Thomas Leygue et Jesús Moya continuent de marcher sur l’eau. Après leur énorme parcours au Paris Major, le Français et l’Espagnol viennent de signer une nouvelle victoire de référence au FIP Platinum Lyon, en faisant tomber Edu Alonso / Aimar Goñi (TS6) au terme d’un combat complètement fou : 6/7 7/6 7/6 en 2h28.
Trois sets, trois tie-breaks, aucun break dans toute la rencontre et une nouvelle démonstration mentale de la paire franco-espagnole, portée par un Palais des Sports totalement acquis à sa cause.
Goñi / Alonso arrivaient eux aussi en pleine confiance
Sur le papier, la tâche était immense.
Edu Alonso, 17e mondial, et Aimar Goñi, 32e mondial, fraîchement sélectionné avec l’Espagne pour le Mondial de Doha, arrivent à Lyon dans une très bonne dynamique.
Les deux Espagnols sortaient notamment d’un très gros Paris Major, où ils avaient atteint les quarts de finale après avoir battu Coki Nieto / Mike Yanguas 6/4 6/3.
Goñi impressionne particulièrement depuis plusieurs semaines. Sa puissance dans le jeu aérien et son envergure en font l’un des joueurs les plus difficiles à contenir dans des conditions rapides.
Mais Leygue / Moya n’arrivaient pas non plus à Lyon sans certitudes.
Après Paris, Leygue / Moya confirment encore
Le duo reste sur un Paris Major exceptionnel.
Partis des qualifications, Leygue et Moya avaient enchaîné les victoires avant de faire tomber Juanlu Esbrí / Sanyo Gutiérrez en trois sets, 6/2 4/6 7/5, pour atteindre les huitièmes de finale.
Une semaine qui avait déjà confirmé leur très grosse dynamique actuelle.
À Lyon, ils avaient pourtant failli s’arrêter dès leur entrée en lice.
Face à Miguel Lamperti / Octavio Álvarez, Leygue / Moya avaient dû sauver une balle de match avant de s’imposer 6/7 7/6 6/2 après 2h26 de combat. Moya avait notamment terminé la rencontre diminué physiquement.
Moins de 24 heures plus tard, il fallait remettre ça.
Goñi fait mal, Leygue tient la paire
Le début de match est légèrement à l’avantage de Goñi / Alonso.
Aimar Goñi fait énormément de dégâts dans le jeu aérien, tandis que Moya tarde un peu à entrer pleinement dans son match. Leygue, lui, tient parfaitement la paire.
Mais impossible de faire une vraie différence au retour.
Les jeux de service s’enchaînent et aucun break n’est concédé. Le premier set se décide donc logiquement au tie-break.
Et là encore, rien ne sépare vraiment les deux paires.
Goñi / Alonso finissent cependant par prendre le dessus et empochent ce premier jeu décisif 8-6.
Cinq balles de break sauvées par Leygue / Moya
On aurait pu penser que la fatigue de la veille finirait par rattraper Leygue et Moya.
C’est tout l’inverse.
Portés par le public lyonnais, ils repartent au combat.
Dans le deuxième set, Goñi / Alonso obtiennent cinq balles de break, mais n’en convertissent aucune. En face, Leygue / Moya n’en obtiennent qu’une, là aussi sans parvenir à la transformer.
Le plan de jeu franco-espagnol devient également beaucoup plus clair.
Edu Alonso est ciblé, notamment avec beaucoup de chiquitas et une très bonne qualité de lob pour l’enfermer davantage au fond de la piste et éviter de trop exposer la paire à la puissance de Goñi.
Moya monte également en puissance et prend davantage d’initiatives dans le jeu aérien.
Encore une fois : 6/6, tie-break.
Cette fois, Leygue / Moya prennent immédiatement les commandes et le remportent 7-3.
Un énorme coup mental après toutes les occasions manquées par Goñi / Alonso.
Aucun break en 2h28
Le troisième set suit exactement le même scénario.
Les deux paires tiennent leur mise en jeu et personne ne parvient à trouver l’ouverture.
Sur l’ensemble de la rencontre, Goñi / Alonso auront obtenu neuf balles de break pour zéro convertie.
Leygue / Moya, eux, n’en auront eu que deux.
Et pourtant, aucun break ne sera réalisé dans le match.
Tout se joue donc une troisième fois au tie-break.
Leygue dans la zone, Moya ultra solide
Et dans ce dernier jeu décisif, le Français change de dimension.
Thomas Leygue entre totalement dans la zone.
Il accélère, prend le filet, frappe fort au-dessus de la tête et semble partout sur la piste. Moya reste de son côté extrêmement solide, tandis que quelques fautes directes de Goñi offrent également de précieux points.
La différence se fait une nouvelle fois dans les moments importants.
Après 2h28 de combat, Leygue et Moya peuvent exploser de joie : 6/7 7/6 7/6.
Une célébration à l’image de leur dynamique actuelle, les deux amis se poussant encore une fois vers le haut.
53 fautes directes côté espagnol
Les statistiques illustrent parfaitement ce match.
Les deux équipes sont presque à égalité sur les coups gagnants : 64 pour Leygue / Moya, 66 pour Goñi / Alonso.
La vraie différence se situe ailleurs.
Goñi / Alonso terminent avec 53 fautes directes, contre 39 pour Leygue / Moya.
Quatorze erreurs de différence dans un match où chaque point important pouvait faire basculer une manche.
Et dans les trois tie-breaks, c’est finalement la paire franco-espagnole qui aura été la plus solide lorsque la tension était maximale.

Une victoire encore plus forte que celle de Paris
À Paris, Leygue et Moya avaient déjà signé l’une des plus grosses victoires de leur association en battant Sanyo Gutiérrez / Juanlu Esbrí.
Celle-ci va encore plus loin.
Goñi / Alonso arrivaient en pleine confiance, après leur quart de finale au Paris Major, avec deux joueurs installés très haut au classement mondial et parfaitement adaptés à ces conditions rapides.
Leygue / Moya ajoutent donc une nouvelle victoire de prestige à leur série actuelle et s’assurent au minimum 50 points FIP.
Momo González / Lucas Campagnolo en quarts
La suite ne sera évidemment pas plus simple.
En quarts de finale, Leygue / Moya retrouveront Momo González / Lucas Campagnolo.
Sur le papier, ils ne partiront une nouvelle fois pas favoris.
Mais dans les conditions rapides de Lyon, et surtout avec le niveau de jeu affiché actuellement par Leygue et Moya, difficile désormais de considérer une nouvelle surprise comme impossible.
Après Paris, ils confirment à Lyon : Thomas Leygue et Jesús Moya vivent clairement l’une des meilleures périodes de leur carrière.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !


































































































Padel Quest Awards : quelle est la meilleure application de padel en France ? Les votes ouvrent à 18h
Paquito Navarro veut partir au sommet : « Je me donne jusqu’à fin 2028 »
À seulement 16 ans, Victoria Vílchez va disputer le Mondial avec l’Argentine : qui est cette jeune pépite ?
France ou Portugal, Espagne ou Argentine : Miguel Lamperti classe les meilleures nations du padel
Cédric Lavoye : « Le travail paye » et un premier tournoi FIP en Guadeloupe dans le viseur
Nicolas Rouanet prépare son retour en 2027 : “Avec Bastien Blanqué, je ne dirai jamais non”
Leygue / Blanqué répondent cash aux critiques : « Vous pouvez dire ce que vous voulez… On met tout notre argent et notre vie là-dedans »
Doinsport et PISTA s’associent : le niveau de padel devient enfin vivant
P1000 4Padel Limoges : Sarrat / Fabre favoris, Bernard / Peloux et Henrion / Mitjana prêts à jouer les trouble-fêtes
P1000 Drag’N Ball Draguignan : Biron / Tullou et Gourre / Vial, un duel annoncé pour le titre ?
Milan P1 – Fin de parcours pour Alix Collombon et Léa Godallier, dominées en deux sets dès le premier tour
Düsseldorf P2 : Sanz court plus que tout le monde, Fernández et Calvo dominent les chiffres… ce que révèlent les statistiques des finales
Milan P1 – Guichard et Geens peuvent-ils refaire le coup de Leygue et Moya face à Goñi / Alonso ?
Leo Augsburger lance sa propre marque : un burger comme logo pour la nouvelle star argentine
Milan P1 – Guichard / Geens face à un gros défi, les favoris entrent en piste : le programme de mercredi
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?