Gemma Triay et Delfi Brea tiennent enfin leur revanche. Battues lors de leurs cinq dernières finales par Paula Josemaría et Bea González, les numéros 1 mondiales ont mis fin à cette série noire en remportant l’Italy Major 2026. Une victoire qui fait du bien, tant sur le plan comptable que mental.

Face à elles, Ari Sánchez et Andrea Ustero, héroïnes de la veille après leur victoire au terme du plus long match de l’histoire du padel féminin contre Josemaría et González (4h12). Mais après plus de quatre heures de combat en demi-finale, les organismes semblaient avoir laissé beaucoup d’énergie sur la piste.

Un premier set à sens unique

Dès les premiers échanges, Triay et Brea imposent leur rythme. Plus fraîches physiquement, plus précises tactiquement, elles prennent rapidement le contrôle des débats.

En face, Ari Sánchez et Andrea Ustero peinent à entrer dans leur finale. Moins explosives, moins agressives et parfois en retard dans les déplacements, elles subissent la domination des numéros 1 mondiales.

Gemma Triay, particulièrement à l’aise dans les conditions rapides du Foro Italico, fait énormément de différences offensivement tandis que Delfi Brea verrouille parfaitement les échanges.

Résultat : un premier set expédié 6/1.

Ustero relance le suspense

Le scénario semble se répéter dans la deuxième manche. Triay et Brea réalisent rapidement le break et prennent les commandes du match.

Mais cette fois, Ari Sánchez et Andrea Ustero refusent d’abdiquer. Portée par une Ustero toujours aussi spectaculaire, notamment au smash, la paire espagnole retrouve de l’intensité et commence à faire douter les leaders du classement mondial.

Alors que Triay et Brea mènent 4/2 et se procurent des opportunités pour creuser davantage l’écart, Sánchez et Ustero reviennent dans la partie. Elles débreakent, puis prennent même l’avantage pour mener 5/4 et servir pour le gain du set.

Le tournant du match.

Au moment de conclure, la pression se fait sentir. Les numéros 3 mondiales tremblent et laissent revenir leurs adversaires. Fidèles à leur réputation, Triay et Brea se montrent impitoyables dans les moments décisifs. Elles débreakent immédiatement puis profitent de leur élan pour conclure la rencontre 7/5.

Une victoire qui change tout

Avec ce succès 6/1 7/5, Gemma Triay et Delfi Brea conservent leur titre romain et remportent leur premier trophée depuis le Cancún P2.

Surtout, elles mettent fin à une série de cinq finales consécutives perdues. Une période compliquée qui avait semé quelques doutes malgré leur régularité exceptionnelle.

Cette victoire leur permet également d’empocher les 2000 points FIP réservés aux vainqueures d’un Major et de consolider leur place au sommet du classement mondial.

Au moment de célébrer le titre, le soulagement était évident sur les visages des deux joueuses. Plus qu’un simple trophée, cette victoire ressemble à un véritable tournant dans leur saison.

Ustero et Sánchez peuvent sortir la tête haute

Malgré la défaite, Andrea Ustero et Ari Sánchez quittent Rome avec de nombreuses satisfactions.

La fatigue accumulée lors de leur demi-finale historique s’est clairement ressentie dans cette finale, notamment lors du premier set. Mais les deux joueuses ont montré du caractère pour revenir dans la partie et faire douter les numéros 1 mondiales dans la deuxième manche.

Surtout, elles repartent avec une finale de Major et 1200 points FIP, après avoir signé l’un des matchs les plus marquants de l’histoire récente du padel féminin.

Une semaine qui confirme que cette paire a désormais les armes pour rivaliser avec les meilleures équipes du monde.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !