Éliminée au premier tour du Betclic Bordeaux Premier Padel P2, Louise Bahurel retient avant tout une expérience supplémentaire face au très haut niveau. Après plusieurs semaines intenses sur le circuit international, la Française reconnaît avoir manqué de fraîcheur sur les pistes bordelaises, particulièrement exigeantes. Actuelle 111e mondiale, l’ancienne joueuse de tennis poursuit pourtant sa progression avec une ambition assumée : intégrer rapidement le Top 100 avant de s’installer durablement sur le circuit Premier Padel. Entretien.
« Nous n’avons jamais vraiment trouvé notre jeu »
Padel Magazine : Les deux sets ont été assez différents. Comment as-tu vécu ce match ?
Louise Bahurel : Globalement, ça a été un match compliqué, surtout pour moi. Nous avons eu beaucoup de mal à entrer dans la rencontre, à trouver notre identité de jeu et des solutions.
Les conditions étaient très différentes de celles que nous rencontrons habituellement sur les tournois FIP. Les pistes sont très lentes et, physiquement, je l’ai vraiment ressenti. J’avais l’impression d’avoir les pieds collés au sol.
Dans le premier set, nous étions assez absentes. Le deuxième a été un peu meilleur, nous avons davantage combattu, mais cela restait compliqué.
Nous arrivions aussi d’une longue série de déplacements. Nous étions en Asie, puis en Italie, avant d’enchaîner avec Bordeaux. Physiquement et mentalement, cela commençait à faire beaucoup. Cette fois, nous n’avons pas eu les ressources nécessaires pour faire mieux. Cela fait aussi partie du sport.

« Chaque Premier Padel me fait progresser »
Padel Magazine : Ce n’était pas ton premier tournoi Premier Padel…
Louise Bahurel : Non. J’avais déjà joué ici l’année dernière et j’ai également eu la chance d’être invitée deux fois à Roland-Garros grâce à la Fédération.
Padel Magazine : Sens-tu une évolution par rapport à l’année dernière ?
Louise Bahurel : Oui, même si ce n’est pas évident de comparer après un match où nous n’avons pas vraiment bien joué.
Globalement, je sens que mon niveau est monté. À Roland-Garros, par exemple, entre ma première participation et la deuxième, il y avait déjà une vraie différence. C’est ce genre de progression qu’il faut retenir.
« Se rapprocher du Top 100 est la priorité »
Padel Magazine : Tu es actuellement 111e mondiale. Quels sont tes objectifs ?
Louise Bahurel : À court terme, je veux intégrer le Top 100 mondial.
Cela me permettrait de jouer plus régulièrement les qualifications des tournois Premier Padel, d’affronter les meilleures joueuses et surtout de prendre l’habitude de jouer sur ces grandes pistes.
À plus long terme, j’aimerais ne disputer quasiment que des tournois Premier Padel, intégrer les tableaux principaux et gagner le plus de matchs possible.

« Mon rêve serait de gagner Roland-Garros »
Padel Magazine : Quel est ton plus grand rêve sportif ?
Louise Bahurel : Ce serait évidemment de remporter Roland-Garros, ou en tout cas de réaliser de grandes performances sur les plus gros tournois.
Je sais que cela paraît encore loin et qu’il y a énormément de travail. Mais quand je vois des joueuses comme Giulia Dal Pozzo exploser cette saison, je me dis que tout reste possible.
« Le Chatrier reste un souvenir à part »
Padel Magazine : Quel est le plus beau terrain sur lequel tu as joué ?
Louise Bahurel : Sans hésiter, le court Philippe-Chatrier.
J’ai joué au tennis avant, donc évoluer sur ce court en France, devant ma famille, c’était forcément quelque chose de très particulier.

« Le padel a fini par remplacer le tennis »
Padel Magazine : Tu viens du tennis. Comment as-tu découvert le padel ?
Louise Bahurel : J’étais classée 4/6 au tennis. J’aimais bien ce sport, mais la compétition me plaisait un peu moins. Je disputais finalement assez peu de matchs.
Puis mon club a installé des terrains de padel. J’ai commencé à jouer avec mes amis du tennis et, petit à petit, nos séances de tennis sont devenues des séances de padel.
Au final, nous avons tous basculé vers cette discipline.
Padel Magazine : Tu avais quel âge ?
Louise Bahurel : Environ 14 ou 15 ans, juste avant la période du Covid.
« Ce rassemblement permet aussi de découvrir de nouvelles joueuses »
Padel Magazine : Que penses-tu du stage d’observation organisé chez les filles ?
Louise Bahurel : Je n’y ai pas participé, donc je ne peux pas vraiment juger de son fonctionnement.
En revanche, je trouve l’idée intéressante. Cela permet de réunir des joueuses qui s’investissent toute l’année, même lorsqu’elles évoluent principalement sur le circuit français.
C’est aussi une bonne chose pour Juan Alday. Il peut découvrir des joueuses qu’il ne voit pas forcément sur les tournois internationaux. Même lorsqu’on joue les FIP, il est impossible pour lui d’être présent partout. Ce type de rassemblement lui permet donc de mieux connaître le vivier français.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.


























































































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