Après un très beau parcours au London Premier Padel P1 aux côtés de Thomas Leygue, conclu par une défaite face à Juan Lebron et Leo Augsburger, Clément Geens est revenu pour Padel Magazine sur cette rencontre, les difficultés rencontrées, les choix tactiques du duo franco-belge et les différences entre Thomas Leygue et Dylan Guichard, deux partenaires qu’il connaît bien.
« Ils nous ont empêchés de jouer à notre meilleur niveau »
Malgré la défaite, le Belge ne nourrit aucun regret sur l’état d’esprit affiché.
« Malheureusement, nous n’avons pas joué notre meilleur match du tournoi. Mais il faut aussi reconnaître que nos adversaires étaient largement plus forts, du moins aujourd’hui, et qu’ils ont joué à un niveau exceptionnel. Ils ne nous ont jamais laissé l’espace nécessaire pour entrer dans la partie et évoluer à notre meilleur niveau. »
Geens reconnaît également que son équipe a laissé échapper quelques points évitables.
« Nous avons aussi commis quelques petites erreurs que nous aurions pu éviter. Est-ce que c’était lié au stress ou à la précipitation ? C’est difficile à dire. Mais à ce niveau-là, ces petites erreurs se paient immédiatement. »
Malgré tout, il préfère retenir le positif.
« Nous avons tout donné et c’est le plus important. Avec Thomas, nous avons réalisé un gros tournoi et c’est évidemment très satisfaisant. »
Croire en l’exploit, une obligation
Avant d’affronter une paire du calibre de Lebron / Augsburger, l’aspect mental est primordial.
« Quand tu entres sur le terrain contre des joueurs comme eux, tu dois croire à 100 % que tu peux gagner. Si tu n’y crois pas totalement avant même le premier point, tu as déjà perdu le match. C’est la base. »
Le duo avait également préparé un plan tactique précis, même si celui-ci n’a jamais vraiment pu être appliqué.
« Nous avions plusieurs choses à mettre en place, mais ils nous en ont empêchés. Ce n’est pas seulement parce que nous avons mal exécuté notre plan, c’est aussi parce qu’ils ont très bien joué. »
Une stratégie ciblée sur Augsburger
Geens dévoile les grandes lignes du plan élaboré avant le match.
« En défense, l’idée était de jouer fort sur la volée de Leo Augsburger afin d’obtenir davantage d’opportunités pour réaliser des lobs. Lebron est beaucoup plus agressif au filet, donc lorsqu’on pouvait jouer un lob plus haut, on essayait plutôt de le diriger vers lui. Sur Leo, avec sa qualité de smash, c’est beaucoup plus compliqué. »
Autre objectif : empêcher Augsburger d’occuper le centre du terrain.
« Thomas devait parfois fixer sur la volée de revers de Leo afin qu’il ne puisse pas trop venir couvrir le milieu et smasher au-dessus de Lebron. »
En phase offensive, la priorité était également claire.
« Nous voulions maintenir Augsburger au fond du court et l’enfermer davantage derrière la ligne. Lebron est capable de beaucoup mieux construire les points depuis le fond et c’est lui qui oriente énormément le jeu. »
Même si cette stratégie est restée peu visible durant la rencontre, Geens confirme qu’il s’agissait bien du plan initial.
Thomas Leygue et Dylan Guichard, deux profils très différents
Interrogé sur les différences entre Thomas Leygue et Dylan Guichard, deux joueurs avec lesquels il a partagé la piste, Clément Geens insiste avant tout sur leurs qualités respectives.
« J’aime jouer avec les deux. Ce sont deux excellents joueurs, mais avec des styles complètement différents. »
Il décrit ensuite les caractéristiques de Thomas Leygue.
« Thomas est davantage un joueur de droite classique. Il possède un gros smash et aime parfois prendre davantage de place au milieu, notamment lorsque la balle sort. En défense, il construit beaucoup avec les lobs et reste un peu plus derrière. »
À l’inverse, Dylan Guichard propose un registre plus créatif.
« Dylan apporte davantage de variété en défense. Il utilise beaucoup les chiquitas, joue parfois en ligne et il est plus rapide dans les transitions. En plus, l’un est droitier et l’autre gaucher, ce qui change énormément la manière de construire les points. »
Pour Geens, il ne s’agit donc pas de déterminer lequel est le meilleur.
« Ils jouent tous les deux très bien. Ce sont simplement deux styles de jeu très différents. »
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.


































































































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