Servir avec son revers plutôt qu’avec son coup droit : un geste que l’on observe parfois – mais rarement – chez les professionnels.
L’Espagnol Paquito Navarro le pratique quand il sert à gauche, de même que le Brésilien Lucas Campagnolo, parfois. Avant eux, ce fut aussi le cas de l’Argentin Sebastian Nerone, n°1 mondial au début des années 2000. Chez les filles, la spécialiste se nomme Carolina Navarro. Côté français, Adrien Maigret pratique parfois ce type de service.

Chez les amateurs également, on rencontre parfois des joueurs qui engagent côté revers, avec plus ou moins de fortune. Pour quelles raisons ont-ils fait ce choix ? En voici au moins quatre !
Des effets plus faciles à imprimer
Que ce soit en coup droit ou en revers, il est conseillé de donner à la balle de service un effet coupé ou slicé, afin que son rebond soit plus bas. Cela se pratique grâce à un mouvement allant du haut vers le bas, le tamis de la raquette étant presque horizontal. Or, ce geste est plus naturel et plus efficace côté revers, alors qu’il demande une torsion du poignet côté coup droit, plutôt inconfortable : d’ailleurs, avez-vous souvent vu de bons tennismen faire des coups droits coupés ? La plupart du temps, l’effet slicé sera donc plus efficient du côté revers, avec une balle qui fuse davantage.
Un rebond surprenant après la vitre
La plupart des serveurs cherchent à toucher la vitre pour compliquer la tâche du relanceur. Y parvenir avec son revers, c’est la promesse d’un rebond particulièrement déroutant pour les adversaires : d’une part parce qu’ils sont plus habitués à relancer des services issus d’un coup droit, d’autre part parce que le slice plus accentué amène la balle à retomber plus vite au sol.
Cet effet de surprise est plus facile à obtenir en servant avec un revers croisé : côté gauche si le serveur est droitier, côté droit s’il est gaucher… Sachez toutefois que les bons relanceurs finissent, au bout de quelques jeux, par s’habituer à ces trajectoires bizarres.
Une meilleure capacité à varier
Celui ou celle qui sert avec son revers a un autre atout : celui de pouvoir varier davantage que les autres. Il peut en effet servir côté vitre, sur la ligne médiane ou bien « au corps », en visant le receveur. Mais il peut alterner entre un service revers et un coup droit, ce qui multiplie les combinaisons et favorise l’effet de surprise. Ajoutez à cela, de temps à autre, un service lifté avec rebond haut et votre palette aura de quoi faire blêmir l’adversaire !
Plus de précision et/ou de vitesse
Pour les joueurs dont le revers est le point fort, se servir de cette arme à l’engagement est l’assurance de trouver une précision, une fiabilité et souvent une vitesse supérieures. En clair, une meilleure capacité à trouver les zones recherchées et à servir des balles rapides et basses à même de prendre de vitesse le receveur.
Alejandro Galán, actuel n°1 mondial, dont le revers est meilleur que le coup droit, aurait peut-être tout avantage à se convertir à cette technique. Mais il est encore jeune et le fera peut-être un jour.
Quant à vous, quelque que soit votre âge, n’hésitez pas à essayer – en pensant à lancer la balle un peu plus haut et devant vous. Et peut-être connaîtrez-vous une révélation qui vous fera changer de bord…
Crédit vidéo : YouTube KikePadelX3
Après 40 ans de tennis, Jérôme tombe dans la marmite du padel en 2018. Depuis, il y pense tous les matins en se rasant… mais ne se rase jamais pala en main ! Journaliste en Alsace, il n’a d’autre ambition que de partager sa passion avec vous, que vous parliez français, italien, espagnol ou anglais.

























































































Pallap EvoForce 2026 part.II : quand la gamme Hybrid révèle ses crocs
Ces erreurs de débutant qui ralentissent votre progression
La Normandie enchaîne deux événements majeurs en mai avec un P1000 et un P1500 au Padel Arena Rouen
Navarro / Di Nenno : un retour ambitieux, mais jusqu’où peuvent-ils aller ?
Goñi sur son projet avec Alonso : “On aimerait un projet sur le long terme, mais seuls Coello et Tapia choisissent avec qui ils veulent jouer”
FIP Promises Paris : Jean-Thomas Peyrou voit émerger une génération française capable de rivaliser
Natan Étienne : du tennis à la renaissance dans le padel
Claudia Fernández : “Je me vois numéro 1 à 25 ou 26 ans”
Le Double Set : un P1000 à part entière à Guilers avec un cash prize à 10 000€ et un évènement électro
Leiria, Grand Canarie, Singapour, Chypre, Montesilvano : au programme des Français sur le FIP Tour
Classement FIP : Guichard aux portes du top 100, les Français en mouvement
FIP Silver Kuala Lumpur : frustration pour Leygue, Godallier poursuit sa route vers les quarts
Galán / Chingotto vs Lebrón / Augsburger : enfin le choc attendu
Bruxelles P2 : où voir les demi-finales ?
Siux verrouille Augsburger jusqu’en 2040 : un contrat inédit dans l’histoire du padel
Les Assises du Padel poseront leurs valises à Marseille pour la troisième édition
Sport et assurance : pourquoi la protection des pratiquants devient un enjeu majeur
Cédric Carité : 34 ans de padel et toujours la même obsession, mieux former les coachs
P1000 Friendly Padel Club : le rendez-vous des Caraïbes, formation et soirée spécialiste à Saint-Martin
Uprise Padel : un camp d’exception pour entrepreneurs lancé à Marbella avec Amélie Détrivière
Coello / Tapia : une réponse tactique structurée face aux smasheurs de gauche
Le padel : cocktail parfait de réflexe et de stratégie
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
« Tenemos prisa » : la signature Galán / Chingotto
Tournois coachés : accélérateur de progression… ou dérive du padel amateur ?
10 situations que tous les joueurs de padel ont déjà vécues
Combien de joueurs au padel ? Toutes les configurations possibles
Padel et vélo : une complémentarité efficace pour la performance et la santé
Miami P1 : le craquage de Juan Lebrón qui change tout
Yanguas : d’immenses qualités au service d’un mental encore fragile
Ale Galán : une main meutrie mais qui ne l’arrête pas !
Viapadel Cup 2026 : Tarragone accueille un 3e round entre padel, plage et fête