Padel magazine vous propose un interview privé avec José Benitez, joueur paraguayen professionnel du padel, qui concourt sur le circuit APT Padel Tour.

Santiago PLAZAS : Petit souvenir, France-Paraguay championnat du monde de padel 2018 ? Un mauvais sentiment après la défaite ?

José BENITEZ : Ce match c’était la deuxième fois que j’affrontais des Français. La première fois c’était à Cascais au Portugal et nous avions gagné (rires) … donc la revanche a été française…

SP : La belle au prochain championnat du monde ?

JB : Un troisième match serait magnifique ! Actuellement la France et plusieurs pays européens ont un excellent niveau… Historiquement, le padel a été un sport plus développé en Amérique du Sud mais sa croissance est désormais mondiale… Nous, au Paraguay, sommes à la poursuite des meilleurs.

SP : Comment se sont passés tes premiers pas dans le padel ?

JB : J’ai commencé par le tennis, sport que j’ai pratiqué au niveau professionnel. Malheureusement, j’ai dû arrêter car le tennis est un sport qui coûte très cher en Amérique du Sud. Après avoir arrêté, je me suis tourné vers le padel, mais comme un hobby juste pour continuer à faire du sport, tout en ayant de bonnes sensations.

A un moment donné, je me suis rendu compte que je jouais bien, j’ai commencé à m’entraîner d’une façon professionnelle pendant sept ans. Cela fait maintenant quatre ans que je suis un joueur professionnel de padel.

Aujourd’hui grâce au padel j’ai retrouvé cette adrénaline de la compétition qui me plait beaucoup et aussi tout l’entourage d’un circuit pro comme l’APT Padel Tour.

SP : Pendant tes matchs tu donnes tout, on te sent toujours à fond sur la piste. Comment arrives-tu à pouvoir séparer ta vie professionnelle de ta vie personnelle ?

JB : Pour y arriver il faut s’entraîner avec des routines psychologiques pour pouvoir canaliser les émotions et sensations… Pendant un match l’anxiété joue un rôle fondamental et il faut savoir bien la gérer… Quand on joue, on est dedans mais une fois que c’est fini, j’essaie de me focaliser sur autre chose, les amis, partager des moments avec la presse et avoir un contact avec ma famille… chacun a ses routines.

SP : Quelles sont les routines et hobbys de José Benitez ?

JB : Personnellement j’essaie de lire, étudier et faire ma vie personnelle. Toute ma vie ne peut pas tourner autour du padel, il faut préparer l’avenir. Il faut garder un bon équilibre entre les deux pour obtenir la meilleur performance possible sur la piste.

SP : Pour finir cette interview, pourrais-tu nous raconter une anecdote te concernant ?

JB : Comme je t’avais dit dans ma carrière du tennisman, j’ai eu l’opportunité de voyager beaucoup et de vivre de bons moments de compétition. Quand j’ai arrêté le tennis ces sensations m’ont beaucoup manqué. Grâce au padel j’ai pu les revivre et particulièrement au championnat du monde à Cascais.

Le match contre la France a été superbe ; c’était notre premier match et l’ambiance autour du court a été incroyable. Les supporters de chaque pays n’ont cessé de crier et de nous encourager… c’était une bataille dans le court comme en tribunes et ces sensations motivent beaucoup pour surpasser tes limites physiques… heureusement la victoire a été pour nous. C’est un moment duquel je vais me souvenir toute ma vie. Après ce match je n’ai pas eu de doutes, je voulais vivre du padel !

 

Pour ceux qui voudraient revoir l’interview dans sa totalité (en espagnol), c’est juste en-dessous :

Les colombiens aiment le padel ! Alors oui, nous ne sommes pas les meilleurs, mais le principal est d’y participer. Vous l’avez compris, je suis le chico qui vient de Bogota et j’ai bien l’intention de marquer le padel de mon empreinte avec Padel Magazine.