Quand on pense au jeu d’Arturo Coello, certains coups viennent immédiatement en tête : le smash, la volée, le bloc… mais aussi cette bajada, cette descente de vitre frappée très fort qui fuse au ras du filet et laisse souvent très peu de temps aux adversaires.

Pour beaucoup d’observateurs, c’est même l’un de ses coups les plus impressionnants. Pourtant, le numéro 1 mondial lui-même ne le considère pas comme l’une de ses principales qualités.

Un coup qu’il a dû développer

Coello explique que cette bajada n’a pas toujours été naturelle chez lui.

« C’est une ressource que j’ai dû développer. »

Sa grande taille ne l’aide pas forcément lorsqu’il doit jouer certaines balles basses après la vitre. Au fil des années, il a donc dû travailler ce coup et trouver des solutions, notamment face à des défenseurs capables de remettre énormément de balles.

Il cite notamment Fede Chingotto, face auquel il avait dû trouver de nouvelles alternatives :

« Avec Chingo, il n’y avait aucun moyen de passer. Avec le temps, j’ai perfectionné ce coup. »

Pour Coello, une bajada signifie parfois que le point a été mal construit

Son analyse est même assez intéressante tactiquement.

Pour lui, devoir jouer une grosse descente de vitre peut parfois être le signe que sa volée précédente n’était pas suffisamment bonne.

« Quand je dois frapper cette balle, cela peut aussi vouloir dire que j’étais un peu mal placé sur la piste, ou que ma volée précédente n’était pas bonne. »

Autrement dit, là où le public voit souvent un coup spectaculaire, Coello analyse surtout ce qui s’est passé juste avant.

Si l’adversaire a réussi à le repousser derrière la ligne et à l’obliger à jouer après la vitre, c’est parfois parce qu’il n’a pas suffisamment bien fermé le point au filet.

« Je ne pense pas que ce soit le meilleur de mon jeu »

L’Espagnol est donc assez clair :

« Je ne pense pas que ce soit le meilleur de mon jeu. »

Il reconnaît néanmoins que la bajada reste une très bonne ressource dans certaines situations, notamment lorsqu’elle est utilisée ponctuellement et au bon moment.

Et c’est peut-être justement ce qui la rend aussi dangereuse.

Coello ne l’utilise pas systématiquement, mais lorsqu’il trouve la bonne balle, sa puissance et la vitesse de son geste permettent d’envoyer une descente de vitre extrêmement difficile à défendre.

Smash, volée, bloc… Coello possède d’autres armes

Si la bajada impressionne autant visuellement, le numéro 1 mondial dispose évidemment de nombreux autres arguments.

Son smash, sa capacité à bloquer à très haute vitesse, sa qualité de volée et surtout sa puissance générale restent parmi les bases de son jeu.

Coello lui-même avoue d’ailleurs avoir du mal à désigner précisément son meilleur coup.

Mais une chose est sûre : même lorsqu’il parle d’une arme qu’il ne considère pas comme l’une de ses principales qualités, le niveau reste exceptionnel.

Et c’est peut-être ce qui résume le mieux le jeu d’Arturo Coello : un coup considéré comme secondaire par le numéro 1 mondial pourrait facilement être le coup fort de beaucoup d’autres joueurs.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !