À Vichy, la construction récente de nouvelles pistes de padel utilisées par le Sporting Vichy Bellerive TC, dans le cadre de travaux engagés pour la création du Centre National d’Entraînement (CNE) Padel, soutenu par la Fédération Française de Tennis (FFT) et les collectivités, suscite une vive réaction du côté du Padel des Ancises, club privé implanté depuis sept ans. Son fondateur, Cyprien Michel, dénonce une situation de déséquilibre économique liée à un projet financé à hauteur de 13 millions d’euros d’argent public, tandis que les institutions défendent un équipement structurant pour le territoire.
Un club privé fragilisé par un projet public
Depuis plusieurs mois, le ton est monté du côté du Padel des Ancises. Son fondateur alerte sur les conséquences directes de l’ouverture du nouveau complexe.
« 13 millions d’euros d’argent public qui impactent lourdement un club privé installé depuis 7 ans… comment le padel à Vichy a-t-il pu en arriver là ? »
Un constat qui s’inscrit dans un contexte plus large :
« À première vue, l’essor du padel en France ressemble à une success story… mais localement, la situation est bien différente. »
Le modèle du club repose exclusivement sur des fonds privés :
« Sept ans d’investissement privé, sans aides publiques significatives, avec toutes les charges classiques : TVA, URSSAF, impôts. »
Et il insiste sur un point qu’il juge souvent minimisé :
« L’aide qui m’a été allouée était minime. Elle a été largement rentabilisée par le nombre de licences créées, ainsi que par les coûts d’homologation des tournois. »
Avant d’ajouter :
« En réalité, l’accompagnement du comité, de la ligue ou de la fédération a été inexistant. J’ai toujours tout fait seul. »


13 millions d’euros et une concurrence jugée déséquilibrée
La construction de nouvelles pistes de padel , utilisées par le Sporting Vichy Bellerive TC, marque selon lui une rupture :
« L’équilibre économique du club a été profondément bousculé avec l’arrivée de ce complexe financé par 13 millions d’euros publics. »
Le dirigeant pointe directement les conséquences sur le marché local :
« Dans les faits, une telle structure change radicalement les règles du jeu. »
La question des tarifs est au cœur des tensions :
« Une formule illimitée à 370 euros… pour les joueurs c’est attractif, mais pour un club privé, c’est intenable. »
Et il s’interroge :
« Comment une entreprise privée peut-elle rivaliser avec une structure financée par de l’argent public ? »
« Dans n’importe quel autre secteur, on parlerait immédiatement de distorsion de concurrence. »
Un dossier sensible sur le plan juridique
Au-delà de l’aspect économique, Cyprien Michel évoque des enjeux réglementaires :
« Ces financements doivent respecter un principe fondamental : ne pas créer de concurrence déloyale avec une structure existante. »
Il multiplie les interrogations :
« Une étude d’impact a-t-elle été réalisée ? Mon existence a-t-elle été prise en compte ? Comment justifier des offres commerciales aussi agressives ? »
Et déplore :
« Aujourd’hui, ces questions restent sans réponse claire. »
Une critique directe de la gouvernance fédérale
Le fondateur du Padel des Ancises cible également la position des instances dirigeantes, notamment celle de Gilles Moretton :
« On nous explique qu’il ne veut pas faire d’ingérence… mais il est président de la fédération. À ce titre, il est responsable des ligues. »
« Il devrait intervenir plutôt que de botter en touche en se retranchant derrière la ligue. »
Avec une formule plus directe :
« On a l’impression d’être en maternelle : “ce n’est pas moi, c’est lui”. Une bien belle façon de prendre ses responsabilités. »
Le ton se durcit encore :
« Sans accord acceptable pour ma part, cette affaire sera portée devant les tribunaux. »
La FFT défend un projet structurant
Face à ces critiques, la Fédération Française de Tennis et la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes mettent en avant une vision différente.
Concernant l’offre illimitée :
« Elle est proposée par le club du Sporting Vichy-Bellerive TC, un club associatif affilié à la FFT, mais gérant son activité de façon autonome, et qui a toujours eu pour vocation de proposer à ses adhérents une pratique sportive accessible. Aucune offre illimitée n’est proposée par la FFT ni par la ligue. »
« Le projet a été conçu comme un équipement structurant au service des clubs, des licenciés et du territoire. »
La FFT exploite uniquement le CNE et ne loue pas de créneaux de Padel au grand public. La Ligue Auvergne-Rhône-Alpes commercialise les créneaux restant mis à sa disposition, non au moyen d’un abonnement annuel, mais bien en location horaire avec des prix comparables à ceux du Padel des Ancises. Ses missions principales s’inscrivent dans un écosystème plus large, avec pour ambition de développer l’écosystème local du padel :
« Centre d’entraînement, activités du comité départemental, actions de la ligue, club du Sporting, et enfin location de pistes pour le grand public sur des créneaux dédiés. »
Sur les tarifs pratiqués par la Ligue :
« Les prix sont comparables à ceux pratiqués dans la région, y compris par le Padel des Ancises. »
La FFT insiste sur l’objectif global :
« Il ne s’agit pas de concurrencer les structures existantes, mais de contribuer au développement du padel. »
Et rappelle son rôle d’accompagnement :
« Une subvention d’aide à l’équipement a été accordée en 2021 au Padel des Ancises, ainsi que des échanges et conseils réguliers. Le rôle de la Fédération Française de Tennis est d’approuver et faciliter la mise en place de projets permettant d’augmenter l’offre de tennis et de ses disciplines associées, pour les rendre accessibles au plus grand nombre. C’est ce que la construction de nouvelles pistes à Vichy contribue à faire. Son rôle n’est pas de piloter les politiques de prix pratiquées au niveau des clubs. »
Un équilibre encore à trouver
Au-delà des prises de position, la situation de Vichy met en lumière une problématique de fond : celle de la cohabitation entre investissements privés et projets publics structurants.
Entre développement du territoire, accessibilité pour les joueurs et respect des équilibres économiques locaux, le padel français se trouve face à un enjeu majeur.
À Vichy, le dossier pourrait désormais dépasser le cadre sportif pour entrer dans un terrain juridique.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.
































































































Juan Lebrón : et si son caractère clivant était aussi une force marketing unique dans le padel ? Rappelez-vous McEnroe, Cantona…
Madrid P1 : combien ont gagné Galán / Chingotto et Triay / Brea après leur titre ?
Paris Major : Leygue joue sa place dans le tableau final, Fonteny et Boronad / Robert lancent ensuite le tableau principal
8 mois après son ouverture, Lexo Arena franchit un nouveau cap avec son premier P1000 féminin
Nathan Perrot prêt à tourner une page : « Vous allez nous voir assez souvent séparés avec Sacha »
Bergeron / Seurin reviennent sur les WC Paris Major : « Il faut que ça dépende plus de nous » et un projet qui veut durer
Coello et Tapia choisissent leur partenaire idéale pour jouer en mixte aux Jeux Olympiques
Laura Luján : « Pour jouer sur Premier Padel, le physique est devenu indispensable »
Vives et Guy de Chamisso subissent la loi de Dal Bianco / Luis López au 1er tour du Paris Major
P1000 Le Hangar : Portales et Soleirol créent la sensation et font tomber la TS1 en finale au bout du suspense
P1000 Box to Box : Piombo et Gourre tiennent leur rang et décrochent le titre
Alpine Paris Major 2026 : où regarder les qualifications et le tournoi sur CANAL+ ?
Madrid P1 – Nieto et Yanguas font tomber Coello et Tapia : une première en quarts depuis 15 mois
Madrid P1 : Galán et Chingotto survivent à un énorme duel face à Paquito / Di Nenno
FIP Bronze Marnes : Bergeron et Seurin remportent un énorme combat face à Boronad / Robert et retrouveront Fonteny / Moragues en demi-finale
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Le Major II peut-il mettre en danger les tournois P2 de Premier Padel ?
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?