Depuis quelques semaines, les annulations se multiplient sur le circuit de Fabrice Pastor : deux des quatre derniers tournois de la saison 2023 n’ont pas eu lieu. Des “problèmes d’organisation” sont souvent évoqués. Mais derrière ces changements de fin de saison, y aurait-il une autre vérité ?
Des défauts de paiement sur l’A1 ?
Ce qui n’était qu’une simple rumeur, s’est répandu comme une véritable traînée de poudre. Les joueurs sur le circuit de l’A1 ne seraient pas payés depuis cinq mois. Dans cette affaire, les versions se mélangent. D’un côté, on retrouve des discours comme celui d’Alex Chozas, partenaire temporaire de Lucho Capra sur le WPT, qui affirme au journal espagnol Mundo Deportivo que dans son cas, “tout va bien“. Mais d’autres joueurs se plaignent d’un défaut de paiement, pouvant aller visiblement jusqu’à cinq mois d’impayés. “Ils me doivent près de deux mille euros pour les deux derniers mois“, déclare par exemple Fede Mouriño, l’une des révélations de l’année.
Dans ce cas précis, peut-on réellement blâmer le circuit de Fabrice Pastor ? Si l’A1 ne s’est pas encore exprimé sur le sujet, certains responsables de la communication ont déclaré : “c’est un mensonge et nous n’avons rien à cacher“. Mais si l’A1 n’a rien à se reprocher, il n’est pas le seul acteur à rentrer en ligne de compte. Les autres responsables sont… les promoteurs.
Les promoteurs, qu’est-ce que c’est ?
Sur beaucoup de tournois, que ce soit sur le circuit A1 ou sur les circuits pros comme le World Padel Tour, les promoteurs sont souvent sollicités. Qui n’a pas entendu parler de Lisandro Borges, promoteur emblématique de l’Amérique du Sud. En somme, un promoteur va prendre en charge l’organisation de manifestations sportives.
On ne peut pas choisir un promoteur par hasard : il doit assurer la charge de l’événement, que ce soit en termes d’organisation, mais également de prize-money. Ce dernier point nécessite une étude préalable de deux mois avec des garanties de solvabilité pertinentes, car si le promoteur n’arrive pas à payer, c’est A1 qui doit le faire…
Et si le circuit n’a visiblement rien à se reprocher sur les défauts de paiements des joueurs, ce n’est pas nécessairement le cas pour les promoteurs. Et les premiers biaisés sont les joueurs :”10 joueurs m’ont appelé parce qu’ils avaient besoin d’aide car ils ne sont pas payés“, a déclaré Facundo Guzzetti, créateur de contenu et lié à la représentation des joueurs dans l’agence de Lisandro Borges.
Quelles solutions pour les joueurs ?
Certains défauts de paiement remontent à plus de trois mois. Plusieurs joueurs n’ont pas encore touché leur prize-money pour l’Open de Suède, d’Afrique du Sud ou encore le Verbier Master qui s’est déroulé du 15 au 20 août, un événement porté par le visage emblématique de Stanislas Wawrinka.
Un non-paiement confirmé par les Espagnols Antonio Luque et José Luis González, joueurs sans contrat avec l’A1, tombés en quart de finale en Suisse. Interrogés sur le paiement lors du Master à Manhattan, ils ont affirmé ne pas avoir reçu l’argent. Pareil pour Maxi Arce qui souligne que “certains comme n’ont pas encore payé car il semble y avoir quelques problèmes juridiques“.

Pour faire valoir leurs droits, les joueurs le font à travers l’association des joueurs du circuit, dirigée par Andrés Britos, joueur et président argentin. Si les promoteurs ne respectent pas leurs engagements, c’est au circuit de Fabrice Pastor de prendre le relais. “Maintenant, la tension est entre les promoteurs et le circuit. Le premier ne paie pas; le deuxième préfère ne pas prendre les commandes même si c’est finalement son tour;“, explique Esteban Genoud, journaliste argentin et représentant des joueurs.
Comment faire pour 2024 ?
Pour l’heure, le plus important pour l’association des joueurs du circuit – et les joueurs eux-mêmes – est que la situation soit régularisée le plus rapidement possible. “Nous allons envoyer une lettre au promoteur de l’Afrique du Sud, qui est le même que celui de la Suède, pour qu’il paie non seulement ce qu’il doit mais aussi pour qu’il soutienne l’événement de l’année prochaine“, a affirmé Britos, toujours pour Mundo Deportivo.
Pour palier à ce problème, une formule de paiement en avance espère mettre fin au problème des promoteurs. “Nous essayons de faire en sorte que, pour confirmer un tournoi, 50 % de l’argent soit versé trois mois à l’avance, et que les 50 % restants le soient un mois avant. Les contrats sont en train d’être vérifiés par l’association“, explique Andrés Britos à propos de cette situation. Cette dernière a été l’une des causes principales des annulations de tournois cette saison sur l’A1.
Dans cette situation, difficile de démanteler le vrai du faux, les accusations malveillantes et les réels problèmes. Mais dans ce pêle-mêle d’informations, on s’aperçoit simplement que le padel tente toujours de rechercher le professionnalisme.

C’est son frère qui un jour lui a dit de l’accompagner sur une piste de padel, depuis, Gwenaëlle n’a plus jamais quitté le court. Sauf lorsqu’il s’agit d’aller regarder la retransmission de Padel Magazine, du World Padel Tour… ou du Premier Padel… ou des Championnats de France. En bref, elle est fan de ce sport.


































































































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