Le Miami Premier Padel P1 2026 n’a pas seulement offert une finale masculine entre les deux meilleures paires du monde. Il a surtout confirmé que le duel entre Ale Galán / Fede Chingotto et Arturo Coello / Agustín Tapia est en train de prendre une nouvelle tournure cette saison.
Déjà vainqueurs à Gijón, les n°2 ont de nouveau dominé les n°1 en finale, cette fois en s’imposant à Miami en trois sets (7/5 3/6 6/3). Un succès important, symbolique aussi, puisque Galán et Chingotto conservent leur titre en Floride, remportent leur deuxième trophée de la saison, et montrent surtout qu’ils n’ont jamais semblé aussi proches de faire vaciller durablement Coello et Tapia.

Un classique qui continue d’évoluer
Il y a des affiches qui finissent parfois par tourner en rond. Pas celle-ci.
À chaque confrontation, Galán / Chingotto et Coello / Tapia se connaissent un peu mieux, se répondent, s’ajustent, se provoquent tactiquement. Et cette nouvelle finale à Miami a encore montré une chose : ce face-à-face continue d’évoluer.
Dans certaines séquences, on a retrouvé les schémas habituels. Dans d’autres, le match a complètement muté, avec de nouveaux choix, des placements différents, et une vraie bataille d’adaptation selon les moments du match.
Et dans ce genre de scénario, Ale Galán semble toujours sortir avec quelque chose en plus. Une tension, une énergie, une rage compétitive qui, dans ce type de rendez-vous, fait souvent la différence.
Miami, un terrain qui réussit encore aux n°2
Déjà titrés ici en 2025, Galán et Chingotto arrivaient à Miami avec de vrais repères. Dès le début de semaine, ils ont semblé totalement à l’aise dans les conditions, bien plus adaptées à leur jeu que celles rencontrées sur d’autres étapes du circuit.
La piste, légèrement plus lente, favorisait davantage les échanges construits, la variation et la densité tactique que les séquences ultra explosives. Un contexte idéal pour une paire comme Chingalán, capable de verrouiller le rythme, d’étirer les points et de transformer chaque jeu en duel d’usure.
À l’inverse, Coello et Tapia, malgré leur immense niveau, ont encore laissé l’impression d’être un peu plus humains.
Un premier set très disputé, mais déjà légèrement contrôlé par Galán et Chingotto
Le début de finale a tout de suite donné le ton : quatre joueurs à fond, beaucoup d’intensité, très peu d’espace, et un vrai niveau d’exigence sur chaque point.
Dans cette première manche, Galán et Chingotto ont été les premiers à vraiment s’installer. Sans forcément dominer outrageusement, ils donnaient la sensation d’être un cran plus solides, plus propres dans la gestion des moments chauds, et surtout un peu plus menaçants sur les jeux de retour.
En face, Coello et Tapia ne sont jamais complètement sortis du match, mais ils ont mis un peu plus de temps à entrer dans leur finale. Les n°2, eux, ont tout de suite compris qu’il ne fallait surtout pas leur laisser respirer.
Très appliqués sur leurs mises en jeu, ils ont réussi à conserver une vraie stabilité, avant de faire la différence au meilleur moment. Le break décisif est arrivé dans le money time, et le set est tombé dans leur escarcelle 7/5.
La réaction brutale des n°1 dans le deuxième set
Mais face à Tapia et Coello, gagner un premier set ne suffit jamais à installer quoi que ce soit.
La réponse des Golden Boys a été immédiate… et violente.
Dès le début du deuxième set, Coello et Tapia ont complètement changé le rythme du match. Plus agressifs, plus incisifs, beaucoup plus dominants dans l’échange, ils ont littéralement étouffé Galán et Chingotto pendant plusieurs jeux.
Leur niveau est soudainement monté d’un cran, au point de faire voler en éclats l’organisation défensive des n°2. Les points se raccourcissaient, la pression montait d’entrée, et Galán / Chingotto ont rapidement subi une série très dure, en se retrouvant menés 5/0.
Pendant plusieurs minutes, ils ont simplement dû encaisser.
Ils ont bien tenté de stopper l’hémorragie en arrachant trois jeux consécutifs, plus au courage qu’à la maîtrise, mais le mal était déjà fait. Coello et Tapia ont fini par fermer la manche 6/3.
À ce moment-là, le rapport de force semblait presque avoir basculé.

Le vrai tournant : la capacité des n°2 à repartir immédiatement
C’est précisément là que cette victoire de Galán et Chingotto prend de la valeur.
Parce qu’après un tel passage à vide, face à une paire qui t’a souvent dominé mentalement ces derniers mois, le risque était évident : laisser les vieux doutes revenir.
Mais cette fois, rien de tout ça.
Le troisième set a montré une version beaucoup plus mature des n°2. Ils ne se sont pas dispersés, n’ont pas paniqué, et ont très vite retrouvé leur plan de jeu.
Dès l’entame, Galán et Chingotto sont repartis très fort, en reprenant immédiatement la main sur le match. Plus justes dans leurs choix, plus constants dans l’intensité, ils ont collé un 0/3 qui a remis toute la pression sur Coello et Tapia.
Le duel Chingotto / Coello a encore pesé très lourd
Comme souvent dans cette opposition, un des sous-duels les plus intéressants du match s’est joué dans la diagonale entre Fede Chingotto et Arturo Coello.
C’est un affrontement devenu central dans la lecture tactique de cette affiche. Historiquement, c’est souvent par là que Galán et Chingotto ont réussi à faire mal aux n°1. Et à Miami, avec une piste un peu plus lente, Fede Chingotto a encore pu s’exprimer dans ce registre.
Plus de temps pour défendre, plus de marge pour faire jouer une balle supplémentaire, plus d’occasions de faire dérailler la séquence : tout cela a clairement favorisé le jeu du “Super Ratón”.
Et dans le dernier set, cette diagonale a encore beaucoup pesé.
Tapia rallume la finale… mais Chingotto finit par la prendre en main
Comme souvent, Coello et Tapia n’ont évidemment pas disparu. Même menés, ils ont su revenir dans la manche et recoller à 3/3, notamment grâce à quelques accélérations et à une nouvelle montée en régime de Tapia, capable à lui seul de faire basculer une séquence.
Mais à partir de là, le match a de nouveau changé de mains.
Et cette fois, le vrai patron du moment s’est appelé Federico Chingotto.
Chingotto a été immense dans le money time
Dans le dernier tiers du match, Fede Chingotto a sorti une fin de finale énorme.
Déjà très propre jusque-là, l’Argentin a encore réduit son déchet au moment où tout se jouait. Il a commencé à quasiment ne plus rater, à remettre une balle de plus, puis une autre, puis encore une autre, jusqu’à faire complètement basculer l’échange dans l’inconfort adverse.
C’est exactement là qu’il excelle.
Son activité, sa lecture, sa capacité à désorganiser sans forcer, ont fini par semer le chaos du côté des n°1. Et dans le huitième jeu, cette pression constante a fini par être récompensée avec le break décisif.
Derrière, Galán et Chingotto n’ont pas tremblé pour conclure.
Score final : 7/5 3/6 6/3.

Galán, encore énorme dans les grands rendez-vous
Si Chingotto a été déterminant dans la gestion tactique et la stabilité du match, Ale Galán a lui aussi confirmé qu’il restait l’un des joueurs les plus influents du circuit dans ce type de rendez-vous.
Très engagé dès le début, très impliqué dans chaque séquence, le Madrilène a encore apporté cette dimension d’agressivité et de leadership qui change beaucoup de choses pour sa paire.
Dans ce type de finale, il joue souvent comme s’il refusait absolument de laisser l’histoire se répéter. Et à Miami, cela s’est encore vu.
Deux titres partout cette saison, et un rapport de force qui change
Avec cette victoire, Galán et Chingotto remportent donc leur deuxième titre de la saison, après Gijón, et reviennent à hauteur de Coello et Tapia au nombre de trophées en 2026.
Le bilan est désormais clair :
- 2 titres pour Coello / Tapia
- 2 titres pour Galán / Chingotto
Et surtout, dans les confrontations directes cette saison, les n°2 prennent l’ascendant.
Ils les ont battus en finale à Gijón, puis à nouveau à Miami. Leur seule défaite face aux n°1 cette saison reste Riyad.
À l’échelle globale, Coello et Tapia conservent encore une vraie avance dans le face-à-face, avec 21 victoires contre 11. Mais cette statistique raconte de moins en moins la dynamique actuelle.
Parce que depuis quelques semaines, ce sont bien Galán et Chingotto qui donnent le sentiment d’avoir repris une vraie emprise dans cette rivalité.
Un vrai avertissement avant Newgiza
Ce titre à Miami n’offre évidemment pas encore la première place à Galán et Chingotto. Mais il a une vraie portée.
Parce qu’il confirme que leur projet n’est plus simplement celui d’une paire capable de gêner les n°1 de temps en temps. Aujourd’hui, ils ressemblent vraiment à une équipe capable de les battre régulièrement, y compris dans les plus grands matchs.
Et c’est peut-être la nouveauté la plus importante de ce début de saison.
Le circuit va maintenant observer une courte pause avant la reprise prévue à Newgiza, où Tapia et Coello ont décidé de faire l’impasse, Galán et Chingotto seront donc les grands favoris et seront dans l’obligation d’aller chercher le titre en l’absence des numéro 1 mondiaux.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !
































































































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