Difficile de passer à côté de Lucas Campagnolo sur une piste. Toujours intense, expressif, habité par chaque point, le Brésilien joue avec une énergie qui fait partie intégrante de son identité. Sa célébration façon Spiderman, ses coups sur la poitrine ou ses gestes de rage sont devenus presque aussi reconnaissables que son jeu.

Invité dans l’émission Padel Vibes de beIN Sports, le joueur de 31 ans est revenu sur cette personnalité très particulière qu’il affiche en match, mais aussi sur les derniers mois mouvementés de sa saison.

« Il y a un Lucas sur la piste et un autre en dehors »

Campagnolo ne cherche pas à masquer son caractère.

Le Brésilien reconnaît même qu’en se revoyant jouer, certaines de ses réactions peuvent parfois le surprendre lui-même.

« Il y a un Lucas sur la piste et un autre en dehors. Parfois, je me regarde et j’ai un peu honte, mais je vis tellement le sport que ces choses sortent naturellement. »

Une manière d’assumer cette intensité permanente, qui fait aussi partie de ce qui le rend si particulier sur le circuit.

La grosse frayeur de Miami

Sa saison aurait pourtant pu prendre une tout autre tournure.

À Miami, un mauvais mouvement du genou avait fait craindre le pire. Campagnolo était resté au sol, laissant planer le doute sur une éventuelle blessure grave.

Finalement, plus de peur que de mal. Le Brésilien n’a manqué qu’un seul tournoi, le P2 d’Égypte, avant de pouvoir reprendre la compétition.

Mais cet épisode lui a surtout permis de mesurer le soutien dont il bénéficie dans le monde du padel.

« Ce qui s’est passé à Miami a été une grosse frayeur, mais je veux garder en mémoire tout le soutien que j’ai reçu. Je ne m’y attendais pas. Ça m’a donné énormément de force pour travailler et revenir le plus vite possible. »

Une saison qui pourrait être la meilleure de sa carrière

Depuis son retour, Campagnolo a rapidement retrouvé son niveau.

D’abord aux côtés de Jairo Bautista, puis désormais avec Momo González, le Brésilien enchaîne les performances et s’est de nouveau installé parmi les joueurs capables de bousculer les meilleures paires.

À 31 ans, il estime même vivre actuellement sa meilleure période.

« Après tout ça, j’ai recommencé à très bien jouer, aussi bien avec Jairo qu’avec Momo. À 31 ans, je pense faire la meilleure saison de ma carrière. Personne ne comptait vraiment sur moi et voilà le vieux qui continue à se battre. »

Une phrase lancée avec humour, mais qui résume bien sa saison : Campagnolo est toujours là, toujours aussi intense, et loin d’avoir dit son dernier mot.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !