À moins d’un mois du FIP Platinum Lyon, qui se déroulera du 21 au 27 septembre 2026, tous les regards commencent à se tourner vers le plateau que proposera cette troisième édition. Sans chercher à brûler les étapes, les organisateurs continuent de faire évoluer leur tournoi.

Nouvelle place dans le calendrier, tableau resserré, matchs réunis au Palais des Sports de Gerland, statut Platinum et dotation importante : plusieurs éléments pourraient permettre à Lyon d’attirer une nouvelle fois de grands noms du padel mondial.

Une place intéressante dans le calendrier

C’est probablement l’un des principaux atouts de cette édition 2026. Le tournoi lyonnais arrive dans une période particulièrement intéressante du calendrier international. Le Paris Major, l’un des quatre rendez-vous les plus importants de la saison, s’achèvera le 13 septembre, huit jours avant le début des qualifications à Lyon.

Surtout, aucun tournoi Premier Padel ne sera organisé pendant la semaine du FIP Platinum Lyon, avant une reprise dès le 28 septembre à Rotterdam. Une fenêtre qui pourrait naturellement jouer en faveur de l’épreuve lyonnaise. Les joueurs seront déjà en Europe et certains pourraient choisir d’ajouter un Platinum à leur programme avant de poursuivre leur saison aux Pays-Bas.

À cela s’ajoute évidemment le statut du tournoi. Un FIP Platinum représente la catégorie la plus élevée du Cupra FIP Tour, avec un nombre important de points à aller chercher et, à Lyon, une dotation de 130 000 euros. Autant d’arguments qui peuvent peser au moment de construire un calendrier particulièrement chargé.

Un format repensé pour Gerland

L’évolution ne concerne pas seulement le calendrier. Pour cette troisième édition, les organisateurs ont également choisi de réduire le tableau principal à 28 paires, chez les hommes comme chez les femmes. Une décision qui doit notamment permettre de concentrer l’intégralité des rencontres du tableau principal au Palais des Sports de Gerland.

Un changement important par rapport à 2025, où certains matchs du premier tour avaient dû être disputés sur un autre site. Cette fois, l’objectif est donc de réunir joueurs et spectateurs dans une même enceinte dès le début du tableau principal, avec l’idée de renforcer encore l’identité du tournoi et l’expérience proposée autour des rencontres.

Une évolution qui illustre aussi la philosophie affichée par les organisateurs. Après un passage très rapide du FIP Gold en 2024 au FIP Platinum dès 2025, l’idée n’est désormais plus de précipiter le développement de l’événement. Lionel Roux a notamment insisté sur le besoin de stabilité, avec la volonté de consolider l’existant et d’installer durablement le rendez-vous lyonnais plutôt que de chercher une nouvelle révolution à chaque édition.

Des précédents qui donnent forcément envie

Car en seulement deux éditions, Lyon a déjà montré sa capacité à attirer des joueurs habitués aux plus grandes scènes internationales. Dès sa première édition en FIP Gold en 2024, le tournoi avait proposé un plateau relevé, avant de changer encore de dimension avec son passage en Platinum.

En 2025, Gerland avait notamment accueilli Martín Di Nenno / Javier Leal, mais aussi Momo González / Francisco Guerrero, Edu Alonso / Juan Tello ou encore Alejandro Ruiz / Juanlu Esbri.

Difficile pour autant de prédire quels noms apparaîtront sur la liste cette année. Et ce n’est finalement pas nécessaire. Le contexte particulièrement favorable de cette édition 2026, ajouté aux précédents réussis du tournoi, suffit à laisser entrevoir un plateau une nouvelle fois relevé.

Les Français, un autre levier d’attractivité

Attirer des joueurs du haut du classement mondial constitue évidemment un enjeu, mais la réussite du tournoi passera aussi par la présence des meilleurs Français. Disputer un FIP Platinum à domicile représente une occasion rare pour les Tricolores de se mesurer à un plateau international très relevé sans avoir à quitter la France. L’édition 2025 avait d’ailleurs largement joué cette carte, avec de nombreux Français présents dès les qualifications et plusieurs invitations accordées à de jeunes joueurs tricolores.

Chez les femmes, l’enjeu est encore plus évident avec Alix Collombon. Associée en 2025 à Jessica Ginier, elle avait la particularité d’évoluer véritablement à domicile, les deux joueuses étant lyonnaises. Cette saison sauf surprise, elle devrait s’inscrire avec sa partenaire actuelle à savoir Ksenia Sharifova.

La présence française peut ainsi devenir un véritable relais auprès du public. Des grands noms internationaux permettent d’élever le niveau sportif du tournoi, tandis que les Tricolores offrent des joueurs et joueuses auxquels les spectateurs peuvent plus facilement s’identifier et derrière lesquels se ranger.

Lyon semble ainsi entrer dans une nouvelle phase de son développement. Après avoir grandi très vite lors de ses deux premières années, le tournoi cherche désormais à s’installer, se structurer et fidéliser joueurs comme spectateurs. Une progression plus mesurée, mais qui n’empêche pas cette troisième édition de réunir plusieurs ingrédients pour continuer à franchir, naturellement, de nouvelles étapes.

Raphael Degironde

Fan et joueur de padel, je scanne le milieu du padel : Attention vous êtes surveillés !