Près de deux ans après avoir quitté le circuit professionnel, Fernando Belasteguín n’a visiblement rien perdu de son esprit de compétition. L’ancien numéro 1 mondial a retrouvé Tino Libaak, Javi Garrido et Lucas Bergamini pour une session au Bela Padel Center, avec une particularité : les quatre hommes ont recréé l’affiche du dernier match de la carrière du « Boss ».

Et cette fois, le scénario aurait été bien différent, au point de faire réagir Garrido après l’entraînement : « Si ça s’était terminé comme ça à Milan, il jouerait encore, parce qu’aujourd’hui il nous a mis une correction. »

Le remake du dernier match de Bela

Il faut revenir en 2024 pour comprendre le clin d’œil. Pour l’un de ses derniers matchs sur le circuit Premier Padel, Belasteguín évoluait aux côtés de Tino Libaak face à Javi Garrido / Lucas Bergamini.

Les deux Argentins s’étaient alors inclinés 6/3 6/4, dans les dernières semaines de l’immense carrière de Bela, débutée sur le circuit professionnel en 1994.

Presque deux ans plus tard, les quatre hommes se sont donc retrouvés sur la piste, cette fois au Bela Padel Center de Barcelone. Même composition des équipes : Bela / Libaak face à Garrido / Bergamini.

« Je viens d’avoir un déjà-vu », s’est amusé Belasteguín.

Sauf que cette fois, la paire argentine semble avoir pris sa revanche. Une session suffisamment convaincante pour pousser Garrido à plaisanter sur le niveau toujours affiché par l’ancien numéro 1 mondial.

Bela a même changé son jeu depuis sa retraite

Plus surprenant encore, Belasteguín semble avoir ajouté un nouveau coup à son arsenal depuis sa retraite.

Pendant une grande partie de sa carrière, l’Argentin s’est distingué par sa bandeja et sa capacité à construire les points plutôt que par une recherche systématique de puissance. Mais face à Libaak, Garrido et Bergamini, Bela s’est mis à utiliser davantage la víbora.

La raison ? Beaucoup plus pragmatique que tactique.

« Maintenant, je n’ai plus les jambes pour me placer derrière et jouer la bandeja, alors je joue des víboras… et elles rentrent ! »

Avant d’en rire lui-même : « Si je l’avais découvert avant… j’aurais moins couru ! »

Une petite évolution tardive pour un joueur qui a pourtant passé trois décennies à adapter son padel aux générations, aux partenaires et aux évolutions du jeu.

Toujours au contact du très haut niveau

Cette session montre surtout que Bela reste très proche du padel professionnel. Depuis sa retraite, l’Argentin continue de s’entraîner et accueille régulièrement des joueurs professionnels dans son centre de Barcelone.

Pour Libaak, Garrido et Bergamini, l’entraînement servait aussi de préparation avant la reprise du circuit. Libaak va désormais lancer son nouveau projet avec Gonza Alfonso, tandis que Garrido et Bergamini poursuivent leur association sur cette deuxième partie de saison.

Tino Libaak a d’ailleurs résumé la séance en quelques mots : « Profiter et apprendre avec le Boss. »

Belasteguín, lui, ne prépare évidemment plus de tournoi. Mais près de deux ans après sa retraite, le joueur aux 16 saisons terminées comme numéro 1 mondial semble toujours capable de donner du fil à retordre aux professionnels actuels. Et lorsqu’il retrouve exactement les trois joueurs présents lors de l’un de ses derniers matchs sur le circuit, l’esprit de compétition n’est jamais très loin.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !