À quelques jours de l’annonce de la sélection espagnole pour les Championnats du monde 2026, la bataille pour les dernières places s’intensifie. Le sélectionneur Juanjo Gutiérrez l’a confirmé : six joueurs sont déjà assurés d’être du voyage, tandis que quatre candidats restent en concurrence pour les deux derniers billets.
La liste définitive sera dévoilée le 24 septembre, et les performances des dernières semaines pourraient peser lourd. Dans ce contexte, Aimar Goñi, auteur d’un nouveau parcours remarqué au Paris Major, semble avoir avancé de sérieux arguments au meilleur des moments.
Paris Major, le timing parfait pour Goñi
Si Aimar Goñi était déjà dans les discussions avant le Paris Major, son parcours porte d’Auteuil a forcément donné encore un peu plus de poids à sa candidature. Associé à Edu Alonso, le Navarrais a atteint les quarts de finale d’un Major, confirmant une saison 2026 où il ne cesse de se rapprocher des meilleures paires mondiales.
Le véritable coup d’éclat est arrivé en huitièmes de finale. Alonso / Goñi (TS12) ont fait tomber Mike Yanguas / Coki Nieto (TS5) en deux manches, 6/4 6/3, alors que la paire espagnole restait sur une finale au Madrid P1. Une victoire référence qui leur a permis d’être la seule paire située hors du top 8 des têtes de série à rejoindre les quarts.
Face à Galán / Chingotto, la marche était finalement trop haute, mais Goñi et Alonso ont encore résisté pendant un premier set très accroché avant de céder 7/6 6/2. À moins de deux semaines de l’annonce de la sélection, difficile pour Goñi de choisir un meilleur moment pour signer l’un de ses parcours les plus marquants de la saison.
Le choix de Coello, un soutien qui n’est pas anodin
La candidature de Goñi ne repose d’ailleurs pas uniquement sur ses performances. Avant même son quart de finale à Roland-Garros, le jeune Navarrais avait reçu un soutien particulièrement symbolique : celui d’Arturo Coello.
Invité à composer les huit joueurs qu’il emmènerait avec l’Espagne au Mondial, le n°1 mondial avait cité Galán, Lebrón, Navarro, Yanguas, Sanz, Nieto et lui-même, avant d’attribuer sa dernière place à Aimar Goñi.
Un choix forcément subjectif, mais loin d’être anodin lorsqu’il vient de l’un des cadres de la sélection. D’autant que l’Espagne ne manque pas d’alternatives : Javi Leal, Momo González ou encore Javi Garrido font partie des nombreux joueurs capables de prétendre à une convocation.
À seulement 20 ans et désormais 36e mondial, Goñi est encore le moins expérimenté de plusieurs de ses concurrents. Mais sa progression, son profil de joueur de gauche puissant et surtout sa forme actuelle pourraient compter davantage que son seul classement. Et les propos récents de Juanjo Gutiérrez vont justement dans ce sens : pour construire son équipe, le sélectionneur assume de ne pas forcément retenir simplement les joueurs les mieux classés.
À quelques jours du verdict, Coello avait donc peut-être vu juste avant tout le monde.
Un profil qui pourrait séduire Juanjo Gutiérrez
Au-delà des résultats, c’est peut-être le profil même d’Aimar Goñi qui peut faire pencher la balance. Juanjo Gutiérrez a prévenu qu’il ne construirait pas sa sélection uniquement à partir du classement.
Le sélectionneur veut tenir compte des pics de performance, des schémas de jeu, mais aussi de la manière dont chaque joueur peut se combiner avec le reste de l’équipe. Il insiste également sur les conditions particulières d’une compétition par nations.
Des critères qui semblent plutôt bien correspondre au Navarrais. À seulement 20 ans, Goñi est un joueur de gauche de 1,90 m, au profil résolument offensif, capable de faire la différence par sa puissance et sa qualité de finition. Son association avec Edu Alonso a également montré sa capacité à évoluer aux côtés d’un joueur capable de construire le point et de lui laisser davantage de responsabilités dans la conclusion.
Sans jamais citer directement Goñi parmi ses quatre candidats, les mots de Gutiérrez peuvent donc être lus comme une ouverture à ce type de profil. D’autant que le sélectionneur l’a précisé : la décision se jouera sur des « détails ». Et au moment où chaque performance compte, celle réalisée par Goñi à Roland-Garros pourrait justement en être un.
Leal et Garrido, deux concurrents aux arguments différents
La concurrence reste toutefois forte pour Aimar Goñi, notamment face à Javi Leal et Javi Garrido, deux autres joueurs de gauche aux profils bien différents.
À 23 ans, Leal possède certainement le dossier le plus menaçant : finaliste du Pretoria P1, demi-finaliste à Valladolid et lui aussi quart-finaliste du Paris Major avec Fran Guerrero, il affiche une régularité au plus haut niveau que Goñi doit encore confirmer.
Garrido peut, lui, s’appuyer sur une expérience bien supérieure, lui qui a déjà atteint le top 10 mondial, mais sa dynamique récente joue moins en sa faveur, avec notamment une élimination dès le premier tour à Roland-Garros.
Face à ces deux candidatures, Goñi apporte autre chose : la jeunesse, la puissance et surtout une forme ascendante, symbolisée par sa victoire sur Yanguas / Nieto à Paris. Rien ne permet encore de connaître les quatre noms entre lesquels hésite réellement Juanjo Gutiérrez, mais si Goñi, Leal et Garrido font partie de l’équation, le choix résumerait parfaitement le casse-tête espagnol : récompenser la régularité, privilégier l’expérience ou miser sur le joueur qui explose au meilleur moment.
Verdict le 24 septembre
Une chose est certaine : Goñi a choisi le bon moment pour accélérer. Le Paris Major constituait l’une des dernières grandes occasions de convaincre avant l’annonce de la sélection, et le Navarrais en repart avec un quart de finale et surtout une victoire référence face à Yanguas / Nieto, deux joueurs qui apparaissent justement parmi les six hommes pratiquement incontournables de la Roja.
La balle est désormais dans le camp de Juanjo Gutiérrez. Le sélectionneur devra trancher entre ses quatre candidats pour seulement deux places, en regardant au-delà du simple classement : pics de performance, profils de jeu, complémentarité et capacité à répondre aux conditions particulières d’un Mondial feront partie de l’équation.
La réponse tombera le 24 septembre. Goñi ne sait pas encore s’il sera du voyage à Doha, mais une chose semble acquise : à 20 ans, il a transformé en quelques mois son statut de révélation en véritable candidature à la sélection espagnole.
Fan et joueur de padel, je scanne le milieu du padel : Attention vous êtes surveillés !


































































































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