Après une semaine complètement folle en Afrique du Sud, Premier Padel enchaîne avec une autre grande première : le London P1. Si les conditions de jeu n’auront absolument rien à voir avec celles de Pretoria, une question est sur toutes les lèvres : les surprises et le suspense vont-ils se poursuivre sur les pistes de l’Olympia London ?
Deux nouveaux tournois, deux philosophies de jeu
En l’espace d’une semaine, les joueurs passent d’un extrême à l’autre.
À Pretoria, l’altitude et la vitesse des conditions ont offert l’un des tournois les plus rapides de la saison. Les smashs étaient omniprésents, les échanges très explosifs et plusieurs joueurs, à commencer par Paquito Navarro, n’ont jamais réussi à trouver les solutions tactiques adaptées. Londres promet tout l’inverse.
En indoor, au niveau de la mer, les conditions devraient être bien plus lentes, avec davantage d’échanges, un jeu plus construit et une place plus importante laissée à la défense et à la patience. Un changement qui pourrait complètement redistribuer les cartes.
Pretoria a rappelé que le circuit avait besoin de surprises
Au-delà des conditions de jeu, c’est surtout le scénario du Pretoria P1 qui a marqué les esprits. Rarement un tournoi aura offert autant de rebondissements. Les deux finales se sont conclues au tie-break du troisième set, mais le spectacle ne s’est pas limité au dimanche.
Chez les hommes, Sanyo Gutiérrez et Juanlu Esbrí, réunis pour la première fois, ont signé un parcours exceptionnel jusqu’en demi-finale. Plus impressionnants encore, Javi Leal et Fran Guerrero ont renversé la hiérarchie en éliminant successivement Juan Lebrón et Leo Augsburger, puis Arturo Coello et Agustín Tapia, avant de passer à un point du titre face à Galán et Chingotto.
Chez les dames, le premier tournoi de Martina Calvo et Claudia Fernández restera également comme l’une des grandes révélations de la saison. À seulement 18 et 20 ans, les deux Espagnoles ont bousculé les numéros 1 mondiales jusqu’au tie-break du troisième set de la finale.
Et comment ne pas évoquer le retour au premier plan d’Alejandra Salazar ? Pour sa première association avec Aranza Osoro, l’ancienne numéro 1 mondiale a retrouvé les demi-finales d’un P1, rappelant qu’elle restait capable de rivaliser avec les meilleures. Des parcours inattendus, rafraîchissants, qui ont redonné un vent de fraîcheur à un circuit parfois dominé par les mêmes affiches.
Les confirmations seront tout aussi intéressantes que les surprises
Maintenant que la folie de Pretoria est retombée, un autre défi commence. Certaines paires devront prouver que leur performance n’était pas un simple exploit isolé.
Tous les regards seront naturellement tournés vers Martina Calvo et Claudia Fernández. Leur première association a dépassé toutes les attentes. Rééditer un tel parcours sera extrêmement compliqué, mais chacune de leurs sorties sera désormais observée avec beaucoup d’attention.
Même constat chez les hommes avec Javi Leal et Fran Guerrero. Leur début de saison compliqué semble désormais appartenir au passé. Après avoir signé l’un des plus beaux parcours de l’année, ils devront montrer que cette nouvelle dimension peut s’installer dans la durée.
Le problème, c’est que Londres ne ressemblera en rien à Pretoria. Les conditions plus lentes demanderont davantage de patience, une meilleure construction du point et une autre gestion tactique. Une excellente occasion de vérifier si leur niveau de jeu peut s’adapter à tous les contextes.
Des revanches à prendre
Ce changement de conditions pourrait aussi profiter à certaines paires passées à côté en Afrique du Sud. On pense évidemment à Paquito Navarro et Martín Di Nenno, éliminés prématurément. L’Espagnol avait d’ailleurs reconnu après sa défaite ne jamais avoir trouvé la solution pour jouer dans des conditions aussi rapides, expliquant qu’il était devenu impossible de lober efficacement.
Même constat pour Coki Nieto et Jon Sanz, eux aussi sortis bien plus tôt que prévu. Dans des conditions plus lentes, leur qualité de défense et leur capacité à construire les échanges pourraient de nouveau faire la différence. C’est aussi tout l’intérêt de cette transition entre Pretoria et Londres. En quelques jours, le circuit passe d’un tournoi où la vitesse dictait la loi à un autre où la tactique devrait reprendre le dessus.
Le spectacle sera-t-il aussi intense ? Difficile de faire mieux que Pretoria. Mais si Londres parvient à offrir autant de suspense, même avec un style de jeu totalement différent, Premier Padel pourrait bien enchaîner une deuxième semaine historique.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !


































































































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