Delfina Brea et Tamara Icardo, outsiders de ces demi-finales du tableau féminin du WPT de Vigo, défient les championnes d’Alicante, Gemma Triay et Alejandra Salazar.

Il ne fallait pas les mettre en colère

Tombeuses d’Alix Collombon et Jessica Castello en huitièmes, Brea et Icardo veulent prouver qu’elles sont à leur place, et qu’elles peuvent batailler pour une place en finale.

Delfi Brea commence le match comme elle a joué tout le tournoi : à un niveau de jeu ahurissant. Sur une superbe volée décroisée, elle conclut le punto de oro pour prendre le premier break. 1/0

Piquée dans son orgueil, la paire du moment réagit immédiatement pour récupérer le break. La bataille est lancée, au plus grand plaisir des quelques centaines de spectateurs. 1/1

La machine Triay/Salazar est lancée. Les Espagnoles ne commettent plus aucune faute, à l’inverse de la paire Brea/Icardo qui commence à comprendre la hauteur de la montagne de l’autre côté du filet. 4/1

Gemma Triay et Alejandra Salazar forment un ouragan. Elles remportent 6 jeux consécutifs pour conclure le premier set en 36 minutes. 6/1

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La tempête galicienne

L’association Triay/Salazar ne baisse pas le rythme. Elle fait le break, puis remporte son service, pour un huitième jeu consécutif ! 2/0

Ces deux joueuses en veulent toujours plus. Elles remportent un punto de oro déterminant qui coule définitivement leurs adversaires du jour. Nouveau punto de oro puis 10e jeu de suite ! Le match en soi n’est pas un massacre comme le laisse supposer ce score très sévère pour Brea/Icardo. Les jeux sont accrochés, mais au final ça fait 4/0 dans le second set.

Tous les puntos de oro tombent du même côté dans ce set. 3 sur 3 pour Triay/Salazar. La Galice est habituée à une météo capricieuse, mais les spectateurs galiciens ne s’attendait pas à une telle tempête !

12e jeu consécutif, set, match, et une nouvelle place en finale ! 6/0

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Salazar: “Nous nous sommes senties très bien aujourd’hui. On avait un flow qui ne se ressent pas tous les jours. Les sportifs nous cherchons toujours cet état mais il est finalement assez rare.”

Triay: “Ale sourit tout le temps, même si on perd le point, et c’est contagieux. On s’amuse vraiment sur le court.”

Cette paire impressionne par son jeu, mais surtout par l’attitude positive qui la caractérise. À les regarder, on dirait qu’elles jouent un match entre amies. Rien ne semble pouvoir les arrêter.

Place désormais à la rencontre entre Lebron/Galan et Navarro/Di Nenno :

Lorenzo Lecci López

À ses noms, nous devinons ses origines espagnoles et italiennes. Lorenzo est un polyglotte passionné de sport : le journalisme par vocation et l’événementiel par adoration sont ses deux jambes. Son ambition est de couvrir les plus grands événements sportifs (J.O. et Mondiaux). Il s’intéresse à la situation du padel en France, et offre des perspectives pour un développement optimal.

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