Padel Magazine est allé à la rencontre de Thomas Chérel, dit Tom Pandore, un pseudo en référence à toutes les idées créatrices (musicales, littéraires) qui fusent dans la tête de l’auteur de la chanson “Joue la comme Galán”.
Pour nous, il revient sur son incroyable histoire et explique comment toutes les épreuves qui l’ont forgé ont donné naissance à cette musique.
Un parcours du combattant, un parcours de vie
Ce qui m’a amené à faire la chanson “Joue la comme Galán” remonte à plusieurs années. Quand j’étais plus jeune, j’étais en sport-études foot, au Stade Rennais. Je jouais en 16 ans nationaux. Je n’ai pas voulu tenter d’intégrer le centre de formation, la mentalité des jeunes de mon âge était catastrophique, la grosse tête, etc. J’ai donc souhaité descendre de catégorie pour jouer en – de 18, avec mes amis.
Petit à petit, je ne prenais plus de plaisir au foot, toujours à cause des mentalités. Je suis donc passé au basket, j’ai beaucoup aimé, mais à la fin de la saison, suite à une mauvaise réception, je me suis blessé. Diagnostic : rupture de ligament croisé au genou gauche.
Ma vie a basculé à partir de ce jour. Moi qui faisais du sport tous les jours, je me suis retrouvé à ne plus rien faire pendant un an et demi. Je ne pouvais pas me faire opérer, car j’étais trop jeune et ma croissance n’était pas terminée.
Lorsque le moment est venu, j’étais content, mais aussi stressé. Normal, c’est quand même une opération et pour un jeune garçon, c’est une épreuve. L’opération s’est bien passée, mais au retour dans ma chambre, j’ai fait ce qu’on appelle un malaise vagal, à partir de là, quelque chose s’est brisé en moi.
Petit à petit, j’ai commencé à sombrer. À la sortie de l’hôpital, je ne fonctionnais plus. J’étais incapable de sortir de chez moi, je faisais de violentes crises d’angoisse, de l’agoraphobie. Je restais cloîtré chez moi. Tout cela a duré ce qui m’a semblé une éternité, plus de 10 ans.
Le jour où je me suis endormi au volant à cause du nombre de médicaments que j’ingérais tous les matins avant d’aller au travail, j’ai réalisé que j’étais complètement à côté de la plaque. Je vivais un enfer. Je ne voulais plus vivre, mais la mort me terrifiait. Alors plutôt que de subir ça encore des années, j’ai compris qu’il fallait que je change quelque chose.
Le padel, une bouée de sauvetage
J’ai changé du jour au lendemain mon alimentation, j’ai stoppé tous mes traitements, le sevrage a été très compliqué. Au même moment, j’ai découvert le padel grâce à mon frère qui m’a proposé de venir jouer avec lui. J’ai tout de suite accroché, malheureusement, mes démons m’ont rattrapé et j’ai replongé dans les ténèbres quelques années de plus.


Mais je ne prenais plus ça comme un échec, mais plutôt comme un défi. J’ai remonté la pente encore une fois. Ma motivation restait malgré tout au plus bas et mon moral en pagaille, même si j’arrivais à fonctionner plus ou moins normalement et sans médicament, je ne faisais plus de sport.
Et un jour, je suis tombé sur des vidéos de “Galantico” et j’ai tout de suite été scotché par lui. Sa présence sur le terrain, son style, sa détermination. Après l’avoir découvert, je me suis immédiatement remis au padel et pendant un an, je me suis entraîné, j’ai pratiqué. Je retrouvais le moral que j’avais lorsque j’étais plus jeune, je n’en voulais plus à mon passé.
C’est pourquoi j’ai voulu faire cette chanson “Joue la comme Galán” qui est un peu une sorte de remerciement à Ale de m’avoir aidé à sortir des ténèbres, même s’il n’en sait rien (rires).
Tout comme Ale
Pour l’anecdote, je suis allé voir le Premier Padel Pairs Major à Roland-Garros en 2022. Galán a signé ma raquette, et lorsque je suis allé me prendre en photo devant sa photo à l’entrée de Roland-Garros avec ma raquette, les gens de la sécurité ont pensé que j’étais Ale Galán.
Ce jour-là, j’avais le teint bien bronzé il faut dire, et on me dit souvent qu’il y a une certaine ressemblance. Cela n’a fait qu’accentuer mon envie de lui ressembler “padelistiquement” parlant. Beaucoup m’appellent Tom Galán (rires) !
Objectif : top 2000, puis top 1000
Cela fait maintenant un peu plus d’un an que je joue au padel et j’aime toujours autant ce sport. Je le regarde tout le temps à la télé et je suis régulièrement les news sur Padel Magazine. J’ai pour objectif d’atteindre le top 2000 dans un premier temps (actuellement 2128) et ensuite le top 1000. Ne venant pas d’un sport de raquette, j’ai encore beaucoup de boulot sur le plan technique.

Mais je ne me fais pas de bile, j’ai lu mon avenir dans Padel Magazine (rires). En attendant que ça arrive, on va faire danser ta sœur, tes cousines !

Quel plaisir d’être journaliste dans le milieu du padel, un attrayant sport en pleine expansion. J’espère que vous apprécierez les contenus proposés. À bientôt peut-être sur les pistes !


































































































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