Ancien joueur professionnel de tennis, ancien capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis, directeur de l’Open Sopra Steria de Lyon depuis plus de dix ans, Lionel Roux est aussi à l’origine du FIP Platinum Lyon, dont la troisième édition se tiendra du 21 au 27 septembre 2026 au Palais des Sports de Gerland.
Après un passage du FIP Gold au FIP Platinum en seulement un an, le tournoi lyonnais poursuit sa montée en puissance. Mais pour son organisateur, l’objectif n’est pas de brûler les étapes.

« L’objectif est de repartir sur trois nouvelles années »
Avant même le début de cette troisième édition, Lionel Roux travaille déjà sur l’avenir du tournoi.
Les discussions avec les principaux partenaires sont bien avancées, notamment avec Inelys, partenaire naming de l’événement, tandis que les échanges se poursuivent avec la Ville de Lyon.
« On est vraiment dans une démarche de vouloir pérenniser le tournoi. Les discussions avec Inelys sont très bien avancées, ils sont OK pour repartir. Avec la Ville de Lyon, c’est toujours un peu plus long parce que ce sont des institutionnels, mais ils sont eux aussi très contents des deux premières éditions. »
L’objectif est désormais clair : inscrire durablement le tournoi dans le paysage sportif lyonnais.
« L’idée, c’est de repartir sur un cycle de trois ans, donc 2027, 2028 et 2029. »
Un changement de date stratégique
Parmi les principales nouveautés de cette édition 2026 figure le changement de calendrier.
Le tournoi quitte la période des vacances de la Toussaint pour se positionner juste après le Paris Major.
Un choix mûrement réfléchi.
« On se retrouvait pendant les vacances scolaires, ce qui compliquait l’accueil des entreprises et des partenaires. Aujourd’hui, on est juste après le Major de Paris, je trouve que c’est une très bonne période pour lancer cette troisième édition. »
Un positionnement qui facilite également la venue des meilleurs joueurs internationaux.
Un tableau réduit pour améliorer l’expérience
Autre évolution importante : le passage à un tableau principal de 28 paires.
Une décision qui répond autant à des contraintes sportives que logistiques.
« Cela nous permet d’avoir quatre têtes de série, mais surtout de jouer tous les matchs au Palais des Sports. L’an dernier, avec un tableau de 32, nous étions obligés de délocaliser une partie du premier tour. »
L’objectif est d’offrir une expérience plus homogène, aussi bien aux spectateurs qu’aux partenaires.
Faire du padel un véritable spectacle
Si le tournoi évolue, Lionel Roux souhaite aussi continuer à développer son identité.
Son ambition est claire : proposer une expérience différente de celle du tennis.
« J’ai envie de vendre le padel comme un sport spectacle, un peu comme la NBA. Un peu moins comme le tennis, qui est plus normé. »
Le village partenaires sera ainsi repensé, davantage d’animations seront proposées et plusieurs rencontres seront programmées en soirée afin de créer une véritable ambiance événementielle.
« Il ne faut pas brûler les étapes »
Malgré l’évolution rapide du tournoi, Lionel Roux refuse de céder à la précipitation.
Pour lui, la priorité est désormais de consolider le statut Platinum.
« On a fait une année Gold, puis une année Platinum. Maintenant, il faut confirmer ce Platinum. Je pense qu’il ne faut pas brûler les étapes. »
Une philosophie qu’il applique depuis le lancement du projet.
« Avant de révolutionner les choses, il faut déjà être stable. Un tournoi Platinum représente un investissement économique important. Chaque année, il faut reconstruire entièrement le Palais des Sports. »
Une croissance construite pas à pas
Habitué à développer des événements sportifs avec l’Open Sopra Steria, Lionel Roux sait que le temps reste son meilleur allié.
« Ça ne se construit pas en deux éditions. »
Il préfère une progression maîtrisée plutôt qu’une croissance trop rapide.
« Beaucoup se sont emballés en promettant des choses qu’ils n’ont finalement pas pu faire. Nous, on préfère avancer petit à petit. »
Il résume cette philosophie avec une image qui lui ressemble.
« On avance avec notre petit marteau et notre petit burin. On préfère faire un pas chaque année plutôt que trois pas en avant et quatre en arrière. »
Faire une place au padel dans une ville déjà très sportive
À Lyon, la concurrence est forte entre les grands événements.
Football, rugby, basket, tennis… le calendrier sportif est déjà très chargé.
Lionel Roux en est conscient.
« Il y a énormément d’événements à Lyon. Ce n’est pas facile de se faire une place et cela prend du temps. »
Pourtant, les premiers signes sont encourageants.
Il raconte désormais entendre des conversations entre passionnés qui évoquent spontanément le tournoi.
« Ce qui me fait plaisir, c’est quand j’entends un enfant dire à sa mère : “Tu n’as pas oublié de prendre les places pour le tournoi ?” Ou quand un partenaire me dit que ses clients lui demandent déjà des invitations pour l’année suivante. »
Pour lui, c’est la preuve que le tournoi commence progressivement à entrer dans les habitudes.
Un plateau encore en construction
À deux mois du tournoi, la liste des joueurs n’est pas encore arrêtée.
Une priorité existe toutefois.
« L’idée, c’est d’abord d’avoir Alix Collombon, la numéro 1 française, dans les meilleures conditions. »
Concernant les wild-cards, Lionel Roux souhaite poursuivre la philosophie déjà mise en place sur le tennis.
Donner leur chance aux jeunes talents français.
« Si on peut mettre en avant de jeunes joueurs ou joueuses françaises qui commencent à émerger, ce sera avec plaisir. »
Le Premier Padel ? « Ce n’est pas le sujet aujourd’hui »
Même si le rêve de tous les organisateurs reste d’accueillir un tournoi Premier Padel, Lionel Roux préfère rester réaliste.
« Aujourd’hui, c’est impossible puisqu’il n’y a pas de nouvelles licences Premier Padel. »
Son ambition est ailleurs.
« Le Platinum est une très bonne formule. On a un excellent niveau de jeu, avec des joueurs classés entre le top 10 et le top 20 mondial. Maintenant, il faut consolider ce que nous avons construit. »
Avant de viser plus haut, le FIP Platinum Lyon veut avant tout continuer à grandir durablement.
À l’image de son organisateur, le tournoi avance sans faire de bruit, mais avec une ligne directrice assumée : construire sur le long terme plutôt que chercher à grandir trop vite. Une philosophie qui a déjà permis à l’événement de s’imposer comme l’un des rendez-vous incontournables du FIP Tour en seulement deux éditions.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !





































































































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