, mais un cap franchi à Milan ?
Thomas Leygue retrouve enfin le top 100 mondial : une renaissance après des mois de galère
Milan P1 : près de 39 000 entrées, un nouveau record de fréquentation
« Avant, on parlait de la deuxième place, maintenant de la première » : Sánchez et Ustero changent de dimension
Agustín Tapia : “Je remercie Dieu pour le talent qu’il m’a donné”
Après un 6/0, Lebrón et Augsburger renversent Galán / Chingotto : « Nous avons cessé de douter »
300 victoires pour Coello, mais une seule priorité : « Les récompenses individuelles ne nous intéressent pas »
P1000 : des surprises, des premières et de gros combats, retour sur les résultats du week-end à Limoges, Draguignan, Tarbes, Sens, Bastia et Padel 3
HEAD Extreme Pro & Motion 2027 : entre le scalpel et la foudre
P1000 C5 Stadium : Maigret / Sichez font respecter leur statut et décrochent le titre en Corse
Ari Sánchez rejoint Triay et Salazar au sommet avec 58 titres chacune, Tapia à un titre de Pablo Lima
Padel féminin : 47 % des pratiquants sont des femmes, mais seulement 32 % des licenciés
Le padel explose en Asie : 39 % des nouveaux clubs mondiaux y ouvrent en 2026
Plus de 91 000 pistes de padel dans le monde : jusqu’où ira la croissance ?
40 millions de joueurs de padel dans le monde : les chiffres d’une croissance spectaculaire
Padel Quest Awards : dix spécialistes en lice pour le titre de meilleur stage de padel de l’année
Perd-on son classement Padel FFT après plus d’un an sans licence / sans compétition ?
Padel Xperience : l’Académie ouvre le 2 novembre à Marcheprime, avant l’inauguration du complexe en 2027
La Toussaint – Les Pyramides organisent un stage de padel pour adultes avec un tournoi P50 pour clôturer la semaine
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes