Sur son Twitter officiel -puis relayé sur sa page InstagramFernando Belasteguin a voulu envoyé un nouveau message aux marques : l’importance de soutenir les jeunes joueurs.

Le discours du Roi

 Souvenez-vous il y a quelques semaines, Bela avait déjà interpellé les sponsors pour les inciter à miser sur les jeunes.

“Félicitations Javi et Miguel, et merci aux marques qui leur font confiance. Espérons que cela aide les marques à soutenir les joueurs de pre-previas et previas. Ainsi, ils pourront s’entrainer davantage, et cela fera plus de compétitivité et de SPECTACLE”, écrit-t-il cette fois-ci en faisant référence à la qualification de Leal/Semmler pour les quarts.

Le fond du problème

Il ne suffit pas d’incriminer les marques qui ne sponsorisent pas les jeunes joueurs de pre-previas et previas, il faut comprendre pourquoi les marques ne le font pas en se mettant à la place d’un responsable sponsoring.

En effet, seuls les joueurs et joueuses qui jouent les quarts de finales du tableau du World Padel Tour -c’est à dire 16 joueuses et 16 joueurs qui sont souvent les mêmes- bénéficient d’une retransmission en streaming (et encore chez les filles seules deux quarts sont retransmis…)

Seuls les joueurs et joueuses qui jouent les demi-finales du tableau du World Padel Tour -c’est à dire 8 joueuses et 8 joueurs qui sont souvent les mêmes- bénéficient d’une retransmission télévisée.

Avec une visibilité qui se réduit aux photos du joueur que publie le WPT sur son site, aux réseaux sociaux des joueurs (plus ou moins travaillés), et aux articles de presse spécialisée, le retour sur investissement semble parfois compliqué à atteindre pour une marque.

Le manque de visibilité est la grande cause du fait que les marques ont des difficultés à miser sur les joueurs de padel. Comment inverser la tendance ?

World Padel Tour Xenia Clasca balle haute

Quelles solutions ?

La première chose qui pourrait aider dans l’immédiat serait une retransmission streaming de tous les matchs du World Padel Tour -du premier match de preprevias à la finale-. Cela serait un changement de politique total du WPT qui ne souhaite pour le moment pas filmer ces rencontres, probablement car ce n’est pas encore assez rentable. Mais avec le niveau qui monte en qualifications, on peut penser que de plus en plus de gens seront intéressés par ces matchs.

Le World Padel Tour interdit également de prendre des photos, ou filmer les matchs à la presse et aux autres joueurs. Ce contrôle porte finalement préjudice à tous ces joueurs qui ne jouent pas le tableau principal. En effet, on peut comprendre que le WPT ne veuille pas consacrer de ressources pour des matchs de moindre importance mais les sites spécialisés seraient ravis de partager ces images de padel de haut niveau. Et cela aiderait grandement les joueurs à se vendre auprès des sponsors…

Une autre solution pour le joueur pourrait être de soigner ses réseaux sociaux pour accroitre sa visibilité. Nous pouvons prendre l’exemple d’Alba Galan. Ce n’est pas une joueuse de tout premier plan, mais sa personnalité et ses 48 000 abonnés sur Instagram l’aident à avoir plus de sponsors, et ainsi à vivre de sa passion. Il est évidemment difficile de demander à un joueur de padel de devenir un influencer sur les réseaux sociaux, mais ce dépassement de fonction peut lui être très utile…

Lorenzo Lecci López

À ses noms, nous devinons ses origines espagnoles et italiennes. Lorenzo est un polyglotte passionné de sport : le journalisme par vocation et l’événementiel par adoration sont ses deux jambes. Son ambition est de couvrir les plus grands événements sportifs (J.O. et Mondiaux). Il s’intéresse à la situation du padel en France, et offre des perspectives pour un développement optimal.