C’est au cours d’une journée dédiée au padel organisée par la Fédération Française de Tennis à Roland Garros, que Padel Magazine a pu échanger avec Alix Collombon, numéro 1 française de padel.

La Lyonnaise est revenue avec sa bonne humeur habituelle sur différents sujets : le Premier Padel Major, l’avenir des dames sur ce circuit, mais aussi ses très bons résultats lors du dernier Challenger Mallorca où elle a fini avec Jessica Castello vice-championne de la compétition.

Une exhibition féminine au Greenweez Paris Premier Padel Major ?

“Évidemment j’ai très envie de jouer ce tournoi, c’est Roland-Garros, je suis Française et le fait de savoir que les garçons pourront jouer et pas les filles me met la boule au ventre. Nous sommes en cours de négociations, rien n’est décidé pour le moment sur notre avenir. Nous sommes toujours en contrat avec le World Padel Tour jusqu’en 2024. Pour cette année nous pouvons l’annoncer, c’est impossible.

On verra si une exhibition peut être faite mais cela dépendra aussi du WPT. Ce serait déjà bien pour les filles.

Je sais qu’Arnaud Di Pasquale a envoyé un mail à l’association des joueuses pour voir si nous étions intéressées et si nous pouvions le faire.

C’est toujours le même problème : le contrat avec le WPT… Nous n’avons pas le droit de faire d’autres évènements 7 jours avant et 7 jours après un tournoi WPT. Il y a des clauses qui stipulent que nous pourrions participer à cet évènement et d’autres qui les contredisent. Nous évoquons cela avec les avocats mais ça reste un sujet compliqué car même moi je ne connais pas tous les tenants et les aboutissants“.

Qu’est ce qui explique que les garçons se soient permis de participer à Premier Padel et pas les filles ?

“Peut-être que les garçons et les filles ont des caractères différents (rires).

Les garçons n’ont pas peur d’aller au conflit et de bousculer un peu les choses et c’est souvent grâce à eux que les choses avancent. Concernant les filles, on est peut être un peu plus posées, on veut faire les choses bien, on a un contrat que l’on a signé. On ne peut pas faire n’importe quoi. De potentielles amendes peuvent tomber et pour être honnête nous sommes un peu plus frileuses que les garçons là-dessus.

Les messieurs ont décidé de faire les choses très vite et pas forcément très bien pour être honnête. Ce sont les 10 premiers mondiaux qui ont choisi pour tout un circuit… Là on prend une décision très importante pour l’avenir du padel, pas que pour nous car elle engage sur les 25 prochaines années. Il ne faut pas faire n’importe quoi“.

Un niveau de plus en plus élevé

“C’est compliqué, le niveau est de plus en plus élevé. C’est vrai que l’on sort d’un bon tournoi à Majorque, nous battons la paire numéro 3 composée de Bea Gonzalez et Marta Ortega, et Eli Amatrain – Carolina Navarro, paire 8. On parvient à remporter des matchs contre des paires qui font partie du top mondial.

Les Challengers sont très relevés cette année car les organisateurs ont augmenté les prize-money et les points donc forcément plus de joueuses souhaitent y participer”.

“Physiquement dans la dernière manche c’était difficile car nous sortions de trois gros matchs intenses. On manquait de fraicheur tant sur le plan physique que mental. De plus elles ont changé de tactique lors de la partie et malheureusement nous n’avons pas su répondre favorablement à ce changement“.

Vous pourrez retrouver cette interview en intégralité ci-dessous.

Sébastien Carrasco

Fan de padel et d’origine espagnole, le padel coule dans mes veines. Très heureux de vous faire partager ma passion à travers la référence mondiale de padel : Padel Magazine.