Cette fois, l’aventure s’arrête. Après quatre victoires consécutives depuis les qualifications, Thomas Leygue / Jesús Moya se sont inclinés en huitièmes de finale du Paris Major face à Franco Stupaczuk / Jon Sanz, tête de série 4.
Défaite 7/5 6/3, mais encore une fois, la paire franco-espagnole a montré qu’elle avait largement sa place à ce niveau. Face à l’une des meilleures paires mondiales, habituée aux demi-finales et aux finales sur Premier Padel, Leygue et Moya ont joué sans complexe et sont longtemps restés au contact.
Un début de match très solide
On pouvait se demander comment Leygue et Moya allaient réagir après les émotions de la veille, l’énorme victoire face à Esbrí / Sanyo et l’accumulation de fatigue physique.
Mais dès les premiers jeux, aucun signe de relâchement.
Leygue est très propre, très solide et tient parfaitement sa diagonale face à Jon Sanz. Moya est lui aussi bien dans le match et la paire franco-espagnole joue avec beaucoup de justesse.
À 3/3, ils obtiennent même une balle de break. Elle n’est pas convertie, mais le message est clair : ils sont capables de rivaliser.
La suite reste très accrochée. Sanz fait de plus en plus mal avec ses effets et sa capacité à accélérer, tandis que Stupaczuk gère parfaitement les moments importants.
À 6/5, Leygue / Moya craquent finalement au pire moment et concèdent le break qui offre le premier set à la tête de série 4.
Quelques détails qui font la différence
Dans le deuxième set, Stupaczuk / Sanz parviennent à prendre l’avantage plus tôt.
Leygue et Moya continuent pourtant à produire du bon padel, mais on sent que les détails commencent à peser. Face à une paire de ce niveau, la moindre imprécision se paie immédiatement.
L’accumulation des matchs commence aussi probablement à compter. Pour Leygue / Moya, il s’agissait du cinquième match en cinq jours à Roland-Garros, alors que leurs adversaires arrivaient avec beaucoup plus de fraîcheur.
Dans les moments importants, cette différence physique et surtout l’expérience de Stupaczuk / Sanz finissent par faire pencher la balance.
La tête de série 4 conclut 7/5 6/3.
Une défaite qui confirme malgré tout leur niveau
Le score ne doit pas masquer la qualité de la performance.
Encore une fois, Leygue / Moya n’ont pas semblé surjouer. Certes, l’adversité était encore plus forte que lors des tours précédents, avec une paire installée parmi les toutes meilleures du monde, mais ils ont encore montré qu’ils pouvaient tenir le rythme.
Ils ont joué sans complexe, avec de la personnalité, et ont prouvé que les exploits des tours précédents n’étaient pas un hasard.
Face à Gala / Jensen, puis surtout face à Esbrí / Sanyo, ils avaient déjà montré qu’ils étaient capables de battre des joueurs installés dans le top 25 mondial. Ce huitième face à Stupaczuk / Sanz confirme simplement qu’ils se rapprochent encore un peu plus de ce niveau.
Un Paris Major plus que réussi
Le bilan de leur semaine est remarquable.
Partis des qualifications, Leygue / Moya ont battu Lamperti / Insa, puis Aragón Herrera / Roglan Pons pour rejoindre le tableau principal.
Ils ont ensuite éliminé David Gala / Enzo Jensen 7/6 6/4, avant de signer leur plus grosse performance face à Juanlu Esbrí / Sanyo Gutiérrez 6/2 4/6 7/5 dans un Philippe-Chatrier en fusion.
Ce parcours leur a permis d’atteindre les huitièmes de finale du Paris Major, une première pour Thomas Leygue.
Et ils ne repartent pas seulement avec des souvenirs.
195 points FIP et un énorme bond au classement
Avec ce parcours, Leygue / Moya empochent 195 points FIP, une récompense énorme pour deux joueurs qui avaient besoin de résultats et de confiance.
Ces points vont leur permettre de faire un gros bond au classement mondial, mais surtout de changer la dynamique de leur fin de saison.
Thomas Leygue, encore en phase de retour après sa blessure, vient de montrer qu’il est de nouveau capable de tenir un niveau très élevé sur plusieurs jours. Jesús Moya confirme de son côté que cette association fonctionne toujours aussi bien.
Ils quittent donc Roland-Garros avec une défaite, certes, mais surtout avec un parcours de référence, énormément de points et encore plus de confiance.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !


































































































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