À 47 ans, Miguel Lamperti dispute les derniers mois de sa carrière professionnelle. Et alors que le Madrid P1 approche, l’une des figures les plus populaires de l’histoire du padel espérait visiblement s’offrir une dernière apparition dans le tableau principal du Movistar Arena. Ce ne sera pas par l’intermédiaire d’une invitation.
Selon les informations révélées par Padel Review, l’Argentin aurait demandé une wild card pour le tableau principal du Madrid P1, afin de pouvoir faire ses adieux au public madrilène. Une demande qui n’a pas été retenue par l’organisation.
Une décision qui interpelle forcément dans le contexte particulier de cette saison 2026 : Lamperti prendra sa retraite à la fin de l’année, après plus de deux décennies au plus haut niveau.
Lamperti sera bien à Madrid, mais en qualifications
Une précision importante : Miguel Lamperti n’est pas exclu du tournoi.
L’Argentin est bien engagé au Madrid Premier Padel P1 aux côtés d’Octavio Álvarez, jeune Argentin de 22 ans avec lequel il évolue actuellement. Mais faute d’invitation pour le tableau principal, les deux hommes devront passer par les qualifications.
Le Madrid P1 prévoit un tableau masculin de 48 paires : 37 admises directement, huit issues des qualifications et trois wild cards. Deux invitations sont également disponibles pour les qualifications.
Lamperti et Álvarez tenteront donc de gagner leur place sur la piste, lors des qualifications organisées les 29 et 30 août au Pro Padel Coslada, avant le début du tableau principal au Movistar Arena le 1er septembre.
Et le duo arrive avec un peu de rythme : Lamperti et Álvarez viennent justement de jouer ensemble au FIP Gold de Belgrade, où ils ont intégré le tableau principal après être passés par les qualifications.
Madrid, loin d’être une ville comme les autres pour Lamperti
C’est aussi ce qui rend ce refus plus symbolique.
Miguel Lamperti est Argentin, né à Bahía Blanca, mais Madrid occupe une place considérable dans sa vie personnelle et professionnelle. Installé depuis de nombreuses années dans la capitale espagnole, il y a construit une grande partie de sa carrière européenne.
À 47 ans, le « Canoso » n’est évidemment plus le joueur qui évoluait parmi les toutes meilleures paires mondiales. Mais sa popularité reste intacte.
Lamperti appartient à cette génération qui a précédé Premier Padel et accompagné la transformation du padel professionnel : celle de Fernando Belasteguín, Juan Martín Díaz, Seba Nerone, Gaby Reca ou encore Cristian Gutiérrez.
Il n’a jamais terminé une saison numéro 1 mondial, mais il est devenu autre chose : l’un des joueurs les plus identifiables et appréciés du public, capable pendant plus de vingt ans de remplir les tribunes simplement par sa présence et son style spectaculaire.
Sa saison 2026 est donc particulière. Chaque tournoi peut potentiellement être son dernier dans une ville où il a joué pendant des années.
Buenos Aires avait déjà fait le même choix
Et l’histoire madrilène rappelle forcément celle vécue quelques mois plus tôt en Argentine.
En mai dernier, pour le Buenos Aires P1, Miguel Lamperti n’avait déjà pas obtenu de wild card pour intégrer directement le tableau principal.
Là encore, il avait dû passer par les qualifications.
Associé à Martín Abud, Lamperti avait finalement été éliminé par Franco Dal Bianco et Facundo López (6/2 7/6), manquant ainsi le tableau principal pour ce qui constituait son dernier Premier Padel à domicile.
La scène avait provoqué un certain malaise : l’un des joueurs argentins les plus populaires de l’histoire du padel n’avait finalement pas pu disputer un seul match du tableau principal devant son public pour sa dernière apparition.
Le tournoi avait toutefois organisé ensuite un hommage à Lamperti devant plus de 13 000 spectateurs à Parque Roca, où l’Argentin avait officiellement confirmé qu’il prendrait sa retraite à la fin de la saison.
Quelques mois plus tard, le scénario se répète donc partiellement à Madrid : pas de passe-droit sportif, même pour une légende en tournée d’adieux.
Une wild card doit-elle récompenser le présent ou l’histoire ?
C’est finalement là que le sujet dépasse le seul cas Lamperti.
Une wild card n’est pas un hommage automatique. Les organisateurs disposent d’un nombre limité d’invitations et peuvent légitimement choisir de les utiliser pour promouvoir des jeunes joueurs, soutenir des paires locales ou offrir une opportunité sportive à des joueurs en progression.
Sur le strict plan sportif, ne pas offrir une place à Lamperti dans le tableau principal peut donc parfaitement se défendre.
Mais une wild card possède également une autre fonction.
Le tennis en donne régulièrement l’exemple : les invitations permettent parfois d’accompagner la fin de carrière d’un champion, de permettre à une ancienne gloire de disputer une dernière fois un grand tournoi ou simplement de créer un événement autour d’une personnalité qui a marqué son sport.
Et dans le cas Lamperti, la question mérite d’être posée.
Combien de joueurs actuellement en activité peuvent revendiquer plus de vingt années au plus haut niveau et une telle relation avec le public ?
Très peu.

Après Buenos Aires, Madrid : Lamperti devra encore gagner ses adieux sur la piste
Il existe néanmoins une différence importante entre Buenos Aires et Madrid.
En Argentine, Lamperti avait échoué à franchir les qualifications.
À Madrid, l’histoire reste encore à écrire.
Avec Octavio Álvarez, Miguel Lamperti peut toujours aller chercher lui-même sa place au Movistar Arena. Deux victoires lors des qualifications masculines lui permettraient d’intégrer le tableau principal et de s’offrir les adieux madrilènes qu’il espérait.
Et finalement, pour un joueur qui a construit une grande partie de sa carrière sur le combat, le spectacle et une certaine capacité à défier le temps, le scénario ne manquerait pas de saveur.
La wild card n’est pas arrivée. Il lui reste désormais la piste.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.
































































































FIP Gold Belgrade – Alix Collombon au rendez-vous, les quarts promettent du lourd
P1000 Le Hangar by Ruckfield : 1 500 € en jeu, qui succédera à Boronad / Verdier ?
Madrid P1 : Thomas Leygue sort de la liste d’attente et retrouve Ferran Insa
Maxi Arce rêve du Mondial avec l’Argentine : « Je peux apporter énormément à cette équipe »
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Manu Martín tranche entre Galán, Chingotto, Coello et Tapia
Quel est le coup le plus surcoté et sous-coté au padel ? Agustín Gómez Silingo et Jorge de Benito répondent à la question
Smash Circuit : 2 000 € au vainqueur et 50 joueurs récompensés à Smash Padel
Palarea : d’Avignon au Mans, Jérôme Fernandez et Adriaan Gregory construisent leur réseau de padel
Jeux Méditerranéens 2026 : Pothier / Bahurel et Fonteny / Boronad tombent face à plus forts en quarts
FIP Gold Belgrade : les Bleus répondent présents et un duel 100 % français pour une place dans le tableau principal
Jeux Méditerranéens : des médailles mais pas de prize money pour le padel
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Le Major II peut-il mettre en danger les tournois P2 de Premier Padel ?
Premier Padel : une Wild Card ne peut pas s’acheter… et ce n’est probablement pas écrit là par hasard
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?
Que viennent vraiment chercher les joueurs de padel à Barcelone ?
Benidorm, la nouvelle destination espagnole qui séduit les passionnés de padel