Finalistes du Major d’Italie il y a quelques jours, Alejandro Galán et Federico Chingotto connaissent un début de tournoi bien plus compliqué que prévu à Valence. Poussés au troisième set lors de leurs deux premiers matchs, les numéros 2 mondiaux avancent sans convaincre et devront rapidement hausser leur niveau de jeu s’ils veulent prétendre au titre.

Un démarrage loin de leurs standards

Depuis le début de la saison, Galán et Chingotto se sont distingués par leur régularité. Rarement inquiétés avant les derniers tours, les hommes de Jorge Martínez ont pourtant déjà frôlé la correctionnelle à deux reprises à La Fonteta.

Dès leur entrée en lice, Mariano González et Curro Cabeza leur ont rendu la vie difficile. Après avoir remporté la première manche 6/4 grâce à leur expérience, les favoris ont vu leurs adversaires revenir dans le match en dominant largement le tie-break du deuxième set.

La situation s’est même compliquée dans la manche décisive avec un break encaissé d’entrée. Il a fallu une réaction d’orgueil pour éviter une élimination prématurée et conclure finalement en trois sets.

Libaak et Chozas les ont fait vaciller

Mais le véritable signal d’alerte est arrivé en huitièmes de finale.

Face à Tino Libaak et Álex Chozas, Galán et Chingotto ont longtemps semblé dépassés. Les deux Argentins ont livré un premier set quasiment parfait, s’imposant 6/2 tout en mettant en lumière les difficultés de la tête de série n°2.

En manque de rythme, moins précis qu’à leur habitude et auteurs de plusieurs fautes directes, Galán et Chingotto ont dû s’appuyer davantage sur leur caractère que sur leur niveau de jeu pour revenir dans la rencontre.

Le deuxième set a basculé sur quelques détails, remporté 7/5 par les favoris, avant un troisième acte également très accroché. Une fois encore, ils ont trouvé les ressources nécessaires dans les moments importants pour s’imposer 6/4 et sauver leur place en quarts.

Rome semble déjà loin

Le contraste est saisissant avec la semaine passée à Rome. Finalistes du Major italien, Galán et Chingotto avaient affiché un niveau de jeu bien supérieur à celui aperçu depuis leur arrivée à Valence.

Le passage de l’outdoor romain à l’indoor valencien peut expliquer une partie de ces difficultés, mais il ne suffit probablement pas à justifier les nombreuses hésitations observées lors des deux premiers tours.

Pour l’instant, les numéros 2 mondiaux gagnent, mais sans dégager la maîtrise qui les caractérise habituellement.

Tello et Arce, un nouveau test grandeur nature

La suite ne s’annonce pas plus simple. En quarts de finale, Galán et Chingotto retrouveront Juan Tello et Maxi Arce, tombeurs de Javi Garrido et Lucas Bergamini.

Une paire capable de jouer sans complexe face aux meilleures équipes du circuit et qui pourrait profiter du manque de confiance affiché par les favoris depuis le début de la semaine.

Et même en cas de qualification, le tableau reste particulièrement relevé. Dans leur partie de tableau, Juan Lebrón et Leo Augsburger poursuivent leur parcours avec beaucoup plus de sérénité et pourraient se dresser sur leur route en demi-finale.

Toujours en course pour le titre, Galán et Chingotto ont jusqu’ici réussi à survivre. Mais à Valence, ils donnent surtout l’impression de marcher sur un fil.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !